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De la compétitivité du secteur financier Tunisien ?
Questions à M. Hassen Zargouni, président de l'ATUGE
Publié dans WMC actualités le 15 - 07 - 2005

La 14ème édition de l'ATUGE sera axée cette année sur les enjeux du développement du secteur bancaire et financier en Tunisie. Pourquoi avoir choisi cette problématique ?
Lors des deux précédentes éditions du FORUM dont les thèmes étaient «L'entreprenariat de l'innovation» et «L'internationalisation des entreprises», le secteur financier était toujours présent au menu des débats soulevés. L'argent est le nerf de la guerre, et dans un marché de plus en plus ouvert, la problématique du développement économique et de l'emploi est indissociable du niveau de développement de l'environnement bancaire et financier de l'entreprise. Aussi, le Forum de l'Atuge dans sa 14ème édition s'emploiera à répondre la question clé : Quid de la compétitivité de notre secteur financier ?

Les professionnels du secteur financier et des entreprises donneront, lors des débats prévus dans ce forum, leur vision sur les évolutions en cours et celles auxquelles on doit s'attendre à moyen terme dans le paysage financier tunisien. De ce forum se dégageront des propositions d'actions à engager aujourd'hui pour réaliser les ambitions des professionnels du secteur et des entreprises en regard des opportunités et défis actuels de notre économie et de nos entreprises.
Quels sont les différents thèmes qui seront abordés au cours de cette journée ?
Sous le thème «Compétitivité du secteur financier tunisien», cette 14ème édition du forum de l'Atuge réunira de grands noms du secteur financier et plus d'une quinzaine d'intervenants de haut niveau autour de trois tables rondes : la restructuration du secteur bancaire : pour que le secteur bancaire soit un des maillons forts de l'économie tunisienne; la dynamisation du marché financier : pour que Tunis soit une place financière régionale reconnue et dynamique; le financement de l'entreprise : pour une meilleure participation des secteurs bancaire et financier dans le financement des entreprises tunisiennes.
Dans l'état actuel des choses, nos banques sont-elles suffisamment outillées pour affronter la libéralisation des services inéluctable- qui pointe à l'horizon ?
La Tunisie est dotée d'un système bancaire relativement complet et sophistiqué du point de vue institutionnel, et un taux de bancarisation parmi les plus élevés en Afrique; on aurait tendance à croire que le système bancaire se porte bien en Tunisie. Il en est autrement. Fragilisé par un niveau élevé de créances douteuses, un retard dans l'intégration des TIC, et une culture «bureaucratique» issue de l'étatique, le secteur bancaire passe par une période difficile. Une réalité : le système bancaire tunisien est dominé par les banques de dépôts, sa mise à niveau a été imposée par la BCT et non par le marché. Aussi, les chantiers qui attendent les banques tunisiennes sont : la diversification des produits, la modernisation des systèmes d'informations, la gestion des compétences et la réduction des coûts, en plus, bien sûr des mouvements de privatisation et fusion-acquisition pour atteindre des seuils de compétitivité.
Quelles sont les réformes réglementaires et financières qu'il faudrait mettre en œuvre pour que Tunis joue le rôle de place financière régionale ? Dans ce cas, quel sera l'apport de l'ATUGE ?
Une décennie après la parution de la loi N°94-117 de novembre 1994 (loi fondamentale sur la réorganisation du marché financier), le constat est plutôt mitigé : d'un côté, une infrastructure réglementaire et opérationnelle de tout premier ordre répondant aux meilleurs standards internationaux de l'activité des marchés (Bourse Privée, CMF, Sticodevam: assurant le dénouement électronique à J+3, Fonds de Garanti de marché, système électronique de négociation, etc.) et de l'autre côté, un marché qui ne joue pas son rôle de financement de l'économie (3.6% en 2004 seulement), une capitalisation boursière d'à peine 11% du PIB contre 55% pour le Maroc à titre d'exemple.

Des volumes de négociation d'à peine 1 million de dinars par jour contre 30 millions de dollars US pour l'Egypte. La faiblesse de ces chiffres traduit une réalité, l'économie tunisienne demeure une économie d'endettement, dominée par un secteur bancaire omniprésent. Les causes qu'on pourrait avancer sont l'inexistence d'une offre attrayante pour l'épargnant (quelle soit du publique ou du privée), et l'inexistence d'une demande institutionnelle, hormis celle des fonds étrangers.

Les perspectives d'avenir : les experts en Tunisie s'accordent à dire que notre modèle de financement de l'économie commence à montrer ses limites, les créances accrochées sont la meilleure preuve de l'essoufflement de ce modèle qui est basé plus sur les garanties présentées par le promoteur que le projet lui-même.
Un financement plus équilibré donnant plus de fonds propres à nos sociétés serait la solution. Ceci passera par une ouverture de leur capital en Bourse. D'autant que les pouvoirs publics ont accordé des avantages fiscaux aux sociétés souhaitant aller en Bourse (20% d'ISE au lieu de 35% sur 5 ans).

Du côté des objectifs, ceux ci sont très prometteurs puisque les pouvoirs publics veulent faire passer le financement de l'économie par le marché financier de 3.6% aujourd'hui à 20% sur un horizon de 5 ans et avec plus de 100 sociétés cotées contre 45 aujourd'hui.
Les professionnels de la finance et les entreprises tenteront lors de notre Forum Atuge 2005 de répondre à la question cruciale : Comment atteindre ces objectifs ambitieux et attirer plus d'investisseurs vers notre marché financier?

Tallel BAHOURY


15 - 07 - 2005 :: 06:00 - ©webmanagercenter


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