Beaucoup de Tunisiens pensent que le mot « Degla » est un synonyme du mot « datte ». Pourtant, la réalité scientifique et agricole révèle une richesse inestimable dans les oasis tunisiennes. La « Degla », malgré sa renommée mondiale, n'est qu'une variété parmi une grande famille qui compte 300 variétés différentes de dattes. Rectifiez vos informations : La « Degla » est une variété et non un nom générique La majorité des Tunisiens commettent l'erreur linguistique courante d'appeler toutes les dattes « Degla ». En réalité, la « Degla » (et particulièrement la Deglet Nour) est la reine de l'exportation. Cependant, elle partage le sol tunisien avec 299 autres variétés, chacune ayant son propre goût, sa forme et ses caractéristiques uniques. Liste des trésors oubliés des oasis En plus de la Deglet Nour, la Tunisie regorge de variétés diverses méconnues de nombreux citadins. Parmi les plus notables : Le Kentichi et l'Allig :des variétés qui se distinguent par leur capacité de conservation sur de longues périodes. Le Kenta et le kouat :des dattes au goût prononcé et à la texture unique. Les variétés rares :telles que « Sabâa Bou Draâ », « Boufekkous », « Chaddakh », « Laggou » et « Bser ». La datte:c'est l'appellation souvent donnée aux autres variétés locales n'appartenant pas à la famille des Degla et qui sont largement consommées localement. Valeur économique et nutritionnelle des variétés « anciennes » Ces 299 variétés constituent un réservoir génétique crucial pour la Tunisie. Alors que les marchés mondiaux demandent la « Degla » pour sa transparence et son goût de miel, de nombreux nutritionnistes préfèrent d'autres variétés. Par exemple, le Kentichi est prisé pour sa faible teneur en sucre, et l'Allig pour ses bienfaits digestifs. Ces variétés représentent l'essence même du régime alimentaire des habitants des oasis, particulièrement durant le mois de Ramadan.