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Interview avec Ibrahim Letaief :
Publié dans Tuniscope le 07 - 02 - 2009

Réalisateur, producteur, scénariste et communicateur, Ibrahim Letaief n'a cessé de nous étonner par ses idées ingénieuses. Premier long métrage de comédie populaire en Tunisie, première campagne publicitaire purement professionnelle pour un film tunisien, première apparition de nos acteurs sur le tapis rouge de Cannes… les surprises ne finissent pas avec ce jeune cinéaste qui ose bien ces rêves et ceux des autres. A propos de cinecittà, de ses futurs projets et de sa stratégie de communication, Letaief nous accorde cette rencontre. Interview.

Après Cinécittà, qu'est ce que pensez-vous faire ?
Je suis déterminé à commencer une carrière en long métrage que j'ai tant rêvée. Donc, j'entame un deuxième long métrage, « Flous Academy » qui a déclenché l'idée de faire Cinécittà. Je commencerais à tourner en fin Avril.
Donc, vous ne serez plus « Monsieur court métrage » mais plutôt « Monsieur long métrage » ?
Pas du tout. Je resterais toujours « Monsieur court métrage » et je garderais toujours cette étiquette. Je pense que le court reste un genre majeur et à part entière. En fait, j'ai eu la chance d'être pratiquement le seul réalisateur tunisien qui se confirme par le court métrage en Tunisie et surtout à l'étranger. A l'encontre de ce que pensent plusieurs, réaliser un court métrage ne résulte pas d'un manque de moyen. Effectivement, cela est un choix purement artistique que j'ai fait pour commencer ma carrière du cinéaste. Après ma rentrée à l'expérience des longs, je ne changerais pas de vision et je continuerais à fabriquer des courts métrages soit seul ou en produisant des films à travers « long et court ».

Dans quel genre classez-vous votre film, Cinécittà ?
C'est une comédie sociale. Pensant à mon premier long métrage, j'ai voulu faire un spectacle pour le grand public qui puise ses dimensions de la société tunisienne. C'est une tentative de retour pour les salles remplies par les familles, par les jeunes. Dans ce sens, Je me suis référé à des études scientifiques qui diagnostiquent le goût des jeunes tunisiens au cinéma. J'ai donc pensé à une histoire qui incarne l'humour, le suspens et le spectacle. Je pense que le genre populaire est le tremplin du Cinéma dans le monde entier. Donc, pour forger un bon cinéma en Tunisie, nous devons sortir un peu du cinéma d'auteur et penser au grand public.
Pourquoi avez-vous choisi ce genre ?
C'était toujours mon genre ou encore mon orientation. En effet, mon interprétation à la réalité est comique dans mes courts métrages et même avant. Je ne peux pas raconter les choses sérieusement. En plus, je suis influencé par la pub dans les années 70 qui était fondée sur la comédie. J'adore ce style qui fait valoir les sujets, les causes, les produits et aussi les films. Je pense que nous avons besoin en Tunisie de travailler sur ce genre presque absent. Finalement, me concernant, le plus important est le spectacle.
Pourquoi ce retard pour faire votre premier long métrage ?
Je ne pense pas que c'est un retard. Je viens de commencer mon parcourt en tant que cinéaste. C'est vrai que j'ai fait pas mal de films, courts métrages, dont « Visa » qui est pleinement reconnu à l'échelle internationale. Cependant, nous ne devons pas oublier que je ne suis pas de formation cinématographique et qu'il m'a fallut du temps pour apprendre le métier.
Plusieurs pensent que vous avez fait une compagne exagérée pour le film. Qu'en pensez-vous ?
Je pense que le film, une fois terminé, devient un produit à part entière. Donc par l'évidence des choses, nous devons le promouvoir comme tout produit qui sort sur le marché. En tant qu'homme de communication, j'ai pensé à toute une stratégie de communication qui s'étendra sur toute la période de projection du film dans les salles. Je trouve que ce n'est plus intelligent que j'utilise mes compétences de market-men pour mon propre compte.
Je suis persuadé qu'une bonne communication sur le film est la meilleure méthode qui permet de faire revenir le public aux salles. Donc, nous devons aller vers le public, l'informer et lui faire désirer et même rêver des héros du film et de l'ambiance à la tunisienne. J'explique mieux par dire que je fais de la pub pour le cinéma et non pas le contraire. Finalement, la propagande sert à attirer le public et c'est à lui après de juger.

Donc, c'était bien réfléchi de faire cette campagne pour le film ?
Toute à fait. J'ajoute par dire que chaque film mérite une communication large et profonde quels que soient sa qualité ou son genre qui seront jugés, après, par le public. Je pense que je ne suis pas dans la publicité mensongère puisque j'ai déclaré que c'est un film comique du grand public. Et j'estime que la compagne du film n'est pas du tout exagérée. Au contraire, je suis persuadé, de point de vue professionnel, qu'elle est juste et méritée. La preuve en est que ces deux jours, le film a fait un record de 5.600 spectateurs. Donc, ma stratégie n'est que bénéfique pour le film. Autrement dit ; si on prend l'exemple du « Thalathoun » qui aurait dû avoir plus de recettes s'il avait fait plus de publicité.

Comment vous avez organisé votre campagne ?
Avant la sortie du film, nous avons fait ,en collaboration avec une agence de publicité spécialisée, une étude scientifique afin de préparer une compagne publicitaire sur toute la période de lancement et pendant la projection. En effet, nous avons procédé à plusieurs projections de teasing. En plus, nous avons testé le film sur un échantillon de 8 milles spectateurs pour mesurer l'impact du film. Nous avons travaillé sur la visibilité du film sur tous les supports médiatiques et hors médias. Ensuite, nous avons fait un jeu pour les spectateurs que nous avons préparé avec la maison Fiat après l'apparition de sa voiture dans le film. Prochainement, nous allons envoyer des SMS avec le réseau de Télécom. Aussi, la grande surface de « Carrefour » se déguisera sous nos habils pour toute une journée. Actuellement, nous faisons le tour des boites de nuit et des restaurants chics sous leur invitation. Et nous préparons d'autres surprises qui accompagneront toute la période de projection du film dans les salles. Je pense que cette nouvelle expérience va submerger un nouveau intérêt et pour le cinéma et aussi pour la communication sur le cinéma.

Un dernier mot à nos lecteurs qui n'ont pas encore regardé le film ?
Allez voir le film. Je serais toujours content des applaudissements que par des critiques.


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