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Hebdovisions : Le Temps des repositionnements politiques. Par Mansour Mhenni
Publié dans Tunivisions le 22 - 12 - 2015

La première année du premier mandat quinquénaire, démocratiquement attribué à des instances non provisoires, a pratiquement fini sa carrière et cédé, à volonté, le champ grand ouvert des évaluations les plus différentiées, variant d'une extrême à l'autre. Certaines de ces évaluations portent sur le gouvernement Essid, mais de façon moins virulente par rapport aux avis portés sur la coalition gouvernementale, censée être la principale responsable de tous les manquements relevés. Et dans tout cela, c'est évidemment Nidaa Tounès qui, logiquement, est redevable de la facture.
Il faut reconnaître que ce parti a bien prêté le flanc aux attaques de ses adversaires, d'abord par certaines démarches déviant de la feuille de route annoncée en campagne électorale, comme par l'association d'Ennahdha au gouvernement après avoir justifié son existence et sa politique en opposition au mouvement islamiste considéré par la plupart des militants du Nidaa comme le principal adversaire, sinon même comme l'ennemi à abattre.
Il y a eu ensuite l'option d'un gouvernement très peu politique, dans le sens partisan, ce qui donnait à plusieurs « leaders » du parti gagnant aux élections un sentiment de frustration cuisante, difficile à dissimuler pour la plupart d'entre eux et surtout difficile à pardonner.
Au final, cheveu sur la soupe, une guerre pour le pouvoir tournée à la divergence idéologique déclenche une grave crise qui fait glisser le parti, lentement mais sûrement, vers un démantèlement qui paraît de plus en plus inévitable. A moins d'un coup de théâtre de dernière minute pour déjouer toutes les stratégies à la « Je t'aime, moi non plus ».
Sur ce fond par trop perturbé, le paysage politique national se cherche une nouvelle construction dans laquelle chacun est en quête d'un minimum de confort à l'action et d'un maximum de poids à la décision. Du coup, c'est d'anciens partis ou de récentes coalitions qui se restructurent et c'est même de nouveaux partis qui naissent sur les décombres, à la périphérie ou à l'ombre d'autres sensibilités politiques.
Après les timides tentatives des perdants des dernières élections, tentatives n'ayant rien donné de concret ni de conséquent, et après la première vraie fissure dans la demeure de fortune du Front Populaire, c'est l'histoire par trop spectaculaire du nouveau parti annoncé de Mohsen Marzouk et celle par trop aléatoire du nouveau Harak concrétisé de Moncef Marzouki qui occupent les devants de l'actualité, avec un intérêt inégal, avouons-le, puisque le passage de l'ancien président provisoire n'a fait que 5 % d'audience sur la Télévision Nationale dans une émission des plus brillantes et à une heure d'écoute privilégiée.
Si le feuilleton de Marzouk est encore à suivre, au moins d'ici le 10 janvier 2016, le jour où les deux clans rivaliseront sous le label du même parti, le rideau est peut-être tombé sur le spectacle de Marzouki qui a montré que, jusque-là au moins, ce dernier n'a rien de nouveau à apporter à ses concitoyens, à part des excuses à la Ben Ali du 13 janvier 2011, et le même refrain de la diabolisation d'autrui et de la division des Tunisiens. Même qu'un membre de son nouveau comité du parti ne savait pas, sur les ondes d'une émission à grande écoute, faire la distinction entre patriotisme et citoyenneté, se confondant dans un discours tournant en rond, ne répondant pas aux questions posées, à la façon des phrases souvent restées inachevées dans la bouche de son nouveau patron.
Il est du droit inaliénable de Moncef Marzouki et ses amis de constituer un parti, même si beaucoup reste à dire dans les objectifs couvant sous la dissolution du CPR pour la nouvelle démarche de son fondateur. Mais pour avoir du répondant, c'est les perspectives d'un renouveau, constructeur d'avenir, qui sont attendues et non les petites escarmouches des temps révolus et les propos creux de polémiques passées de mode.
Il va de soi que notre avis reste relatif et que ses intentions ne sont guère de « critiquerie » stérile ; il s'inscrit juste dans l'esprit d'une liberté qui cherche à suggérer une idée du meilleur à réaliser pour la Tunisie, à la convergence du patriotisme, de la citoyenneté et de l'esprit d'initiative.


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