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Informel/ TVA/ Cherté des matières premières : Le cri d'alarme des pâtissiers
Publié dans WMC actualités le 17 - 11 - 2020

La présidente de la Chambre syndicale des fabricants de pâtisserie (relevant de l'UTICA), Samia Dhiab, lance, ce 17 novembre, un cri d'alerte contre la marginalisation de cette activité et l'ampleur prise par l'informel qui nuit à l'image du secteur organisé et menace sa pérennité.
Dhiab a fait savoir que la Chambre essaye actuellement de cerner le nombre des pâtisseries opérant dans l'informel, malgré la difficulté de la tâche. "La Chambre n'a de représentations régionales que dans 18 gouvernorats, ce qui rend difficile, de cerner la vraie proportion que représente l'informel. Face aux 8 000 pâtisseries opérant dans le secteur organisé sur tout le territoire, nous avons pu, jusque-là, recenser près de 6 000 pâtisseries informelles dans les seuls gouvernorats de l'Ariana (1 293) et de Sfax (4 200)".
Et d'enchaîner: " l'ampleur prise par l'informel a mis en difficulté le secteur organisé et nous recevons tous jours à la Chambre, des appels de détresse de pâtissiers qui trouvent des difficultés à faire face à leurs charges et qui risquent même de fermer leurs pâtisseries. Les ventes en ligne de produits pâtissiers qui ne sont soumises à aucun contrôle de l'Etat, a aussi, favorisé le secteur informel au détriment du secteur formel ".
La présidente de la Chambre a ainsi, appelé à réviser la TVA appliquée au secteur pour alléger les charges des pâtissiers d'une part et inciter les acteurs de l'informel à régulariser leur situation et à intégrer le secteur organisé d'autre part. " La pâtisserie est un secteur artisanal. Au lieu d'une TVA de 19% actuellement, nous appelons à nous soumettre à une TVA de 7%. Une TVA réduite confortera le secteur formel et attirera les acteurs de l'informel ".
Elle a, par ailleurs, plaidé pour la suppression de la taxe de 1% imposée au secteur au titre de la subvention. " Nous n'utilisons ni le sucre subventionné ni l'huile subventionnée, pourquoi donc nous soumettre à une telle taxe ? ".
Dhiab a aussi, évoqué la cherté des matières premières dont les prix ont quasiment doublé ou triplé, durant les dernières années. " Il y a quelques années, nous achetions les amandes à 17 dinars le kilo. Actuellement, leur prix est aux alentours de 40 dinars, voire plus. Le prix du kilo de pistaches a frôlé, l'année dernière, les 100 dinars. Et il s'agit là de produits locaux. Imaginez donc les prix des produits importés, d'autant plus que l'Office du Commerce de la Tunisie refuse toujours de nous accorder des quotas d'importation de certains produits, à l'instar des noisettes et confient l'importation de ces produits à des hommes d'affaires qui nous font supporter des prix exorbitants. Tout cela a un impact sur les prix de nos produits finaux et partant sur nos ventes ".
La responsable a également appelé à une meilleure coordination entre les différentes autorités de contrôle. " Les autorités de contrôle économique, celles de contrôle sanitaire, la police municipale et la police environnementale, doivent coordonner entre elles pour unifier leurs équipes et synchroniser leurs visites, car il est anormal de nous infliger des contrôles répétitifs, parfois en une seule journée, toujours sous prétexte du contrôle d'hygiène".
De plus, " les agents de contrôle doivent être habillés conformément aux protocoles d'hygiène et sanitaires surtout en ces moments de pandémie car il est inconcevable d'accueillir des contrôleurs dont les tenues ne respectent nullement la moindre exigence sanitaire ".
La présidence de la Chambre a d'autre part, appelé à mettre à jour le cahier de charges du secteur, qui n'a pas été actualisé depuis 1989, à l'exception de quelques articles qui ont été révisés en 1993, et de revoir les critères d'octroi des autorisations. " Il faut un minimum de formation professionnelle et sanitaire pour obtenir une autorisation. Il ne faut pas mettre la santé des tunisiens entre les mains de gens qui ignorent tout à propos du métier et de ses exigences sanitaires et de qualité";
D'après elle, il faut soumettre les produits pâtissiers à des analyses sanitaires pour veiller au respect des normes sanitaires et de qualité, tout en veillant à garantir des coûts acceptables pour ces analyses. Il est aussi, nécessaire d'améliorer la communication officielle qui concerne le secteur. " Certaines décisions et lois qui concernent le secteur passent inaperçues et demeurent inconnues des professionnels de la pâtisserie, faute d'une bonne communication sur ces décisions ".
Elle a, en outre, appelé à garantir un meilleur accès des professionnels de la pâtisserie, au financement, en leur garantissant l'accès à des crédits bancaires sans intérêts pour les aider à faire face à leurs charges, surtout face aux répercussions de la pandémie. Et de conclure " la pâtisserie est un secteur marginalisé qui traîne ses difficultés depuis de longues années et il est temps de lui accorder de l'intérêt, sinon on risque de le perdre ".


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