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Palestine: Remake d'Avatar à balles réelles
Publié dans Tekiano le 16 - 02 - 2010

An 2145, les Na'vi, autochtones de Pandora, subissent une attaque militaire organisée. An 2010, les Palestiniens se griment en bleu, pour une manifestation pacifique reproduisant les personnages d'Avatar. Ils essuient des tirs à balles réelles.
Vendredi 12 février 2010, à Bil'In, village de Cisjordanie, à 12 km à l'ouest de Ramallah. Cinq Palestiniens, des militants internationaux et israéliens se sont identifiés aux Na'vi. Peints en bleu avec des oreilles pointues et des queues, ils sont sortis en manifestation à Bil'In contester le mur de séparation construit par les Israéliens. Une reproduction vivante des événements du film Avatar. C'est ce que rapporte le site officiel de l'International Solidarity Movement.
Flash forward dans le temps ! On est en 2145. Bienvenue dans la jungle luxuriante de Pandora, une des lunes du système Alpha Centauri ! La crise énergétique a atteint son comble sur la planète Terre. Même l'Afrique dont les ressources semblaient intarissables est épuisée. La conquête de l'espace est une nécessité absolue pour les êtres humains. Et c'est les Na'vi, population autochtone de Pandora, qui en subissent les conséquences. Depuis le début de leur existence, Les Na'vi ont mené une vie en parfaite symbiose avec leur environnement.
Paix interrompue suite à l'attaque des êtres humains en quête de ressources sur Pandora.
Il ne s'agit pas uniquement d'un fruit de l'imagination de la rédaction de Tekiano, c'est plutôt la cultissime épopée futuriste réalisé par James Cameron : Avatar. Certes, c'est de la fiction. Mais cette fiction, brûlant les pages d'actualités des journaux du globe, a certaines similitudes avec plusieurs faits historiques qui ont marqué cette incorrigible humanité, notamment la situation actuelle de la Palestine.
En Terre Promise, pas la peine de se soucier pour le pétrole, l'eau, l'électricité ou autres ressources naturelles et énergétiques. Chose promise, chose due ! Mais les Israéliens n'ont pas attendus la récompense de Dieu pour les plus fidèles de ses adorateurs du peuple de Moise. C'est en Palestine, qu'ils sont partis trouver cette terre. Et ce sont les Palestiniens qui en subiront les conséquences. Cette histoire est une réalité persistante depuis 1948 et jusqu'au moment même de la rédaction de ces lignes.
Bombes soniques, lacrymogènes et des grenades ont été tirées par l'armée israélienne sur les acteurs de cette manifestation pacifiste, en remake d'Avatar, sauf que les tirs étaient en balles réelles. «Une violation des règlements de tirs de l'armée d'occupation elle-même» affirme l'article du site de l'International Solidarity Movement.
«Nous sommes soulagés de voir que la résistance non-violente ait atteint l'un de ses objectifs. Néanmoins, nous continuerons notre lutte contre l'occupation afin de récupérer les 30 % de terres restantes confisquées par Israël» déclare Iyad Burnat, chef du Comité Populaire de Bil'in, dans un article publié dans le site de l'Association France Palestine Solidarité, dimanche 14 février.
Deux jours après la première manifestation, une deuxième revisitant «Avatar» s'est tenue à Bil'In. Les Na'vi y symbolisent, aujourd'hui, la résistance unie face à toutes formes d'impérialisme. Et ils ont été ré-invoqués pour une deuxième marche pour fêter les préparatifs de la construction du nouveau tracé du mur. 30% des terres y sont restitués au village. Apparemment, la manifestation «avatarienne» a porté se fruits.
Sur le net, la démarche pacifiste de ces militants pro-palestiniens a suscité l'intérêt de divers sites d'associations. Le site de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien nous rappelle même un des textes du feu Mahmoud Darwich. Le poète palestinien y reprend la célèbre supplique adressée en 1854 par le Chef amérindien Seattle au gouverneur Isaac M. Stevens. Dans son texte, Mahmoud Darwich associait le destin des Palestiniens à celui des Amérindiens, spoliés de leur terre par les colons étrangers.
De 1854 à 2010, l'humanité ne semble pas renoncer au crime ethnique. En 2145, la donne sera-t-elle comme l'a prédit et imaginé James Cameron dans Avatar ? Si ce sera le cas, d'ici là, combien d'ethnies devraient subir le même sort que les Amérindiens et les Palestiniens ?


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