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Jalloul Ayed :
Faire converger les trois économies de la Tunisie
Publié dans WMC actualités le 05 - 05 - 2015

«Le taux de chômage annoncé ne reflète pas la réalité, car beaucoup de chômeurs travaillent dans le secteur informel». En jetant ce pavé dans la marre, en ouverture de la première conférence de l'Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), tenue jeudi 23 avril, Jalloul Ayed a à la fois fait ressortir les aspects positif de ce pan de l'économie mais également négatif. Cette économie parallèle, et ce n'est pas son défaut, «échappe à la comptabilité nationale».
Fait inquiétant, alors qu'elle représente aujourd'hui plus de 50% du produit intérieur brut, l'économie informelle n'est pas en train de refluer, bien au contraire. «C'est un virus qui commence à se propager vers le secteur bancaire avec l'émergence d'un système bancaire parallèle», met en garde l'ancien ministre des Finances, dans le gouvernement de Béji Caïd Essebsi.
Mais le mal tunisien ne se limite pas à cela. Il réside également, rappelle M. Ayed, dans le fait que la Tunisie a non pas une mais trois économies: la formelle, l'informelle et l'off-shore. Et même s'il «a servi notre économie à un moment donné», le secteur off-shore n'a plus aujourd'hui d'être, car, constate l'ancien ministre, «sa valeur ajoutée est très faible».
Conclusion: «nous ne pouvons plus avoir trois économies». Il faut les faire converger et, note Jalloul Ayed, «cette convergence passe par une réforme fiscale» qui baisse davantage le taux d'imposition des sociétés actuellement de 25%- pour le ramener à «10-15%».
Une fois cette convergence incontournable devenue une réalité, le secteur privé aura besoin de se trouver «une âme sœur qui l'accompagne dans son développement», plaisante l'ex-ministre des Finances. Car, selon lui, «il n'y a pas de secret: si on veut un taux de croissance plus élevé, cela passe par un secteur privé dynamique». Que faire pour qu'il le soit?
Plusieurs conditions doivent être remplies pour que la Tunisie ait un secteur privé capable de satisfaire ses besoins en matière de taux de croissance et, partant, de création d'emplois qui lui font aujourd'hui si cruellement défaut.
D'abord, «avoir de la visibilité sur la politique du pays, notamment en matière fiscale, de change, de marché du travail, etc.». Ensuite avoir un «système financier fort» -car, sans cela, «on ne peut pas avoir une économie forte»- qui soit en mesure de satisfaire les besoins de l'entreprise et aider le pays à mobiliser des ressources à long terme.
Troisième condition, instaurer un «environnement capacitant» de l'entreprise, dont une des composantes essentielles est le cadre réglementaire et fiscal. Une autre composante non moins importante est le climat social. Or, «la pression sociale en Tunisie est intolérable. C'est insupportable», regrette l'ex-ministre des Finances. Qui est absolument convaincu que «n'importe quel investisseur tunisien ou étranger hésiterait à investir dans un pays où il n'y a pas de stabilité sociale et un code du travail flexible».


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