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Gel de l'ARP par Kaïs Saïed : « Nous n'avons plus besoin d'oxygène, nous respirons »
Publié dans WMC actualités le 26 - 07 - 2021

Il fallait s'y attendre ! «L'arrogance précède la ruine, l'orgueil précède la chute». Les déclarations menaçantes des « leaders » nahdhaoui à propos de dédommagements colossaux dans un pays épuisé par une crise sanitaire sans précédent et une autre socioéconomique dramatique ont fini par mettre à rude épreuve la patience légendaire du peuple tunisien.
A l'annonce faite par Kaïs Saïed annonçant le gel des activités de l'ARP, la levée de l'immunité parlementaire, le limogeage de Hichem Mechichi (chef du gouvernement) et une interdiction de voyage visant les acteurs politiques impliqués dans des affaires douteuses, ont succédé des manifestations de joie sur tout le territoire national et des feux d'artifice. Un post sur Facebook est à ce propos plus qu'édifiant : « Nous n'avons plus besoin d'oxygène, nous respirons ». Ainsi que la déclaration d'une jeune femme, haut cadre dans le secteur de la communication : « ils ne nous ressemblent pas ».
Le président Kaïs Saïed, qui n'a pas arrêté depuis son investiture de se plaindre de l'absence de prérogatives, a aujourd'hui toutes les cartes en main. Il a déclaré aussi présider le parquet, ce qui ne sera pas une mince affaire au vu des dossiers sur lesquels il va plancher et qui comprennent des dizaines d'hommes politiques impliqués dans des affaires de terrorisme ou de corruption.
En réaction, Rached Ghannouchi a appelé les militants d'Ennahdha à rejoindre la place du Bardo pour un sit-in, mardi 27 juillet, en guise de protestation contre la décision du président de la République de geler les activités du Parlement, rappelant en cela le scénario Rabaa au Caire.
Ceci alors que le syndicat des forces sécuritaires a publié un communiqué affirmant son refus d'être une partie prenante dans un conflit politique et son souci de préserver les institutions souveraines et la population.
Ne nous leurrons pas, débarrasser la Tunisie du "joug islamiste" qui a infiltré toutes les arcanes de l'Etat ne sera pas facile. Ceux et celles qui sont devenus, en l'espace de 10 ans, des millionnaires, qui ont goûté à l'ivresse du pouvoir ne lâcheront pas aisément leur positionnement privilégié.
Attendons-nous donc à ce que les "pays islamistes" qui les ont toujours soutenus – la Turquie en premier – ne restent pas les bras croisés face au « largage » de leurs plus fidèles alliés du pouvoir. Eux qui détiennent des intérêts importants en Tunisie et qui occupent une partie du terrain libyen.
Ne magnifions pas non plus le président tunisien qui a commis une suite d'erreurs impardonnable dans la gestion des affaires de l'Etat et en prime le choix de chefs de gouvernement qui n'ont pas pu assurer comme il se doit la gestion des affaires de l'Etat dans une phase critique.
A l'international, pas de réactions importantes si ce n'est la déclaration de l'Union européenne appelant à éviter la violence et au respect de la Constitution, ou encore celle de la Russie appelant à protéger la population de possibles actes de violence. La Turquie, « parrain » d'Ennahdha, a pour sa part condamné ce qu'elle a appelé comme « le blocage de l'opération illégitime démocratique en Tunisie ».
Aujourd'hui, c'est peut-être la réaction de Mohamed Ali Daoues, vice-président de la Banque centrale, qui reflète l'état d'esprit de nombre de Tunisiens éclairés : « A l'instar de la plupart des Tunisiens, particulièrement apolitiques, je suis soulagé parce qu'avec les dernières décisions de KS, une occasion nous est présentée pour mettre fin à la dégringolade généralisée que connaît notre pays depuis 2011 et qui s'est accélérée depuis l'élection de RG à la tête de l'ARP. En même temps, je suis très inquiet pour l'avenir de notre pays et j'espère que ça ne sera pas un saut dans l'inconnu. Plusieurs questions sont encore sans réponses :
– KS a-t-il pris toutes les précautions nécessaires pour neutraliser les opposants à ses décisions et faire face à la mise en exécution de leurs menaces ?
– Qu'en sera-t-il de l'avenir du système politique et du processus démocratique en Tunisie d'une manière générale ? La liberté d'opinion, très chèrement acquise depuis 2011, sera-t-elle sauvegardée ?
Attendons voir.
Amel Belhadj Ali


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