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Rapport CNUCED : Pérenniser la croissance de l'économie mondiale et mieux repartir les fruits
Publié dans WMC actualités le 06 - 07 - 2007

La mondialisation aide les pays en développement de manière significative, constate le Secrétaire général dans son rapport pour la CNUCED XII. Cependant, cette conjoncture positive reste fragile. En outre, le surcroît de prospérité ne se traduit pas pour le moment par une réduction de la pauvreté dans tous les pays
Il faut habilement gérer l'évolution encourageante de l'économie mondiale si l'on veut parer aux nombreuses menaces qui pourraient enrayer les taux de croissance annuels de 5-6 % que connaissent actuellement les pays en développement, et veiller à ce que les bénéfices profitent plus largement aux pays et aux populations les plus pauvres, prévient le Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) dans son nouveau rapport.
Ce rapport est destiné à servir de cadre aux discussions de la douzième session de la conférence, la CNUCED XII (Accra, Ghana, 20-25 avril 2008,) au cours de laquelle les 192 Etats membres de l'organisation examineront la situation mondiale et définiront les priorités de la CNUCED pour les quatre années à venir.
Le Secrétaire général, Supachai Panitchpakdi, y souligne combien il est important de maintenir une situation très propice à travers une gestion prudente tant au niveau international que gouvernemental. Une situation marquée par une explosion du commerce non seulement entre pays industrialisés et pays en développement, mais également entre pays en développement (appelé commerce Sud-Sud) et par une forte demande en produits agricoles. Or, ces produits sont justement ceux que de nombreux pays parmi les plus pauvres peuvent proposer aux marchés internationaux.
L'ensemble des pays en développement ont vu leur revenu réel augmenter de 71 % au cours des dix dernières années. Seuls deux des 132 pays en développement enregistrent une baisse de leurs revenus. Au cours de la même période, les exportations des pays en développement ont presque triplées. De 1995 à 2005, le commerce Sud-Sud a triplé, passant de 577 à 1 700 milliards de dollars.
Le rapport du Secrétaire général pour la CNUCED XII préconise notamment de tirer parti de l'expansion rapide des nouveaux acteurs économiques, apparus au cours de cette "deuxième phase" de la mondialisation. La Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, parmi d'autres, sont les nouveaux moteurs d'une croissance économique qui touche en particulier des pays jusque-là oubliés par la mondialisation, parmi lesquels certains pays les moins avancés (PMA) et certains pays d'Afrique sub-saharienne.
Tous les pays ne profitent pas de l'expansion actuelle. C'est pourquoi, il faut veiller à ce que les avantages de la mondialisation soient durables et à ce qu'ils profitent aux plus pauvres et aux plus vulnérables, insiste le M. Supachai dans son rapport. Certains pays, et certains segments de la population de ces pays, sont maintenus à l'écart de la manne actuelle et sont souvent affectés par ses conséquences. A titre d'exemple, les résultats des pays non exportateurs de pétrole, sont très inférieurs à ceux de l'ensemble des pays en développement. En outre, nombre de ces pays, en particulier les PMA, les pays en développement à revenu moyen et en transition, n'ont pas été en mesure de traduire efficacement la croissance en termes de réduction de la pauvreté et d'un meilleur développement humain.
M. Supachai constate plus loin qu'en dépit d'une accélération de la croissance, les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sont loin d'être atteints. Réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté d'ici 2015 est l'un des OMD fixé en 2000, lors du Sommet du Millénaire.
Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons la possibilité de faire en sorte que le progrès économique mondial devienne un phénomène partagé par tous, déclare le Secrétaire général. En effet, l'explosion de la demande de matières premières, y compris de matières premières agricoles, concerne justement des produits que les pays les plus pauvres sont en mesure d'exporter. Or, les expériences passées ont montré que la plupart des améliorations des prix des matières premières peuvent s'inverser. Il est donc vital de saisir la balle au bond afin d'aider pays concernés à développer et diversifier leurs économies de sorte que les progrès soient durables et que les populations aient mieux accès à l'emploi et disposent de meilleurs revenus.
D'autres risques menacent la situation favorable actuelle. Il s'agit par exemple des déséquilibres des comptes-courants mondiaux, y compris l'important déficit du compte-courant des Etats-Unis et des excédents de plusieurs pays développés et en développement. "Si l'on ne remédie pas à ces déséquilibres, une grande partie de l'essor en matière de croissance pourrait être réduite à néant. La CNUCED recommande de renforcer le système financier international, y compris les mécanismes de prévention et de résolution des crises, afin de protéger l'économie mondiale des changements rapides et brutaux qui pourraient découler d'une éventuelle résolution des déséquilibres des comptes mondiaux.
Le Secrétaire général met en garde vis-à-vis des conséquences d'une éventuelle hausse des prix de l'énergie et s'inquiète de voir apparaître des signes de réactions protectionnistes dans les pays développés suscités par la montée en puissance du Sud. Un protectionnisme accru, y compris à travers un recours croissant à des mesures non tarifaires, va à l'encontre du paradigme libéral qui a nourri la vague actuelle de mondialisation et menace de saper un environnement favorable".
L'accent mis dans le rapport sur la nécessité de gérer la situation largement positive de l'économie mondiale s'appuie sur l'expérience des années 90s, quand il est devenu évident qu'il ne suffisait pas de réduire l'implication des gouvernements dans la sphère économique et d'abaisser les barrières commerciales pour que la croissance soit largement répartie dans le monde en développement. "L'euphorie initiale quant au potentiel du système commercial… a cédé la place à une évaluation plus mesurée. Au même moment, il apparaissait plus évident que la performance des pays en développement et des économies en transition qui avaient entrepris des réformes conformément au "paradigme de l'ouverture" ne donnait pas les résultats attendus", constate le Secrétaire général.
Parmi les réponses apportées, il y a eu le Cycle de Doha négocié à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), souvent qualifié de "cycle du développement"; ainsi que l'initiative "Aide pour le commerce" qui s'intéresse aux questions de contraintes liées à l'offre et aux déficits en matière de capacités de production des pays en développement. Il est désormais admis qu'en matière de développement il n'y a pas de formule magique ni de modèle qui puisse être appliqué à tous les pays, rappelle le Secrétaire général.
Il prévient enfin que l'expansion économique actuelle à grande échelle est exposée à des risques qui peuvent être jugulés grâce à une gestion économique prudente.
(source CNUCED)


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