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Banque mondiale : le Gemloc va investir dans 40 pays émergents
Publié dans WMC actualités le 23 - 11 - 2007

En collaboration avec un partenaire privé, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) lance un nouveau fonds obligataire en devises locales pour les marchés émergents. Doté de 5 milliards de dollars, ce fonds devrait être opérationnel au cours du premier semestre 2008, et des investissements seront progressivement réalisés dans une quarantaine de pays émergents.

Le fonds Gemloc (ou Global Emerging Markets Local Currency Bond Fund) représente une solution « systémique » visant à réduire les écarts du marché, a indiqué Michael Klein, vice-président de la Société financière internationale (IFC) et économiste en chef, lors d'une conférence de presse le 21 octobre. Si plus de 70 % de la dette des pays émergents est actuellement libellée en devises locales, seulement 10 % des investissements étrangers dans les obligations des marchés émergents sont libellés en monnaie nationale. Seuls 2 % de la dette en devises locales des marchés émergents est évaluée par rapport à des indices existants.

Selon M. Klein, les investisseurs réclament la création d'un fonds dédié et très diversifié afin de favoriser l'accès des pays émergents au marché des obligations libellées en devises locales. Tandis qu'environ une douzaine d'économies émergentes ont déjà développé un marché des obligations libellées en monnaie nationale, de nombreuses autres s'efforcent d'augmenter la liquidité de ce marché, de construire des infrastructures de marché, de développer des régimes fiscaux efficaces et de réduire les contraintes administratives.

La Banque mondiale cherche un gérant privé, responsable du Gemloc et chargé de lever la somme initiale de 5 milliards de dollars auprès des investisseurs ainsi que de gérer un portefeuille d'investissements dans des obligations libellées en devises locales dans 40 marchés émergents. Jusqu'à 30 % des actifs pourraient également être investis dans des obligations sous-souveraines et de sociétés.

Un cercle vertueux

Ce fonds n'est pas autonome, mais fait partie d'un programme en trois volets, qui inclut également un indice appelé « Global Emerging Markets Bond Index (Gemx) », créé conjointement avec l'IFC. Cet indice permet non seulement d'apprécier la taille du marché, mais également les risques associés aux pays où investira le Gemloc, à savoir les variables telles que les régimes fiscaux et de réglementation ainsi que les règles d'accès aux marchés. L'IFC a fait ses preuves dans ce domaine en lançant le premier indice boursier des marchés émergents vingt ans auparavant.

L'objectif n'est pas seulement de fournir des points de référence aux investisseurs, mais d'encourager les pays partenaires de la Banque mondiale à faire leur possible pour attirer ces investisseurs. Le troisième volet de ce programme consiste en une assistance technique fournie par la Banque pour aider les pays à développer des marchés des obligations en devises nationales plus attrayants.

Cette assistance technique sera financée par un « droit au développement » levé par le gérant du fonds. Ni la BIRD ni l'IFC ne sont tenues d'engager du capital dans ce projet. Après 10 ans, la disposition de temporisation viendra à échéance, ce qui signifie que le nom de la « Banque mondiale » sera retiré et que le secteur privé prendra la suite

Le Gemloc fait partie de la stratégie de la Banque visant à développer des produits financiers innovateurs, qui correspondent aux besoins spécifiques des pays, en utilisant le savoir-faire de la BIRD et de l'IFC pour optimiser l'impact d'investissements financiers modestes.

Le Groupe de la Banque mise sur le potentiel important encore inexploité de ces marchés. Au vu de la performance historique des marchés d'obligations en devises locales au cours des 10 dernières années, M. Klein a déclaré : « S'il existait un meilleur moyen d'investir dans ces marchés par rapport aux indices, ces investissements auraient même surclassé les placements en actions des marchés émergents, qui se portaient plutôt bien dans une perspective à plus long terme. »

Au début, ce fonds investira 15 à 20 marchés émergents, notamment le Brésil, le Chili, la Chine, la Colombie, la République tchèque, l'Egypte, la Hongrie, l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie, le Mexique, le Pérou, les Philippines, la Pologne, la Roumanie, la Russie, la Slovaquie, l'Afrique du Sud, la Thaïlande et la Turquie. D'ici cinq ans, quarante pays devraient être concernés.

