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Nouveau gouvernement en Tunisie : Quel enseignement pour les générations futures ?
Publié dans Business News le 13 - 11 - 2011

Comment le gouvernement post-23 octobre, fera-t-il face à une réforme du système éducatif, de plus en plus imminente ?
Voila une question qui se pose aujourd'hui avec acuité et insistance dans une Tunisie en plein chantier et qui offre de nombreux challenges au nouveau gouvernement, qui n'aura pas droit à l'erreur.
L'heure est aux idées « pratiques » et non déconnectées de la réalité. Des idées qui sauront être concluantes en tenant compte des variables locales et internationales et en garantissant une formation de qualité pour les générations futures.
Dans un secteur délicat et fragilisé par les nombreuses expérimentations, qui s'y sont succédé au fil des années, Ennahdha, aux commandes de l'Assemblée constituante, annonce déjà la couleur et arbore un programme plutôt fourni.
Nous nous sommes penchés sur son programme électoral en 365 points, étudié et mis au point par 182 experts de différentes spécialités, ainsi que sur les déclarations des dirigeants du parti Ennahdha, qui ne semblent pas vouloir délaisser l'éducation, l'enseignement et la formation, mais leur réservent de grands projets d'avenir .
Première réforme en vue : « L'arabisation de l'enseignement », comme l'a annoncé le leader du parti, Rached Ghannouchi, à de nombreuses occasions, notamment lors de sa présence à l'émission télévisée de « Assaraha raha », diffusées sur « Hannibal Tv ».
On pourrait s'interroger sur le bien fondé de cette proposition. Se fera-t-elle au détriment des autres langues vivantes qui constituent un réel atout pour nos élèves et étudiants ?
La réforme du système éducatif ne doit-elle pas être engagée en préparant les futures générations à faire face aux enjeux de la mondialisation ?
La langue arabe serait, dans ce sens, insuffisante, si elle est enseignée seule. Les jeunes générations ont, aujourd'hui, plus que jamais besoin d'un enseignement obligatoire des langues vivantes, à savoir l'arabe, comme langue maternelle, le français comme deuxième langue du pays, mais aussi l'anglais, langue véhiculaire dominante de la finance, du commerce international et des sciences.
Les propos de Rached Ghannouchi à ce sujet, se veulent rassurants. Ce dernier affirme, en effet, que « les choix tels que l'arabisation de la culture et de l'enseignement doivent être consensuels et non pas changeants au gré de la politique et des partis. » et déclare même que « arabiser la société tunisienne ne se fera pas au détriment des langues étrangères, notamment, le français, l'anglais ou encore, le chinois », rejetant ainsi toute hypothèse de rupture avec la communauté internationale.
La réforme du système éducatif, selon la vision d'Ennahdha, ne toucherait donc pas à la présence des langues étrangères au sein des programmes scolaires et universitaires.
Une mesure qui, selon Rached Ghannouchi, serait justifiée par la « pollution linguistique » dont souffrent nos jeunes générations et qui touche « l'identité même du pays ». Une question qui prend des allures de débat identitaire…
Il faut avouer que, loin de l'éternel débat sur l'identité du pays qui ne fait pas actuellement partie des priorités et des revendications citoyennes, cette proposition ne manque pas de sens devant le simple constat d'un véritable massacre des langues, observé aujourd'hui par nos étudiants et élèves.
La maîtrise des langues (non seulement arabe mais aussi étrangères) est en effet devenue, à ce jour, une denrée rare.
Ennahdha n'est cependant pas la seule à œuvrer dans ce sens. Moncef Marzouki soutient également cette idée et déclare même, dans un véritable « plaidoyer en faveur de la langue arabe » (paru sur le site de « Al Jazeera »), vouloir protéger les futures générations des « langues bâtardes » (comme il s'amuse à les qualifier), qui sont un véritable capharnaüm de langues de toutes sortes.
Moncef Marzouki affirme même sa position en faveur de la création d'une association de défense de la langue arabe en Tunisie.
Plus profondes encore, les problématiques de la réforme du système éducatif ne se restreignent pas uniquement à la langue enseignée.
L'apprentissage de la manipulation des technologies demeure également une priorité, étant un outil fondamental dans la recherche et le développement.
Un outil qui n'a pas été négligé dans le programme d'Ennahdha, notamment dans le point 271 qui prévoit « la consolidation de la place des nouvelles technologies dans le domaine de l'enseignement », mais également dans le point 281, qui s'intéresse à « […..] la modernisation de l'enseignement, l'utilisation des moyens efficaces et efficients, l'aménagement de l'infrastructure appropriée, l'adoption des nouvelles technologies, l'amélioration des programmes en relation avec les besoins du marché ainsi que le développement des connaissances scientifiques et académiques du corps enseignant. »
Ces réformes, ne se limitent donc pas aux étudiants et élèves, mais touchent également, le corps enseignant, autre victime d'un système éducatif « en faillite » et très peu productif.
Nous pointons du doigt un autre dysfonctionnement, bien connu, de l'enseignement tunisien : le manque d'esprit critique et de synthèse des élèves et étudiants, à cause de leur formation théorique, incapable de les préparer aux nouveaux défis des entreprises.
Plus important encore, l'employabilité !
L'inadéquation des diplômes délivrés par les universités tunisiennes avec les nouveaux besoins du marché du travail et la hausse du taux de chômage des jeunes, sont aujourd'hui, les axes principaux sur lesquels devrait se baser la réforme du système éducatif.
Nous sommes tous conscients aujourd'hui de l'urgence de résoudre les problèmes de chômage dans une société qui en pâtit chaque jour.
Une solution serait proposée par Ennahdha dans le point 159 de son programme qui déclare : «relever le niveau de compétences des diplômés et leur employabilité ».
Ennahdha semble vouloir mettre le doigt là où ça fait mal avec des solutions à chaque problématique mais ne nous révèle pas, cependant, comment elle compte réaliser concrètement ses nombreuses promesses.
Au regard des détails de ce programme électoral, les propositions et mesures proposées par Ennahdha vont-elles permettre à la Tunisie d'améliorer les performances de son système éducatif ?
Ce secteur stratégique serait, selon certaines sources, convoité par Ennahdha. Une information que semble démentir Hamadi Jebali qui affirme que le mouvement ne s'intéresse ni au ministère de l'Enseignement ni à celui de la Culture. Synda TAJINE


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