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Crise du transport : Quand la destruction de 'Rizk el Bilik' aggrave le calvaire des usagers
Publié dans Tuniscope le 30 - 03 - 2026

Un paradoxe profond ronge la société tunisienne : la destruction délibérée et systématique de ses propres infrastructures de transport public
Alors que la population se plaint quotidiennement du manque de moyens et des retards, un phénomène alarmant de vandalisme sabote les efforts de la TRANSTU. Des statistiques récentes font état de 192 actes de dégradation contre les bus et le métro pour les seuls mois de janvier et février, soit une moyenne effarante de plus de trois agressions par jour. Des bus neufs, à peine mis en circulation, sont ainsi rendus inutilisables en moins de huit semaines.
Ce sabotage n'est pas l'œuvre de criminels endurcis, mais majoritairement d'adolescents âgés de 14 à 16 ans. Le constat est glaçant : il s'agit d'une agressivité gratuite et destructrice. Les actes de vandalisme ne sont pas motivés par le vol, mais par une volonté pure de destruction. Les sièges sont lacérés, les vitres brisées par des jets de pierres, et les murs tagués de graffitis insultants. Les experts écartent catégoriquement la pauvreté comme excuse, citant en exemple des pays en développement comme l'Inde ou le Bangladesh où, malgré une précarité matérielle extrême, ce niveau de destruction systématique du bien public n'est pas observé.
Les racines de ce comportement déviant sont à chercher dans l'histoire et la sociologie tunisiennes. C'est le concept dévoyé du "Rizk el Bilik" : tout ce qui n'appartient pas à la sphère privée est perçu comme appartenant à l'Etat, une entité longtemps ressentie comme étrangère ou oppressive (héritage colonial, ère beylicale, dictatures). Détruire un bus ou un métro devient alors un acte symbolique de révolte contre l'autorité.
Ce sentiment s'accompagne d'un désamour profond pour le bien public.
Ce comportement trahit une schizophrénie comportementale flagrante. Le même individu peut se montrer poli, respectueux et organisé dans un espace privé de luxe, une administration étrangère ou lors d'un voyage à l'étranger, mais bascule dans l'agressivité et la négligence dès qu'il se trouve dans un transport en commun populaire. Face à cette défaillance psychologique et éducative, certains acteurs appellent au pouvoir de la sanction et à la fermeté (el rad3). Le coût pour la communauté est exorbitant, créant un cercle vicieux où le vandalisme aggrave la pénurie et la dégradation du service dont se plaignent précisément les usagers.
Il est urgent qu'une analyse sociologique profonde soit menée pour reconstruire le lien indispensable entre le citoyen et son espace public.


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