Dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique ce mardi 8 juillet 2025, le président de l'Organisation tunisienne pour informer le consommateur, Lotfi Riahi, a signalé plusieurs abus dans l'application des mesures de stationnement forcé, en particulier celles liées au sabot (dispositif de blocage de roue) et à la grue de remorquage. Il a précisé que certaines municipalités confient à des sociétés privées la mise en œuvre de ces procédures, notamment lorsqu'un véhicule est garé dans un emplacement interdit. Selon Riahi, ces interventions sont censées être encadrées par le Code des collectivités locales, le Code de la route, ainsi qu'un cahier des charges spécifique. Pourtant, de graves dérives ont été constatées à plusieurs reprises. Parmi celles-ci, il cite la pose de sabots sur des véhicules sans présence d'un agent de police, une pratique qu'il considère comme une usurpation de prérogatives des autorités compétentes et une violation du cadre légal. Il a également souligné les plaintes de nombreux citoyens, dont les véhicules sont enlevés en quelques minutes, parfois alors qu'ils cherchaient un horodateur pour payer leur ticket de stationnement. Ces opérations causent souvent des dommages matériels, laissant les automobilistes désorientés quant à la procédure de réclamation, d'autant que les compagnies d'assurance exigent un procès-verbal officiel pour ouvrir un dossier d'indemnisation. Lotfi Riahi a appelé à mettre fin à ces pratiques répétées, qui pèsent lourdement sur les citoyens, et a proposé plusieurs solutions, notamment : * inclure le numéro du procès-verbal sur l'avis d'infraction, * mettre en place un mécanisme clair de dépôt de plainte, * garantir une indemnisation en cas de dommages liés à l'enlèvement du véhicule. Il a également suggéré le recours à des applications numériques permettant de centraliser toutes les données relatives à l'infraction, comme alternative au retrait physique du véhicule, ce qui, selon lui, contribuerait à réduire les dommages et les tensions. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!