Tourisme en Tunisie: sortir de l'illusion du chiffre    iPhone 17 en Tunisie : de 4 999 TND en officiel à 3 000 TND sur le marché parallèle    Biens, mariage, divorce : ce que chaque couple tunisien doit savoir    America First 2026: Le Mémorandum qui redessine l'échiquier mondial    ENNAKL Automobiles distinguée aux HR Awards 2025 pour son engagement en faveur de l'Innovation Verte    Tunisie : vers une régulation des gardes d'enfants à la maison    Succession de Trabelsi : un Français en tête de liste pour le poste    Club Africain participe au Championnat international de Dubaï de basketball    Météo en Tunisie : averses isolées attendues la nuit    Evitez les amendes : quand et comment renouveler votre permis B?    Hausse record de la consommation des bouteilles de gaz : explications    Ridha Behi: Et si les JCC étaient, plus que jamais, le miroir de notre société?    Prix stables et gaz disponible : bonne nouvelle pour les familles tunisiennes    Les Tunisiens trouveront-ils encore leurs médicaments en pharmacie ?    Mohamed Dräger arrive en Tunisie pour signer à l'Espérance de Tunis    nouvelair lance sa promo «Janvier magique» avec 30 % de réduction sur l'ensemble de son réseau    ESET publie son rapport semestriel de juin à novembre 2025    Pourquoi le Somaliland a choisi Israël : les vraies raisons dévoilées    Jordanie : Tunisiens, risque d'amende de plus de 1 000 dinars si séjour non déclaré    Abdelaziz Ben Mlouka: Tanit d'honneur des JCC    Météo en Tunisie : averses isolées, températures en légère hausse    La banane: saveurs, bienfaits, secrets et petites histoires    La Tunisie lance une plateforme numérique pour ses ressortissants au Koweït    Atlantique Nord : un pétrolier russe capturé par les forces américaines    Le film Palestine 36 d'Annemarie Jacir arrive en Tunisie : un film événement présenté par CineMad (trailer)    Tunisie – vignette automobile 2026 : Comment payer en ligne ?    Lancement du programme d'aide à la publication Abdelwahab Meddeb 2026 par l'IFT    Météo en Tunisie : temps froid, chutes des neiges aux hauteurs ouest    Commémoration ce vendredi au CNOM du 40ème jour du décès de Dr Mounira Masmoudi Nabli    De 'Sahar El Layali' à l'Académie d'Art de Carthage : Tamer Habib transmet l'art du scénario à la nouvelle génération tunisienne    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    E-consulat : un nouveau service numérique pour les Tunisiens au Japon    CAN : l'analyse de Mouaouia Kadri sur le parcours de la Tunisie et l'absence d'un buteur décisif    Le ministère de l'Environnement accélère la numérisation des services de délivrance des autorisations    Béja : secousse tellurique de 4,3 ressentie    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Panorama du scrutin de 2019 : La chimère de la démocratie
Publié dans WMC actualités le 29 - 09 - 2019

Deux semaines se sont écoulées depuis la divulgation des résultats du scrutin, il était temps de prendre du recul et de contempler le panorama du paysage post-électoral.
Telles que les séquences d'un thriller, les événements ont évolué en dents de scie et les médias n'ont pas manqué à amplifier les montagnes russes par le biais des manchettes bouleversantes épicées par des syntagmes aussi fermes qu'angoissants :
"Séisme", " Mafia", "soutenu par X", "Profil énigmatique", "La victoire de l'anti-système", "ultra conservateur", "la révolution des urnes" ...
En dépit de l'ambiance de suspense qui a précédé la révélation des urnes, les débats les "élites médiatiques" focalisés sur le taux "surprenant" d'abstention des électeurs se déroulaient dans une atmosphère de discernement et de clémence. Tout se passait à merveille jusqu'à ce que l'apparition des premiers résultats affirmant le passage des deux candidats, Kais Saied et Nabil Karoui, au second tour de la présidentielle vienne provoquer une explosion de frénésie sur les plateaux.
Et depuis, le chaos s'est installé: une amalgame d'interprétations mêlée à une tumulte de questions convergent vers un dilemme existentiel: Qui est Kaïs Saied?
Les résultats des sondages sortis des urnes diffusés en direct le 15 septembre ont très rapidement annoncé le passage de Kaïs Saied et de Nabil Karoui au deuxième tour.
Le suicide de la famille démocrate
Toujours sous l'effet de la secousse, la famille démocrate ayant toujours du mal à se remettre de la claque reçue par le scrutin, vit toujours dans le déni.
En dépit de toutes les tentatives des partisans de "la famille démocrate" de faire face à cette dispersion et d'assurer le retour dans la partie par le biais des groupes fermés sur les réseaux sociaux (qui sont désormais des plateformes d'échange de rhétoriques violentes entre les supporteurs des différents candidats) et des recours contre le résultat du scrutin, ces plans semblent loin d'aboutir.
Si les membres de cette famille de "républicains-démocrates" n'ont pas vu le fiasco venir, c'est parce qu'ils étaient préoccupés par leurs ego et leurs intérêts politiques. De plus, ils n'ont en aucun cas fait preuve de mea culpa ou de remise en question ou de volonté de changement de gamme.
Suite aux choix qui ont manqué de cohérence et aux élans capricieux et aux rapports belliqueux qui ont accompagné les campagnes électorales, le résultat ne peut pas être aussi intelligible.
Au moment où on avait le plus besoin de rallier les troupes, au-delà de toutes les classes hétéroclites et des différences idéologiques, la famille "démocrate" promouvait une image qui inspirait tout sauf la fiabilité.
L' "élite" médiatique
Cette "élite" accuse toute partie ne partageant pas le même avis qu'elle de manquer de bon sens et quand un journaliste proclame en direct "Le peuple n'est pas sacré", peut-on toujours parler d'"élite médiatique" d'un pays démocratique?
Pendant plusieurs jours, on a assisté à des débats hystériques qui tournaient autour de la menace pour le pays dans le cas de l'élection d'un président "fanatique".
Aveuglés par l'obsession d'avoir toujours raison, ils enchaînent quotidiennement des "dialogues de sourds".
Certains des soutiens de Kaïs Saied considèrent les médias comme faisant partie du système obsolète qu'ils souhaitent faire tomber par les urnes: ils sont persuadés que les propos médiatiques ont creusé une faille entre cette élite et une partie du peuple tunisien.
Le processus démocratique
Au milieu de ce maelström, il nous revient de se demander: Et la démocratie dans tout cela?
Il y a quelques semaines, on célébrait la réussite du processus démocratique tunisien, grâce à une transition pacifique du pouvoir après le décès de Béji Caïd Essebsi et la conduite civilisée des débats qui ont été admirés par les peuples voisins.
Au-delà de la personnalité hermétique de Kaïs Saied et des affaires qui poursuivent Nabil Karoui, le peuple a fait un choix qu'il considère légitime.
Les politiciens ont perdu leur crédibilité auprès du peuple à cause des erreurs du passé, et il ne fallait pas parier sur la crédulité du peuple ni sur l'illusion d'une confiance perdue et irrévocable.
Maintenant, il nous reste un long parcours à franchir et l'enjeu est social par excellence: l'étape suivante requiert beaucoup de patience et un investissement collectif, et il faut garder en tête que Rome ne s'est pas faite en un jour.
Ibtissem


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.