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L'entreprenariat social, une solution du chômage en la Tunisie?
Publié dans WMC actualités le 23 - 03 - 2012

L'entreprenariat social intéresse plusieurs personnes ces derniers temps, surtout que ce concept s'est développé dans plusieurs pays dans le monde, comme en Inde, dans certains pays européens ou encore aux USA… mais peu en Tunisie.
Alors qu'entend-on par entreprenariat social? Comment et pourquoi serait-il intéressant de le développer en Tunisie?
L'entreprenariat social : un nouveau concept?
Une entreprise sociale est une entreprise ayant des objectifs sociaux (environnement, emploi, pauvreté, éducation, santé…). Elle ne cherche pas à maximiser sa rentabilité et à générer des dividendes, bien au contraire, tout ce qu'elle génère est réinvesti dans la société ou la communauté en vue de poursuivre sa cause sociale. Son but est alors de maximiser son impact social et surtout d'être plus durable qu'une association qui ne vit que par des dons.
L'investisseur social doit alors trouver l'équilibre, le bon modèle afin de générer des revenus qui couvriront les charges nécessaires afin de pouvoir poursuivre sa mission sociale.
On note qu'une entreprise sociale n'est pas une entreprise à responsabilité sociale, la différence réside dans la mission et la motivation de l'entrepreneur. En effet, l'entreprise à responsabilité sociale ne fait qu'intégrer, de façon tout à fait volontaire, un problème social dans ses activités sans pour autant en faire le cœur de son métier. Par exemple, elle peut respecter l'environnement, ne pas exploiter les enfants en les employant, communiquer de façon transparente ses bilans financiers…
L'entreprenariat social : une solution pour les problèmes sociaux en Tunisie?
Aujourd'hui, la Tunisie connaît des problèmes sociaux urgents comme le chômage, la qualité de l'enseignement, les transports en commun, la pollution, la pauvreté...
On note 24,76% de personne sous le seuil de pauvreté, selon les chiffres de l'INS (Institut national de la statistique), 1 million de chômeurs fin 2011, selon l'UTICA (Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat), notamment dans la frange des jeunes diplômés, et un développement non équitable entre les régions. Ces chiffres «surprise», sur lesquels l'opinion publique s'est réveillée après le 14 janvier 2011, ne peuvent qu'accentuer le caractère urgent des problèmes sociaux et surtout le chômage.
En matière d'emploi, le moins que l'on puisse dire, c'est que les solutions proposées semblent être insuffisantes pour satisfaire la demande de tous les chômeurs. Ceci est tout simplement expliqué par la situation économique difficile que vit le pays. Des solutions qui, certes, ne peuvent qu'être les bienvenues mais qui doivent être améliorées. Par exemple, la prime sociale AMAL (qui fait couler beaucoup d'encre) est certes une initiative qui peut aider les chômeurs à s'insérer mais elle reste temporaire et peut créer, à notre avis, une dépendance qui pousse certains opportunistes à en abuser. Le mieux est de leur permettre d'accéder directement au travail et pourquoi pas en faciliter la création de leurs propres emplois via le développement des entreprises sociales.
Aujourd'hui, l'heure est à la recherche de solutions, quitte à instaurer une non politisation de l'emploi en appelant à une coopération entre le gouvernement et la société civile qui ne pourra qu'être bénéfique surtout dans le cadre de la situation économique difficile que connaît le pays.
L'investissement social peut être une alternative intelligente en ce sens qu'il permet de créer de l'emploi en contribuant à l'amélioration de la qualité de vie, la création de l'emploi ainsi que l'intégration des chômeurs, des sans abris, des enfants des rues, des immigrés, des tranches de la population défavorisées... En somme, l'investissement social peut opérer là où les programmes politiques ont échoué.
Comment encourager la création d'entreprises sociales en Tunisie?
Encourager le développement de ce type d'entreprise sociale nécessite, en premier lieu et sans équivoque, la mise en place d'un statut juridique clair. Car en Tunisie, ces entreprises ne jouissent pas d'un statut légal spécifique en vue de leur caractère qualifié d'«hybride» dans la mesure où il y a cette dualité “maximisation de l'impact social“ et “génération de revenu“.
Il faut aussi penser à mettre en place des mécanismes d'accompagnement des entrepreneurs sociaux en leur facilitant l'accès au marché. Assistance technique, avantages fiscaux ou encore partenariat public-privé entre entreprises et agences publiques sont des mesures indispensables à l'encouragement de l'investissement social. Il est temps que les entrepreneurs tunisiens, mais aussi les praticiens, les chercheurs ainsi que les investisseurs prennent part dans la recherche de solutions afin de résoudre les problèmes sociaux urgents, surtout l'emploi.
De plus, l'un des meilleurs angles d'attaque serait sans doute les jeunes, futurs acteurs sociaux de demain. Il faudra, peut-être, penser à inclure des plans de formation et de sensibilisation à l'entreprenariat/l'économie sociale dans les programmes de l'enseignement supérieur.
Notons que ces derniers temps, l'investissement social est un sujet qui domine de plus en plus les débats. En témoigne la conférence sur l'entreprenariat social, organisée par AIESEC Medina en collaboration avec le «Tunisian Center for Social Entrepreneurship» au Campus de La Manouba, le jeudi 15 mars 2012. Elle s'inscrit dans le cadre d'une série d'actions menée par le Tunisien Center for Social Entrepreneurship pour promouvoir et encourager l'entreprenariat social. Bon nombre d'initiatives sont ainsi menées, à savoir la création d'incubateurs pour des entrepreneurs sociaux, le lancement d'événements et ateliers autour de l'entreprenariat social dans les universités et lycées, un programme d'échange et de stage pour les jeunes porteurs de projets dans des entreprises sociales à l'étranger pour se familiariser avec ce type d'entreprise amis également le concept, la création de think tank...
In fine, la question qui se pose est de savoir si ces entreprises sociales connaîtront le même succès en Tunisie qu'en Inde ou aux Etats-Unis. Investirons-nous dans le social, surtout que les circonstances économiques actuelles nous obligent à repenser notre modèle de développement?
Affaire à suivre…


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