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Tunisie : La crise s'enlise, les menaces d'escalade se précisent
Publié dans Business News le 14 - 08 - 2013

Le durcissement de la position du Front du salut national telle qu'annoncée par Hamma Hammami lors du sit-in du Bardo, mardi soir, marque-t-il un tournant dans la crise actuelle ? Peut-être. Ce qui est sûr par contre, c'est que cette position est un nouvel indice laissant entrevoir un enlisement de la crise qui pourrait s'installer pour de longues semaines encore.
Devant une foule immense qui s'est déplacée au Bardo mardi soir à l'occasion de la marche pour les femmes, qui a rassemblé des dizaines de milliers de citoyens, le chef du Front populaire a annoncé au nom du Front du salut regroupant les partis politiques et les organisations qui appellent à la dissolution du gouvernement et de l'ANC, une campagne « Erhal » qui vise à évincer les gouverneurs, les délégués et les hauts responsables de l'administration nommés à leurs postes pour leur appartenance au parti au pouvoir. Il a affirmé, en outre, qu'un gouvernement de salut national est en cours de constitution et qu'il sera composé d'une quinzaine de ministres et présidé par une personnalité indépendante.
Cette annonce musclée, sonne un peu comme un appel à la désobéissance civile. Sans préjuger de ses chances de succès, elle est surtout une réaction à l'entêtement des dirigeants d'Ennahdha et de ses alliés qui ont multiplié les déclarations prônant le statuquo. Celles du leader islamiste en sont la preuve et constituent un cas d'école.
En effet, les observateurs de la vie politique attendaient beaucoup de la rencontre qui a eu lieu lundi, entre le chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi et le secrétaire général de l'UGTT, Houcine Abassi. Ils ont vite déchanté tant les déclarations qui ont suivi cette rencontre marathonienne étaient anesthésiques.
La rencontre entre le président d'Ennahdha et le secrétaire général de l'UGTT a duré prés de quatre heures au cours de laquelle Houcine Abassi a exposé l'initiative de l'UGTT pour sortir de la crise politique qui secoue notre pays depuis l'assassinat de Mohamed Brahmi le 25 juillet dernier. De son côté, Rached Ghannouchi a réaffirmé les positions d'Ennahdha et de ses alliés qui consistent à s'opposer à toute tentative de toucher à la légitimité de l'ANC et à considérer que l'actuel chef du gouvernement est irremplaçable.
Les deux hommes qui ne se portent pas dans le cœur ne pouvaient donc espérer aboutir à un consensus. A l'issue de cette entrevue, M. Abassi a déclaré laconiquement que la rencontre n'est ni positive, ni négative. De son côté Ghannouchi a affirmé que son parti a fait plus que des concessions mais «des sacrifices pour la Tunisie », ce qui signifie qu'il ne faut plus espérer qu'Ennahdha concède quoi que ce soit à l'avenir.
Quant à l'annonce d'un deuxième round de pourparlers entre Ghannouchi et Abassi le mercredi, elle ressemble plus à une annonce d'une séance d'un comptage de points. Le chef des islamistes veut vraisemblablement s'enquérir , avant toute nouvelle négociation, du degré de mobilisation de la manifestation des femmes le 13 aout et des possibilités d'influencer le président de l'ANC par les députés d'Ennahdha et leurs alliés qui ont décidé de tenir une réunion plénière le mercredi matin.
Entretemps, la situation sécuritaire se détériore de plus en plus et le pays se trouve confronté à une véritable guerre contre le terrorisme, une guerre qu'il entame dans la division et donc fragilisé, tiraillé par tant de discordances politiques.
Dans la soirée du lundi pour ne citer qu'un des cas les plus récents, des terroristes ont tenté d'attaquer un poste frontalier avec l'Algérie selon un communiqué du ministère de l'Intérieur. Ils ont certes été repoussés avec le concours de l'armée algérienne, mais cette attaque montre néanmoins que les terroristes sont implantés, actifs et dangereux. Le leader d'Al Joumhouri, Néjib Chebbi avait toutes les raisons de penser, comme l'a affirmé lors d'une récente intervention télévisée, qu'il faudrait s'attendre dans les semaines qui viennent à de nouveaux attentats qui viseraient des personnalités politiques.
Et ce n'est pas la protection accordée à des dizaines de personnalités publiques qui va changer quelque chose ou décourager les terroristes. Ils trouveront toujours de nouvelles cibles moins protégées tant la soif de sang est grande chez eux.
Entretemps encore, le pays est devenu la scène d'un ballet diplomatique douteux qui frôle l'ingérence. Des entretiens annoncés parfois, discrets souvent, se multiplient entre les ambassadeurs des Etats unis et autres pays occidentaux d'une part et les principaux acteurs politiques tunisiens d'autre part.
Certes, la priorité des Occidentaux reste toujours la question égyptienne. Ils ne peuvent se permettre néanmoins que la situation en Tunisie se dégrade davantage. Ceci est autant vrai pour les Américains qui ne voudraient pas que leurs plans anti-terrorisme soient capotés par la faute d'erreurs de parcours de leurs alliés au pouvoir, que pour les Européens inquiets de constater que les turbulences arrivent jusqu'au perron de leurs portes.
En cas de la persistance du statu quo actuel, il ne serait pas surprenant de voir la crise tunisienne échapper des mains de ses enfants pour devenir un cas à négocier sur une échelle régionale et internationale, ce qui n'est pas souhaitable et franchement impardonnable.


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