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Ezzar : L'absence d'un ministre de l'Agriculture impactera négativement la saison agricole !
Publié dans Business News le 09 - 09 - 2021

Abdelmajid Ezzar, président de l'Union Tunisienne de l'Agriculture et de la Pêche (UTAP), a estimé que la non-désignation d'un ministre de l'Agriculture peut impacter négativement les récoltes et la saison agricole.
Invité par la radio Shems FM, Abdelmajid Ezzar a expliqué que la délégation du pouvoir de signature au secrétaire général du ministère ne suffit pas, puisque ce dernier à un rôle administratif. Le ministre par-contre à un rôle politique en fixant les orientations et les visions du secteur.
Le président de l'UTAP a, également, souligné l'importance de bien entamer la saison agricole afin d'avoir une bonne récolte. « Nous devons garantir les meilleures conditions et méthodes relatives à la plantation », a-t-il ajouté.
Il a considéré que le début de la saison agricole fait face à plusieurs obstacles tels que l'absence de prix fixes des semences de qualité. « Les semences de qualité provenant du pays ne représentent pas 10% de celles utilisées en Tunisie. Nous devons renforcer encore plus l'utilisation de nos semences », a-t-il continué.

Abdelmajid Ezzar a, par la suite, évoqué les prix du DAP, des ammonitrates et autres engrais qui ont doublé. La pénurie observée au niveau de ces produits a obligé les agriculteurs à en acheter auprès du marché parallèle au triple du prix initial.
« Afin de traiter ces questions, nous devons élaborer des stratégies… Si nous n'avons pas les moyens d'appuyer la recherche scientifique en ce qui concerne le développement de semences, profitons alors de ce qui a été découvert sans pour autant devenir des subordonnés ! Nous pouvons importer des graines, les développer et les reproduire en Tunisie. Nous avons des compétences. Où sont les moyens ? », a-t-il dit.


Abdelmajid Ezzar s'est, aussi, interrogé sur l'impact du changement climatique sur les semences utilisées en Tunisie. « Répondent-elles encore aux conditions climatiques et à la nature du sol en Tunisie ? Seuls les chercheurs peuvent répondre à cette question ! », a-t-il insisté. Il s'agit, selon lui, des choix de l'Etat. Il a conclu que la question des semences s'inscrit dans le cadre de la sécurité nationale et de souveraineté.
Abdelmajid Ezzar a assuré que l'Etat a augmenté les prix des engrais sans fournir les semences de qualité ou améliorer les conditions de production. « L'agriculteur est devenu un sac de boxe. Il ne fait qu'encaisser les coups », a-t-il ajouté.

Pour ce qui est des prix des viandes de volailles, Abdelmajid Ezzar a affirmé que le Groupement Interprofessionnel des Produits Avicoles et Cunicoles (GIPAC) établit les prix en fonction d'éléments imaginaires et idéalistes.
« Le GIPAC, par exemple, estime qu'un kilo de viande de poulet nécessite 1,6 kilo de nourriture pour animaux. Ceci n'est valable que pour les bâtiments d'élevage de poulet de très haut standing. Le GIPAC estime la mortalité au sein de l'élevage à 3% or le chiffre réel est de 8%. Il ne prend pas en compte les conditions d'élevage et la chaleur… Le kilo de poulet coûte, à l'éleveur, 4 dinars », a-t-il précisé.
Selon lui, suite à la nouvelle tarification du ministère du Commerce, les abattoirs ont décidé de ne pas prendre en considération la situation des agriculteurs en imposant un prix d'achat de 3,3 dinars le kilo de poulet. « C'est pour cela que nous avons appelé à boycotter les abattoirs et à vendre directement le poulet vivant. Nous avons appelé à mettre en place une structure des prix et à faire intervenir l'Etat lorsque ceci est nécessaire », a-t-il dit.

Abdelmajid Ezzar a, également, considéré que l'Etat doit envisager la levée des tarifs douaniers et autres prélèvements, en plus de subventionner certains produits. « Nous devons étudier les marges de bénéfices pour l'ensemble des acteurs concernés par la production… Une réunion est prévue avec le ministère à ce sujet. Les autorités se sont exprimées en faveur de notre cause lors des entretiens précédents », a-t-il affirmé.


Concernant la sécheresse et le stress hydrique, Abdelmajid Ezzar a expliqué qu'il s'agit de choix stratégiques de l'Etat. « L'Etat a demandé aux agriculteurs de ne pas planter le piment à cause des pénuries en eau. Si nous maintenons cette décision, le prix du kilo pourrait, en décembre, janvier et février, atteindre les sept dinars. Le kilo de la pomme de terre pourrait, quant à lui, voir son prix dépasser les 2,5 dinars », a-t-il signalé.
« Pour ce qui est du traitement des eaux usées, on aurait pu l'exploiter dans la plantation fourragère… Actuellement, les 2/3 des ressources minérales en Tunisie sont exploitées aux profits de l'eau potable… L'agriculture n'exploite plus 80% des ressources de la Tunisie en cette matière… L'Etat n'a pas fait d'investissement dans le secteur des eaux depuis près de trente ans et a multiplié les mauvais choix », a-t-il assuré.
Abdelmajid Ezzar a expliqué que les agriculteurs sont dans l'obligation de creuser des puits sans autorisation afin de sauver leurs fermes. Il a, également, considéré que c'est à l'Etat de poser une feuille de route agricole en ce qui concerne la chose. « En tant qu'organisation, nous proposons mais nous ne pouvons pas décider. Nous tenons l'Etat pour responsable ! », s'est-il exclamé.

Par ailleurs, Abdelmajid Ezzar a critiqué la monopolisation et la spéculation au niveau du stockage des fruits et légumes. Ces derniers contrôlent le marché et les prix. L'Etat, selon lui, doit appuyer le stockage au niveau des fermes. « Il s'agit de question de choix ! », a-t-il rappelé.

Au sujet des prix des viandes rouges, Abdelmajid Ezzar a expliqué que la hausse est due à la diminution des élevages. « Le kilo de viande bovine pourrait atteindre les 30 dinars d'ici octobre », a-t-il confirmé.
De plus, il existe des lobbys en faveur de l'importation qui complotent contre la production nationale. « L'importation est l'ennemi du produit national », a-t-il affirmé.

Par la suite, Abdelmajid Ezzar a estimé que la Tunisie a cédé sa position au sein du marché libyen. « Nous n'avons pas répondu aux attentes du marché. La perte du marché libyen est un choix de l'Etat tunisien. Où est la diplomatie tunisienne ? Elle aurait dû intervenir pour préserver la position de la Tunisie en Libye », a-t-il critiqué.

Enfin, Abdelmajid Ezzar s'est étonné face à la décision de l'Organisation Mondiale du Commerce concernant la levée des subventions sur les combustibles dans le secteur de la pêche même pour les pays en développement « D'habitude ce genre de décision ne concerne pas les pays sous-développés ! Les pêcheurs tunisiens souffrent déjà de la piraterie ! J'appelle le président de la République à intervenir et de s'entretenir avec le président libyen afin de mettre fin à ce genre de pratique », a-t-il dit.


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