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Tunisie Meeting de Nidaa tounes : Sfax gonflée à bloc
Publié dans Business News le 20 - 04 - 2014

« La ville de Sfax est déterminante ». Tel a été le message phare du meeting populaire organisé par le parti Nidaa Tounes, dimanche 20 avril 2014, dans la ville de Sfax. Présidé par Béji Caïd Essebsi, ce meeting, organisé depuis des mois et dont la date est restée secrète compte tenu des menaces qui pèsent sur la vie du leader du parti, a fait salle comble aujourd'hui, et même plus encore. Bien plus que ce à quoi s'attendaient les organisateurs du meeting qui avaient visiblement du mal à maîtriser la forte affluence. Reportage.
C'est dans une chaleur étouffante, une salle comble de monde et une organisation chaotique que s'est tenu le meeting de Nidaa Tounès, aujourd'hui, dimanche 20 avril 2014. Munis de nos invitations, nous nous sommes dirigés ce matin vers l'espace des foires de la ville de Sfax où a eu lieu le meeting. Une importante mobilisation policière pouvait être observée. Un cordon policier barrait l'entrée de l'espace des foires et il fallait faire le tour de l'édifice pour accéder à la salle. Entrées ‘'ordinaires'' ou VIP confondues. A 9h du matin, une forte affluence pouvait être observée dans la salle 4 où nous nous sommes frayé un chemin vers l'entrée. Fouille de sac obligatoire et passage sous un détecteur de métaux. Nous voilà à l'intérieur.
Peu après 10h, la salle était pleine à craquer. Le nombre de chaises disposées n'était, tout compte fait, pas suffisant pour contenir le nombre de personnes présentes aujourd'hui. Alors que la salle peut facilement accueillir 5.000 personnes - 8.000 avec une optimisation des lieux et une meilleure disposition des chaises - c'est près de 10.000 personnes qui ont afflué ce matin. Un choix de lieu assez surprenant compte tenu du nombre. Pourtant, un des membres actifs du parti dans la ville de Sfax nous explique qu'il s'agit de la salle avec la plus grande capacité d'accueil. « Pour avoir plus de places, il aurait fallu organiser ce meeting dans le théâtre en plein air de Sidi Mansour », dit-il. Impossible avec ce soleil de plomb.
« Plus que ce que nous avions prévu, mais exactement ce que nous avons espéré », nous confie une personnalité proche de Béji Caïd Essebsi. Les organisateurs nous expliquent que sur les 50.000 invitations envoyées, 5.000 personnes étaient attendues. Personne ne pouvait prévoir un tel nombre, d'où une organisation vacillante, un grand nombre de personnes debout et une difficulté d'accomplir notre travail de journalistes. En effet, les journalistes étaient bousculés et hués par ceux à qui ils cachaient la scène et qu'ils empêchaient donc de suivre le discours de Béji Caïd Essebsi.
Force est de reconnaître, cependant que même si l'ambiance était électrique, engendrant certains accrochages, à l'extérieur et même à l'intérieur de la salle, les présents étaient gonflés à bloc. Sons de tambours, hymne national, drapeaux tunisiens mêlés aux emblèmes de Nidaa Tounes et chauffeurs de salle, l'ambiance était là.
Béji Caïd Essebsi, très attendu, a fini par monter l'estrade vers 11h40, alors que le début du meeting était prévu à 10h. En effet, les organisateurs ayant du mal à garder les gens assis et à assurer un minimum d'ordre dans les lieux, devaient attendre qu'un peu de calme s'installe afin que le président du parti prononce son discours. Un discours qui a duré 45 minutes, blagues comprises.
Très applaudi, Béji Caïd Essesbi a salué les habitants de la ville de Sfax. Il s'agit de la première visite du président de Nidaa Tounes dans la capitale industrielle tunisienne, depuis qu'il était au poste de chef de gouvernement post-révolutionnaire. Sa dernière visite a été un fiasco. En effet, hué par la foule, il avait été chassé de la vile à coup de « dégage ». Cette venue était donc marquée par une certaine appréhension. Alors que les bureaux régionaux du parti se multiplient dans la ville de Sfax, cette visite est préparée méticuleusement. Des menaces de saboter la venue de Caïd Essebsi planaient depuis des jours. Plusieurs affiches de l'événement ont même été déchirées et la mention « RCD dégage » inscrites dessus. La section des LPR à Sfax avait menacé de manifester devant l'espace des foires. Rien de tout cela n'a eu lieu et l'événement s'est tenu dans une importante mobilisation policière sans qu'aucun incident ne soit enregistré.
