L'exposition est un questionnement de l'artiste sur la place de l'être humain dans la société, un thème qui est au cœur de ses recherches artistiques. «Rizk el bilik» est une expression tunisienne souvent utilisée pour légitimer la dégradation du bien public. Dans l'héritage collectif tunisien, le mot bilik peut avoir deux origines. Certains disent que ce mot revient à l'empire Ottoman et il signifiait autrefois le bien beylical, d'autres le ramènent plutôt à une contraction avec le mot français «public», explique l'artiste Pascal Mahaud. Dans les deux cas, dans la mémoire collective tunisienne, ce mot est utilisé pour désigner un bien usurpé par «un corps étranger» qui ne cherche qu'à satisfaire son propre intérêt. L'exposition «Rizk el bilik» est un questionnement de l'artiste sur la place de l'être humain dans la société, un thème qui est au cœur de ses recherches artistiques. Depuis longtemps intéressé par le lien qu'il entretient à son existence, l'Homme a-t-il encore une place dans ce monde ? Les sociétés donnent à voir de multiples changements dans leur évolution. Au centre de celles-ci, l'être humain génère différentes dynamiques pour garder sa place envers et contre tout. Le projet «Rizk el bilik» se veut l'écho plastique d'un phénomène sociétal : jeter dans la rue. Partant de ce qui pourrait ressembler à une banalité, cet acte va révéler une tout autre complexité : de quoi ce geste est-il fait ? Est-il volontaire? À quoi répond-il ? L'exposition, dont le vernissage aura lieu le samedi 13 mai à 17h30 à la galerie ElBirou (Sousse), se poursuivra jusqu'au 31 mai.