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28.000 Facebookers Tunisiens privés d'accès à leur site préféré
Publié dans Business News le 02 - 09 - 2008

(Revue de presse) Il paraît qu'un crime crapuleux a été élucidé en Italie grâce à Facebook, ou du moins y a-t-on eu recours dans l'enquête. Mais, à l'heure où nous rédigions cet article, Facebook n'est pas (plus ?) accessible en Tunisie.
Déjà, à partir du lundi 18 août 2008, des zones ont été sporadiquement privées d'accès au site d'amis le plus fréquenté dans le monde, et en Tunisie où il a fait l'objet d'une extraordinaire popularité depuis près d'un an déjà, attirant 28.000 adhérents, lesquels ne peuvent plus se connecter depuis samedi 23 août dernier, alors que plusieurs personnes y voyaient des rumeurs non fondées ou des menaces dans le vent.
Ayant contacté le Ministère des Technologies de la Communication, nous attendons toujours la réponse qui ne nous a pas été donnée concernant ce blocage. Est-il vrai alors que cela est dû aux éventuelles dérives d'instrumentalisation extrémiste, ce à quoi l'unique antidote semble être la fermeture du site ? Et de quel extrémisme parle-t-on ?
Tout cela peut être bien compliqué pour ceux qui ne connaissent pas Facebook et ne savent même pas de quoi il s'agit. Ce site est avant tout un site d'amis. Créé au départ pour les étudiants de Harvard, il s'est ouvert par la suite à la plupart des universités américaines, et puis, grâce à internet, le monde entier s'est mis à le fréquenter. Comme plusieurs sites du même genre et qui l'ont précédé - tels que MySpace (où se retrouvent plusieurs artistes de tous les domaines) avec lequel Facebook a disputé la première place pendant longtemps, avant qu'il ne l'emporte avec le plus grand nombre d'adhérents -, Facebook est un vaste espace où sont répertoriées les pages des adhérents qui peuvent s'y rencontrer, s'échanger des commentaires, voir leurs photos respectives, discuter, etc., etc. Le plus simple pour en avoir une plus ample idée serait de consulter les différents articles qui y sont consacrés sur le Net, ou de poser la question à l'un de ses proches qui fréquentait le site.
Facebook est un outil culturel incomparable, grâce notamment aux groupes qui s'y créent. Ces derniers varient, de ceux réunis autour de tel artiste ou écrivain, à ceux «militant» pour une cause (les femmes battues, par exemple), en passant par ceux qui ne font que discuter à propos de n'importe quel sujet. Mais la liste risque d'être extrêmement longue. Pour adhérer à l'un de ces groupes, il suffit d'un seul clic, et de se soumettre aux règles énoncées ; le seul espace où peuvent se retrouver tous ces membres c'est la «page» où figurent leur liste, des photos et les commentaires qu'ils laissent.
Depuis le 23 août dernier, suite à la fermeture de l'accès en Tunisie, les facebookers tunisiens sont dépités. Les blogueurs expriment leur frustration, eux qui connaissent bien ce genre de manœuvre, puisque tellement d'autres adresses sont désactivées en Tunisie, et pas seulement celles des sites interdits aux moins de 18 ans ou des sites islamiques ; des sites a priori inoffensifs, jusqu'à preuve du contraire, et reconnus dans le monde entier, tels que Youtube, Dailymotion et Metacafe, sont également fermés.
Il fait des siennes, «Ammar 404», celui qui se cache derrière la page blanche sur laquelle on peut lire «404 not found» quand un site est bloqué d'accès. L'herbe est coupée sous les pieds de près de 30.000 facebookers tunisiens, lesquels affirment que ce site est capable de choses miraculeuses, puisqu'il permet de retrouver des personnes qu'on a perdues de vue et maintenir le contact avec les amis et les proches résidant à l'étranger. Des personnes y peuvent tout simplement se rencontrer, discuter, interagir, s'échanger des idées, se conseiller intellectuellement des films, des livres ou des programmes télévisés, via les différentes applications existantes. Des liens entre les quatre coins du monde se tissent, des personnes à la recherche d'emploi se voient proposer des postes convenables. Des auteurs non publiés arrivent à trouver des éditeurs parfois, et de jeunes artistes des labels de musique. Des organisateurs de manifestations culturelles tiennent les membres au courant de leur actualité, et ainsi estimer le nombre de personnes désireuses d'y participer. Il existe également des festivals et des cafés culturels qui ont fini par avoir la cote grâce à Facebook ; et, surtout, il s'est avéré que les Tunisiens ne faisaient pas qu'occuper les tables des cafés.
Des pétitions ont été signées en ligne. Des adhérents se sont même engagés à résilier leur contrat avec leur fournisseur d'accès internet au cas où serait vraiment bloqué l'accès au site d'Internet qui faisait leur bonheur. Khalil KHALSI - Le Temps (Tunis)


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