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Le tourisme tunisien est-il en mesure de relever le défi ?
Publié dans WMC actualités le 01 - 06 - 2020

Comment le tourisme tunisien peut-il se relever de la crise profonde provoquée par la pandémie du coronavirus ? Que doit-il faire pour relever le défi de la reprise ? Est-il en train d'agir dans le bon sens et le droit chemin pour atteindre cet objectif ?
Autant de question auxquelles il faudra répondre et de problèmes auxquels il faudra trouver des solutions pour un secteur clé sur lequel repose l'économie du pays.
Par Afif KCHOUK
Ouvrir les frontières immédiatement...
Il est impératif de rouvrir les frontières dès aujourd'hui. L'économie et le tourisme tunisiens ne peuvent plus attendre et supporter la situation d'agonie dans laquelle ils se trouvent.
Annoncer une telle ouverture ne signifie pas que les visiteurs étrangers vont se précipiter pour venir en Tunisie. Il leur faut du temps pour se décider, se programmer et s'organiser.
Annoncer cette ouverture aujourd'hui, le 1er juin 2020, signifie que les visiteurs, hommes d'affaires vont commencer à venir à partir du 15 juin, si les liaisons aériennes sont rétablies.
Il ne faut pas croire qu'avec cette annonce les touristes vont commencer à affluer vers la Tunisie. Il faudra du temps pour que les tours opérateurs confectionnent des packages et fassent la programmation aérienne, et que les agences de voyages les vendent aux clients qui veulent bien venir en Tunisie.
Seuls les Algériens et les Libyens peuvent profiter instantanément de cette ouverture des frontières et vouloir venir immédiatement en Tunisie.
Cette ouverture des frontières ne doit pas se faire de façon unilatérale, du côté tunisien seulement. Il faudra que les autres pays étrangers acceptent de laisser partir des passagers vers la Tunisie et d'en recevoir... sans séjour de confinement, mais sur simple présentation de résultats de test négatif anti-Covid-19.
... et le ciel aussi
Ouvrir les frontières ne suffit pas. Il faut ouvrir avec le ciel et permettre aux compagnies aériennes de voler, d'atterrir et de décoller des aéroports tunisiens. Et cette programmation aérienne ne peut pas se faire au pied levé, du jour au lendemain.
Cette programmation va prendre du temps, d'autant plus que les compagnies aériennes ne desserviront pas la Tunisie si elles n'assurent pas un coefficient de remplissage rentable de leurs vols. A ce sujet, les compagnies aériennes ont augmenté leurs tarifs pour compenser la perte causée par les restrictions des sièges vides imposées par les aviations civiles, comme précaution de la contamination du coronavirus.
La peur sera-t-elle dissipée ?
De leur côté, les touristes ne vont pas se précipiter, en masse, vers la Tunisie, parce que l'instinct de la peur (de la contamination au coronavirus) et de la prudence, voire de la méfiance est toujours très présent chez eux. Certes, la mise en place du Protocole Sanitaire du Tourisme Tunisien (PSTT) et les dispositions prises par les hôteliers tunisiens pour appliquer ce Protocole vont contribuer à dissiper cette méfiance et rétablir la confiance. Mais cet effort salutaire n'est pas suffisant. Il faut l'accompagner par toute une stratégie marketing de crise.
Par ailleurs, il faut voir à quel prix les tours opérateurs vont mettre en vente les forfaits de vacances en Tunisie, leur attractivité et leur compétitivité. La concurrence va être très rude entre les destinations réceptrices de touristes du sud de la Méditerranée : Turquie, Egypte, Maroc et Tunisie, et du nord de la Méditerranée : Portugal, Espagne (Baléares, Canaries, Costa del Sol...), Italie (continent, Sardaigne, Sicile), Malte, Grèce, Croatie...
En outre, le tourisme en général et tunisien en particulier risque de se trouver face à un touriste (européen) au pouvoir d'achat laminé par la pandémie du coronavirus. Déjà, le consommateur est déboussolé par la crise. Il est encouragé (et même plus) par l'Union européenne et les autorités nationales de passer ses vacances, s'il lui en reste, dans son pays et pas loin de chez lui.
Absence de stratégie de reprise
Face à tous ces défis, le tourisme tunisien navigue à vue. Il n'a pas présenté de vision, ni de stratégie de reprise non plus. Et même si elles existent (cette vision et cette stratégie), elles n'ont pas été annoncées, ni présentées et encore moins discutées. Le faire dans les prochains jours et semaines, il sera déjà trop tard ; parce que les concurrents nous ont devancés.
Comment faire pour rattraper maintenant ce retard ? Quelles sont les décisions à prendre et les actions à mener pour se replacer dans la course ? Autant de questions et d'autres auxquelles il est difficile de répondre.
Vu la situation agonisante dans laquelle se trouve le secteur, à genoux, peut-il encore se relever ? Par quel miracle va-t-il pouvoir se redresser ? Et les critères de reprise ne sont pas le nombre d'arrivées touristiques, ni les recettes en devises ; mais la capacité des établissements touristiques (hôtels, restaurants, agences de voyages..) à payer leurs charges, à rembourser leurs crédits... et à dégager des bénéfices.
Ce qui peut sauver le tourisme tunisien, c'est l'audace, la prise de risque calculé, l'ingéniosité. Gérer, c'est prévoir. Et il vaut mieux provoquer les événements que les subir !
A.K


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