Ce programme issu de la coopération entre la BIRD et l'IFC est un modèle d'innovation

« Pour le Groupe de la Banque mondiale, cela représente la possibilité de faciliter l'accès des pays émergents au marché des obligations en devises locales, tout en améliorant la profondeur et la qualité des marchés de la dette », explique M. Klein. Outre l'amélioration de la stabilité financière, des échéances prolongées et des instruments en monnaie nationale favorisent les investissements dans l'infrastructure ainsi que la structuration des finances.

Malgré le succès rencontré par les marchés des actions des marchés émergents, les marchés des obligations se sont développés plus lentement dans de nombreux pays. Selon Oliver Fratzscher, responsable du programme Gemloc, il existe de nombreuses explications à cette situation, notamment le fait que les capitaux propres sont considérés comme plus utiles au développement. Par ailleurs, certains aspects font toujours obstacle à l'infrastructure des marchés financiers. Les impôts sont parfois prohibitifs, et les formalités administratives ferment l'accès à un groupe d'investisseurs plus large.

« Il est maintenant concevable que les gérants de réserve et les fonds de pension des marchés émergents puissent investir dans un nouveau véhicule, à savoir un portefeuille diversifié d'obligations en monnaie nationale de marchés émergents, ce qui élargirait de façon spectaculaire la base d'investisseurs et créerait des opportunités d'investissement Sud-Sud », déclarait M. Fratzscher.

« Aujourd'hui, ces marchés attirent beaucoup de capitaux flottants, de capitaux dérivés pour trois à six mois provenant de centres extraterritoriaux, qui entrent et sortent du pays et ne favorisent absolument pas le développement, ajoutait-il. Nous souhaitons vraiment transformer ces flux de capitaux flottants à court terme en investissements intraterritoriaux stables sur le long terme provenant d'investisseurs institutionnels, autant officiels que privés.

Comme les ministres des finances l'ont annoncé en mai, lors d'une réunion à Potsdam, le Gemloc a également répondu à un plan d'action du G8 en faveur du développement des marchés des obligations locales. Ils ont déterminé que le développement des marchés d'obligations locales constituait l'une des structures de marché national essentielle à la stabilité financière continue des pays émergents, et ont demandé au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque de fournir des mécanismes proposés.

Le Conseil félicite la BIRD et l'IFC pour leur collaboration à la création d'un produit innovateur

Le Conseil a donné son aval au programme Gemloc le 4 octobre, et plusieurs directeurs administratifs ont manifesté leur approbation pour son caractère innovateur et sa démonstration du potentiel de collaboration entre la BIRD et l'IFC.

Jorge Familiar, directeur administratif de la Banque pour l'Amérique centrale, le Mexique, l'Espagne et le Venezuela, s'est également adressé à la presse lors de l'ouverture des Assemblées générales en ces termes : « Je félicite le Gemloc pour son approche ingénieuse visant à encourager le développement financier par le biais d'initiatives basées sur le marché.

Ce projet prouve que le Groupe de la Banque mondiale a un rôle unique à jouer pour combler les écarts du marché, réunir les secteurs public et privé afin de satisfaire les besoins des deux, ainsi que répondre aux besoins des pays à revenu faible à moyen. »

Selon M. Familiar, la solution multidimensionnelle élaborée par la Banque était nécessaire pour franchir les obstacles des marchés. « Il est souvent difficile d'attirer des investisseurs lorsque la liquidité d'un marché est faible. Il est difficile de posséder des liquidités sans avoir des investisseurs », indiquait-il.

Il a ensuite décrit le Gemloc comme un exemple de coopération Sud-Sud, en regroupant des marchés ayant atteint des niveaux de développement différents et en permettant à des marchés plus petits de bénéficier de leur inclusion à un fonds constitué de marchés plus développés.
(Source : Banque mondiale)


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