Mais ce choix de ville reste déterminant pour Nidaa Tounes et même pour les partis se disant démocrates. « Ennahdha nous a eus à Sfax [lors des élections du 23 octobre 2011 où la ville a voté en majorité pour Ennahdha] et elle ne pourra perdre les prochaines élections que grâce à Sfax », laissent échapper certains membres du parti.
Un discours que les cadres de Nidaa Tounes tiennent également. Dans une déclaration à Business News, Bochra Belhaj Hamida, dit : « Sfax est déterminante, non seulement sur le plan économique, mais aussi politique. La ville a longtemps été marginalisée et les politiques doivent être en mesure aujourd'hui de ne plus dire aux entrepreneurs ‘'comptez sur vous-mêmes'' mais plutôt ‘'vous pouvez compter sur nous'' ».
En effet, la ville de Sfax représente un important potentiel électoral. Longtemps marginalisée sous les politiques de Bourguiba et de Ben Ali, la capitale industrielle de la Tunisie, en pleine effervescence, ambitionne de devenir « la Barcelone tunisienne ». Un message que tiennent nombreux chefs d'entreprises de la ville qui se sont confiés à nous en marge de ce meeting. « Il est temps que Sfax reprenne sa place », disent-ils à l'unisson.
Une donnée clé, utilisée par Béji Caïd Essebsi dans son discours. « Sfax est aujourd'hui gonflée à bloc », dit-il. Certainement en allusion à la salle comble qui se tient devant lui, mais également au fort potentiel économique, industriel et politique de la ville qui n'attend que d'être exploité. Par ailleurs, dans la soirée du vendredi 19 avril, et alors qu'il arrivait tout juste de Tunis, un dîner mondain a été organisé avec les hommes d'affaires de la ville de Sfax. Une occasion de discuter des grands projets qui fermentent. Mohamed Ennaceur, fraîchement nommé vice-président du parti, tient le même discours. « De nombreux projets sont en cours de discussions et, à l'issue de cette dernière rencontre, nombreux verront bientôt le jour », dit-il.
Selon Béji Caïd Essebsi, cet événement sera une occasion de renouer avec la ville de Sfax mais également de dissiper certains malentendus donnant une fausse image de Nidaa Tounes. « Nous sommes un parti centriste et nous sommes ouverts à tous. Les gens de droite, de gauche ou les indépendants, mais nous n'acceptons pas n'importe qui », soutient-il.
Dans un discours, ponctué de sourates coraniques et de notes d'humour, il rend un vibrant hommage « aux syndicalistes, qui ont accompli ce que personne d'autre n'a réussi à faire aujourd'hui ». Et d'ajouter « l'UGTT a joué, et joue encore, un rôle déterminant, dans l'édification de la nation et, aujourd'hui, dans le cadre du dialogue national ». Il a également tenu à saluer les Destouriens, dont il fait partie, tout en tançant ses adversaires politiques. « Eux sont adeptes du double langage, on n'a pas ça chez nous […] notre unique point commun est le fait que nous sommes musulmans, mais notre islam est tunisien, le votre est importé de chez les wahabites », dit-il à l'adresse d'Ennahdha.
Le « grand meeting de Sfax ». Tel est le nom donné à l'événement d'aujourd'hui, dont l'affluence semble ravir et flatter l'égo des dirigeants de Nidaa Tounes. « Une journée historique qui constituera un tournant décisif pour le parti », affirme Khemaïes Ksila. Ont été rappelés, au passage, la mobilisation « massive » et « historique » de Sfax le 13 janvier, mais aussi son rôle décisif en 1955 auprès du parti Destourien. Avec un discours ponctué d'hommages aux habitants de la ville, à leur courage et à leur labeur, débute une grande opération séduction du parti dans les régions, dont Sfax constitue un point de départ. Synda TAJINE


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