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L'eldorado des retraités européens
Publié dans Business News le 11 - 09 - 2008

Plages dorées, soleil quasi omniprésent, prix doux, stabilité politique, proximité avec l'Europe…la Tunisie attire de plus en plus les Européens du troisième âge en quête d'une retraite dorée. Certains préfèrent passer les longs mois d'hiver sous un ciel plus clément avec l'appui financier de leurs caisses de retraite. D'autres franchissent le cap et élisent définitivement domicile dans ce qu'ils appellent volontiers une "banlieue" du vieux continent. Reportage.
Le phénomène fait boule de neige depuis quelques années. De plus en plus de retraités européens choisissent la Tunisie comme résidence secondaire. Dans certaines stations balnéaires huppées comme Hammamet, Nabeul, Djerba et Monastir. Les Tunisiens ne s'étonnent plus d'avoir comme voisin un européen. Aucune étude sérieuse permettant de mesurer l'ampleur du phénomène et de prévoir son évolution n'a été faite. Mais la nouvelle vague est bien visible. Le consulat de France à Tunis a recensé 354 retraités français installés définitivement en Tunisie. Environ 200 d'entre eux habitent dans la capitale, particulièrement à La Marsa, à Gammarth et à Sidi Bou Saïd. Les autres sont répartis entre les villes de Sousse, Nabeul, Monastir, Djerba et Bizerte.
Emboîtant le pas aux Français, dont beaucoup ont des liens historiques avec la Tunisie pour y avoir vécu pendant leur enfance lors de la période coloniale, de nombreux Belges, Allemands, Italiens… ont choisi de passer leurs retraites sous le ciel tunisien bien ensoleillé.
Selon les estimations du ministère du tourisme, le pays compterait "plusieurs milliers" de retraités européens possédant des résidences secondaires, alors que plus de 1, 2 million d'autres viennent passer chaque année de longs séjours pouvant atteindre trois mois dans des hôtels clubs.
Parmi les seniors européens qui choisissent de finir leurs jours en Tunisie, les plus aisés achètent à travers des autorisations spéciales - la propriété immobilière n'étant pas encore légalisée pour les étrangers - des villas de maître ou encore des vergers, où ils se font construire de petits palais, souvent avec piscine et palmeraie
Dans les "anciennes Médinas", il s'agit de restaurer des habitations anciennes, notamment celles appartenant à d'anciens colons, tout en sauvegardant les spécificités de l'architecture locale.
D'autres retraités européens préfèrent louer des villas de très haut standing dans des quartiers chics. Quant aux plus aventuriers, ils optent pour les caravanes pour des balades riches en découvertes et en rencontres.
Seul point commun entre toutes ces catégories de "retraités migrateurs", tous ont succombé au charme du pays après l'avoir visité comme de simples touristes.
La majorité des retraités sont attirés par le soleil presque omniprésent, les plages dorées et la stabilité politique dont jouit la Tunisie. « C'est notre volonté de fuir la morosité du climat du Nord qui a déterminé notre choix. Ici, il fait très souvent beau, on profite pleinement du soleil et de la mer. En plus, les gens sont très chaleureux et accueillants. Nous nous sentons vraiment chez nous. C'est notre second pays», plaide Vincent Sevran, un Parisien âgé de 67 ans qui a élu domicile avec sa femme à Hammamet depuis deux ans.
Certains ont, en revanche, opté pour la Tunisie pour fuir les fins de mois difficiles et échapper aux impôts. C'est le cas de du couple Réné et Jeanne Dupont. Ces retraités louent à longueur d'année une superbe villa à Sidi Bou Saïd, avec trois à quatre sauts par an à Bruxelles pour renouveler les titres de séjours, la durée du visa touristique n'excédant pas quatre-vingt-dix jours. « Le soleil et le coût relativement bas de la vie constituent notre principale motivation. Avec nos pensions de retraites cumulées qui atteignent 2700 euros, on peut vivre comme des rois en Tunisie. On peut se permettre de s'offrir presque tous les luxes inabordables en Belgique. Cette villa coûterait sept fois plus cher à Bruxelles. Et puis la bouffe n'est pas du tout chère», précise Jeanne. Et de renchérir : « S'il n'y avait pas la question des papiers, on ne rentrerait plus en Belgique, où nous n'avons ni enfants, ni de proches ».
Plusieurs centaines de milliers de retraités européens qui ne peuvent pas se permettre le luxe de s'installer à longueur d'année en Tunisie, viennent passer la saison hivernale sous le soleil tunisien pour 20 Euros par jour. Ils sont tellement fidèles qu'on les appelle dans les hôtels "Hadj Maâoued", c'est à dire "les pèlerins qui reviennent tout le temps." C'est la cas du couple français Lucien et Marie qui ont fini par jeter définitivement l'ancre au vieil mais somptueux hôtel Fourati à Hammamet après pas moins de Sept ans pendant les quelles ils passaient les trois mois d'hiver en Tunisie. « Cela fait des années qu'on se tutoie avec le personnel de l'hôtel. Ici, on est suivi régulièrement par une infirmière et les sympathiques animateurs de l'hôtel nous organisent des séances de fitness le matin et des soirées à thèmes (karaoké, danse etc…), la nuit. Bref, on ne s'ennuie jamais. Mieux encore, depuis qu'on a quitté notre maison de retraite à Paris, nôtre santé s'est beaucoup améliorée.», se félicite Lucien, 76 ans.
Selon la direction de l'hôtel, un séjour de trois semaines "avec pension complète » coûte pendant la basse saison 525 euros par personne, billet d'avion compris. Soit, au total, 25 euros par jour. Et moins, bien sûr, si le séjour s'allonge."C'est de loin moins cher qu'une maison de retraite en France », précise Marie, ravie.
Au ministère de tourisme, on est convaincus que le segment du tourisme résidentiel destiné au européens du troisième âge a toutes les chances de se développer. Mais encore faut-il dépasser certaines contraintes d'ordre règlementaire comme celle de la restriction de la propriété immobilière pour les étrangers.
Autre impératif : une véritable stratégie de marketing pour promouvoir l'image de la Tunisie en tant que destination résidentielle qui nécessite en aval l'invitation des décideurs dans ce domaine, une présence plus forte des professionnels tunisiens dans les salons et les manifestations touristiques et immobilières d'envergure. Le Maroc, devenu ces dernières années une destination très courue par les retraités européens, est passé par là. Il n'a pas tardé à récolter les fruits de son marketing agressif. Rien qu'en 2006, ils étaient près de 42.644 seniors européens fortunés à s'y expatrier.


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