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Tunisie - Politique : «La démocratie est un risque…», pour Mustapha Ben Jaafar
Publié dans WMC actualités le 17 - 05 - 2011

Flashback. En 2009, lors de l'élection présidentielle, Ben Jaafar considérait que «ne pas participer à ce scrutin, ce serait déserter». C'est vous dire qu'après le 14 janvier, il continue de se battre contre ceux qui veulent la «Tunisie de Ben Ali sans Ben Ali, se contentant juste d'un toilettage». Décidé à ne pas lâcher prise, il est nommé le 17 janvier 2001 ministre de la Santé publique. La présence de ministres issus du gouvernement déchu au lendemain de la fuite de Ben Ali le pousse à démissionner.
Considéré comme un «intransigeant modéré», Mustapha Ben Jaafar reconnaît que son parti «Ettakatol» est resté discret jusqu'à ce jour. «Nos équipes travaillent, nous sommes présents sur toutes les régions du pays, de Douz à Kairouan, en passant par Kébili, Sidi Bouzid et multiplions les meetings… Nous sommes dans une situation de concurrence avec les autres partis politiques, mis à part pour les financements occultes». Le secrétaire général appelle à la mise en place d'une législation rapide et claire sur le financement de la campagne électorale et exige une transparence maximale pour le financement de la vie politique tunisienne. Les programmes du parti seront présentés au public au cours de cette semaine prochaine.
Ben Jaafar attire l'attention sur le fait que la multiplication des partis est tout à fait normale en phase de transition démocratique. C'est le propre de toutes les révolutions. C'est un «multipartisme artificiel» composé de partis qui éclosent comme des champignons et qui vont finir par disparaître. L'offre politique pourra alors se réguler. Pour le moment, elle apporte certes la diversité souhaitée mais crée beaucoup de confusions chez les futurs électeurs.
En faisant un round up de la situation dans le pays, Ben Jaafar mentionne que l'heure est grave, mais réitère sa confiance dans le gouvernement provisoire. Il considère cependant que le temps joue contre cette confiance. Le gouvernement manque de clarté et de coupure nette avec les vielles pratiques. «Lorsque quelqu'un concède la lenteur, il ne tient qu'à lui de mettre l'accélération nécessaire». Fait-il référence à l'attitude du gouvernement provisoire vis-à-vis de la justice qui tarde à se mettre en marche? Un jugement par contumace pourrait être entamé.
Concernant les récents événements, il est évident que le gouvernement provisoire est trop fragile. Pour rester longtemps au pouvoir. Seuls des élections pourront marquer le début d'un peu de stabilité tirant sa légitimité des urnes. Assainir des institutions gangrenées sera long et difficile.
Mustapha Ben Jaafar a rappelé que le FDTL a toujours refusé les compromissions. Autrement dit, ce n‘est pas maintenant qu'il va commencer à les accepter… Ni islamophobie, ni exclusions, ni concessions aux anciens RCD. Pour les militants et sympathisants du forum, le choix devant les Tunisiens, qu'ils soient submergés par les partis, les vrais et faux débats ou carrément désintéressés de la «chose» politique, est simple. C'est soit une Tunisie moderne qui s'inscrit dans l'ouverture, soit une Tunisie passéiste que l'on tente de tirer en arrière. C'est cela le plus gros des enjeux.
Il reste peu de temps pour motiver les Tunisiens et Tunisiennes pour aller voter. Malgré une situation pour le moins que l'on puisse dire confuse, marquée par l'insécurité, les dérapages sociaux, les menaces économiques qui pèsent sur le pays, Ben Jaafar reste confiant: «Si nous allons tous aux urnes le 24, c'est la Tunisie qui sortira grandie. Une Tunisie comme nous la souhaitons et voulons la bâtir». Appelant à respecter la date du 24 juillet, Ben Jaafar précise que cette date «est une étape importante certes mais que c'est le 25 juillet que commencera la construction de la Tunisie de demain».
Que ceux qui croient que la démocratie est tout repos se détrompent. «La démocratie est un risque», pense Ben Jaafar. Un risque que le Forum tente de résorber en s'activant dans la vie politique tunisienne. A sa manière, il construit des messages qu'il va particulièrement adressés à la jeunesse qui, pour le moment, est encore laissée sur le banc.
Ce n'est qu'en «répondant concrètement aux attentes de la population en termes de démocratie, d'emploi, d'équité entre toutes les composantes de la société que nous aurons gagné notre pari d'une Tunisie nouvelle et citoyenne». Pour le moment, le FDTL précise que des discussions ont lieu avec des partis politiques de même sensibilité afin d'envisager une éventuelle coalition avant ou après l'élection de l'Assemblée constituante afin de constituer une force progressiste majoritaire dans le pays.
Le FDTL a été créé le 9 avril 1994 suite à un appel lancé par 200 démocrates, universitaires, syndicalistes et défenseurs des droits de l'homme. Sans revenir longuement sur le parcours du parti, Mutapha Ben Jaafar précise que tous les militants ont fait l'objet de tracasseries multiples: interpellations, filatures policières, saccage ou vol de véhicules, sanctions professionnelles, privation de passeport...
Les principales revendications du Forum sont l'assainissement du climat politique, la révision des textes législatifs, la séparation de l'appareil du parti au pouvoir des rouages de l'Etat, l'organisation d'élections libres, le rééquilibrage des pouvoirs, l'exercice des libertés fondamentales et le respect des droits de l'homme.
A ce jour, le Forum enregistre plus de 2000 adhérents. «Un nombre en forte expansion», dit-on. Jugé «élitiste», il fait partie des partis politiques nés avant le 14 janvier. Un atout ou un handicap? C'est aux urnes que l'on saura.
Le Forum édite un journal hebdomadaire «Mouatinoun».


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