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La culture de Deglet Nour à la croisée des chemins
Publié dans Le Temps le 01 - 02 - 2021

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Ali Laïdi BEN MANSOUR p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Pour la deuxième année consécutive, la récolte de dattes (et particulièrement la variété Deglet Nour) a été très décevante et les agriculteurs ont souffert en plus des difficultés liées à la Covid-19 qui a énormément compliqué l'exportation. Tous les experts mettent en garde contre cette tendance à la monoculture qui fait présager tant de problèmes dans les régions du Sud-Ouest.
Le palmier dattier occupe, selon les données de l'ONAGRI, Observatoire national de l'Agriculture, une superficie de l'ordre de 40 976 ha, pour un effectif total de 5.5 millions de pieds dont 66% (3.66 millions de pieds) de Deglet Nour. Les palmerais tunisiennes sont implantés principalement à Kébili (58%), Tozeur (21%), Gabès (16%) et Gafsa (5%).
Le palmier dattier participe aux revenus d'environ 60 mille exploitants directs et indirects et la production a enregistré une nette évolution entre 2003 et 2013 avec un taux de croissance annuel moyen de 7% pour atteindre 196.5 mille tonnes en 2013 dont plus de 70% Deglet Nour (141.1 mille tonnes). Après une année difficile en 2014, la production a redémarré pour atteindre 305 mille tonnes dont 241 mille tonnes de Deglet Nour en 2017/2018.
Deglet Nour et ses caprices
Notre fruit phare, le Deglet Nour est un de plus capricieux cultivars (variété en terme savant). Il est le fruit d'une hybridation qui a duré des centaines d'années, puisque le palmier dattier a été introduit en Afrique du Nord depuis l'époque carthaginoise (d'où son nom scientifique en latin, le Phoenix dactylifera) et surtout avec les arabes depuis le VIIème siècle. Le travail des palmiers dattiers commence dès le mois de février et ne se termine qu'avec les cueillettes entre septembre et décembre. Mais, contrairement aux autres variétés plus robustes devant la chaleur et les vents de l'été du Sud, le Deglet Nour est ultra fragile. Il peut se dégrader s'il fait trop chaud, et il peut se dégrader au mois de septembre, à la vielle de la cueillette, s'il pleut au début de l'automne. Ainsi, la saison actuelle et celle de l'année dernière, ont vu la qualité se dégrader à cause des chaleurs et des vents qui ne favorisent pas la bonne qualité.
Une monoculture
envahissante
Aujourd'hui, le Deglet Nour représente environ 70% des palmiers dattiers en Tunisie et le chiffre risque vite d'augmenter. Il est vrai que sur plus de 200 variétés cultivées et recensées en Tunisie, très peu de variété ont la valeur marchande, la qualité gustative et la productivité de Deglet Nour. C'est pour ça aussi que nous trouvons que les nouvelles palmeraies privées, particulièrement dans le Gouvernorat de Kébili, sont exclusivement planté de Deglet Nour. Les nouvelles palmeraies représentent 67% de la superficie totale des nos oasis et les osais traditionnelles ne représentent plus que 32% seulement. Or c'est dans les anciennes oasis qu'on trouve le plus de variété dite « commune » come le Alig, le Kenta, la Horra, ou encore le Bou Hattam et le Rochdi dans les palmeraies côtières de Gabès et ses environs. A titre de comparaison, la productivité d'un palmier Alig est de 30,8 Kg/palmier, celle de la Kenta est de 58 Kg/palmier et celle de Deglet Nour varie entre 67 et 78 Kg/ palmier selon les oasis. Alors on ne peut pas blâmer les agriculteurs qui se ruent sur cette variété phare malgré toutes les difficultés de sa culture. L'ennui c'est que d'autres facteurs viennent encore compliquer cette situation. Laisser s'installer la monoculture de cette manière revient à s'exposer à un énorme danger si une maladie atteint le Deglet Nour. En plus on est devant le danger de perdre la variété qui a caractérisé nos oasis et qui fait leur richesse ancestrale et leur patrimoine génétique. Déjà que la rareté des ressources hydrauliques est en passe de condamner la culture en étage des oasis puisque dans les nouvelles palmeraies on ne trouve presque plus d'arbres fruitiers qui poussaient à l'ombre des palmiers.
Commet préserver
l'avenir de la filière ?
La culture de Deglet Nour est en plus au croisé des chemins. La concurrence devient très rude avec l'Algérie qui produit aussi du Deglet Nour de très bonne qualité et qui l'exporte moins chers que nous. Notre marché traditionnel, l'Union Européenne n'est plus aussi facile d'accès. Notre deuxième marché, Le Maroc, est en passe de se rétrécir avec le développement d'une production locale assez importante. Le marché local est très étroit puisque le tunisien ne consomme en moyenne que 5,7 Kg par an et la consommation nationale est d'environ 61 mille tonnes sur une production de plus de 300 mille tonnes. Cette situation demande une réflexion très profonde à très haut niveau à laquelle doit participer les agriculteurs mais surtout les savants, comme les hydrauliciens et les économistes, afin de préparer une feuille de route pour les 10 ou 20 prochaines années.
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