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L'économie créative et culturelle mise à l'épreuve en Tunisie
Publié dans Business News le 04 - 03 - 2022

L'économie créative et culturelle a été l'objet du Forum "Ba'der", qui s'est tenu, vendredi 4 mars 2022, en présence de la ministre des Affaires culturelles Hayet Guettat Guermazi, du ministre de l'Economie et de la Planification Samir Saied et du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) Marouane Abassi.

A cette occasion, Samir Saied a affirmé que le monde de la finance et de la culture peuvent être complémentaires et se renforcer mutuellement.
Et de soutenir que le secteur de l'économie créative est en train de croitre rapidement, porté essentiellement par le phénomène du gaming avec toutes ses dimensions (divertissement, éducation, culture,…).
Le ministre a précisé que le poids de l'industrie créative dans le monde est en moyenne de 3% du PIB. Aux Etats-Unis, il est à 7,7% du PIB alors qu'en Tunisie, il n'est que de 1% du PIB.
« C'est trop peu malgré le fait que cette industrie a été intégrée en tant qu'activité prioritaire. Ce secteur doit prendre part à la dynamique économique du pays, surtout que nous avons un talent incroyable dans ce domaine », a-t-il commenté.


Pour sa part, le gouverneur de la Banque centrale a indiqué : « Nous sommes convaincus de la nécessité de se rapprocher au maximum pour trouver non pas des solutions de rafistolage mais des solutions radicales. Lors des débats, vous allez comprendre que votre compréhension du temps et la nôtre n'est pas la même : je vois comment les choses avancent, notre bureaucratie et la complexité des procédures font qu'une bonne partie de l'énergie est perdue. Ainsi, ceux qui ne sont pas patients laissent tomber, d'autres quittent carrément le pays ».
Se référant à une étude récente E&Y France, relative à l'Union européenne (UE), le premier partenaire de la Tunisie, M. Abassi a brossé le tableau de ce secteur.
« 643 milliards d'euros de revenu du secteur de l'industrie culturelle et créative en 2019, soit 4,4% du PIB de l'UE, soit une contribution supérieure à celle des télécoms, de la haute technologie, de l'industrie pharmaceutique ou de l'industrie automobile. 7,6 millions de personnes en majorité des jeunes travaillent dans ce secteur, plus de 30 millions dans le monde. 8,6 milliards d'euros d'excédent commercial. De plus, les industries culturelles et créatives sont l'un des secteurs qui s'étendent le plus rapidement au sein de l'économie mondiale, avec un effet d'entrainement sur d'autres secteurs importants comme le tourisme. La demande et la consommation des produits culturels créatifs ainsi que les services des médias croissent de manière exponentielle, portés notamment par l'importance croissante de la distribution numérique et mobile », a-t-il énuméré.
Et d'ajouter : « En Tunisie, malgré tous les efforts déployés par les autorités publiques dans le cadre de la lutte contre des effets de la crise sanitaire, le secteur de l'économie culturelle et créative, qui représente un levier de croissance important, a été durement mis à l'épreuve avec des menaces sérieuses sur le devenir de l'activité culturelle et artistique d'autant qu'elle souffre déjà des problèmes structurels graves, notamment l'absence d'industrie culturelle et d'institution spécialisée, la faiblesse voir l'absence d'espaces culturels au niveau des régions et la modicité des ressources financières avec un budget du ministère de la Culture qui ne représente que 0,6% du budget de l'Etat en 2020/2022 ainsi que la faiblesse des initiatives du secteur privé dans son financement ».

Pour lui, la filière de l'industrie culturelle et créative est sous-financée ou carrément pas financée du tout. En outre, le modèle actuel de ce secteur est perçu par les acteurs bancaires comme un investissement à très haut risque. Un constat renforcé par le taux d'impayés des entreprises de la filière qui s'avère largement supérieur à la moyenne nationale.
S'agissant des obstacles du financement, le gouverneur a cité trois raisons « objectives ». Premièrement les porteurs de projets culturels ou artistiques présentent souvent des demandes perçues par les banques comme étant pas assez structurées, sans business plan solide pour un projet viable et banquable. Deuxièmement, les revenus du secteur culturel ne sont pas toujours prévisibles et les conditions exigées par les banques, en tout cas celles liées aux fonds propres et aux garanties, ne sont pas adaptées à la nature de l'activité culturelle et artistique (un petit projet culturel représente une faible perspective de revenu pour la banque). Enfin, les artistes ne disposent pas de base suffisante pour réfléchir à leur activité en termes de stratégie financière, commerciale et marketing, ce qui ne leur permet pas de voir la réalité du marché et d'adopter la stratégie adéquate pour pérenniser leur activité en termes économique.

Marouane Abassi pense qu'un financement innovant doit être mis en place, notamment via le financement participatif/crowdfunding. Pour lui, le secteur bancaire pourrait être un acteur actif et impactant dans la culture et créativité, notamment en mettant à la disposition de porteurs de projets des solutions de financements appropriées et adaptées à leur besoin. Il pourra aussi parrainer et accompagner de nombreux évènements culturels et artistiques.


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