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La fille de Nadhir Hamada: Nous demandons l'application de la loi, loin des procès politiques
Publié dans Business News le 01 - 06 - 2014

Nous avons reçu cette lettre de la fille de Nadhir Hamada, ancien ministre de l'époque de Ben Ali en prison depuis près de 2 ans.
A tous ceux qui se préoccupent de l'avenir de leur pays et qui souhaitent que justice soit faite, à tous les hommes de droit, à tous les juristes et tous ceux qui se prévalent de défendre les droits de l'homme en Tunisie.
Messieurs,
Je m'adresse à vous aujourd'hui en public, après tant de silence, et je dénonce une grave injustice et une violation flagrante des droits de l'Homme.
J'ai décidé de laisser libre cours à ma voix, de crier afin de dévoiler quelques vérités et faire la lumière sur des faits inconnus au grand public.
Cette lettre est celle d'une fille, consternée mais aussi d'une citoyenne révoltée contre l'injustice.
L'affaire de mon père est une affaire politique montée de toutes pièces et non une affaire de justice, un scandale qui restera dans les annales. Mon père est un prisonnier politique par excellence. Il est victime d'un procès inéquitable et subit une injustice imméritée et un acharnement contre sa personne.
Finalement, ce qu'on reproche à mon père c'est d'avoir mis ses hautes compétences au service de sa nation, d'avoir été un leader qui a travaillé jour et nuit sans relâche en sacrifiant sa vie et sa santé pour sa patrie et en renonçant à une carrière à l'international, d'avoir bien réussi et surtout d'avoir été ministre. Et comme le décrit si bien le proverbe « celui qui n'a pas d'ennemis, est celui qui n'a pas réussi ». L'état actuel de l'environnement atteste incontestablement des efforts fournis par M. Nadhir Hamada pour assurer les meilleures conditions de vie à ses concitoyens.
Mon père, issu d'une famille de militants, a hérité des valeurs d'humanité, d'honnêteté, de patriotisme et de loyauté envers sa patrie.
Mon père prenait toujours le parti des faibles, il n'hésitait pas à apporter son aide à tous ceux qui en avaient besoin. Tous ceux qui l'ont connu, en témoignent. D'ailleurs, je me demande aujourd'hui où sont les ex-opprimés qu'il a défendus.
Mon père est détenu arbitrairement depuis le 17 Mai 2012, au mépris des lois nationales et des conventions internationales, soit plus de 2 ans de détention préventive sur la base d'accusations non fondées et sans preuves….
Mon père est innocent. Il l'a toujours clamé, preuves à l'appui, mais….
Il est aujourd'hui le seul et dernier ministre encore en détention provisoire, dernier prisonnier politique oublié et détenu abusivement.
Les dossiers de mon père fourmillent de violations graves aux droits de l'Homme et sont exemplaires en mépris des lois.
Notre comité de défense a porté toutes les infractions judiciaires commises à l'égard de M. Hamada devant les autorités compétentes ainsi que devant plusieurs organisations nationales et internationales de défense des droits de l'Homme…
Chers tous,
Confiante en la suprématie de la cour de cassation, j'étais pleine d'espoir après le verdict de cette dernière qui avait fini par rendre droit à mon père. La cour de cassation n'est-elle pas la plus haute instance judiciaire du pays ? Appliquer les lois et respecter les décisions rendues par les juridictions n'est-il pas un des principes fondamentaux dans un Etat de droit?
En effet, dans le cas de mon père, la décision N°7422 de la cour de cassation rendue en date du 05 Mars 2014 avait énoncé explicitement que « Nadhir Hamada est en état de libération obligatoire depuis le 10 Juillet 2013 » et ne pas le libérer constituerait une violation à la loi tunisienne…
Pourtant, aucune mesure n'a été prise jusqu'à nos jours pour s'aligner sur les conclusions de la cour de cassation et appliquer la loi conformément à la décision de cette plus Haute instance judiciaire du pays.
M. Nadhir Hamada se trouve ainsi détenu abusivement et illégalement en violation grave des droits de l'Homme et des lois nationales et internationales puisqu'il a dépassé la période de détention préventive de plus de 10 mois et en dépit du verdict favorable à sa libération qui n'a jamais été ni respecté ni appliqué par les structures judiciaires en charge du dossier.
Mon père, ingénieur et docteur en génie de l'environnement, a contribué avec ardeur et patriotisme au développement de son pays et au progrès de sa nation. Il se sentait comblé de voir que notre Tunisie était parmi les leaders des pays africains et arabes dans ce domaine. Aujourd'hui, il se sent malheureux et triste de voir tous les efforts fournis et ses sacrifices s'envoler et que l'état environnemental du pays ait atteint ce niveau inimaginable.
Messieurs,
Mon père, âgé de plus de 66 ans, présente plusieurs maladies chroniques qui évoluent depuis de nombreuses années et a subi plusieurs interventions chirurgicales.
Aujourd'hui, après 25 mois de combat judiciaire et d'acharnement à son encontre, il accuse une grave détérioration de son état de santé du fait du déséquilibre accentué de ses maladies chroniques mal suivies et soumises aux différentes pressions.
Récemment, en raison de la négligence de son état de santé et du mauvais traitement qui lui a été administré à la prison, il a été victime d'un malaise cardiaque et a dû être transporté d'urgence à l'hôpital après plusieurs semaines de report d'hospitalisation.
Il risque le pire. Tous ceux qui ont en la charge assumeront leur pleine responsabilité !
Vengeances, obstination et condamnation à mort à petit feu d'un homme d'Etat qui a honnêtement servi sa Patrie !!!
Nous, membres de sa famille, sommes extrêmement inquiets et soucieux de l'état de santé de notre père. Nous craignons qu'il connaisse le même destin que l'homme d'affaire tunisien abusivement détenu à la prison de la Mornaguia depuis 2011 et qui a fini par mourir suite à une dégradation de son état de santé. D'ailleurs, sa famille vient de déposer une plainte auprès des instances internationales contre de hauts responsables de l'Etat tunisien.
Faut-il attendre que les catastrophes surviennent pour que les gens réagissent et qu'on se rende compte de la gravité des situations ?
Chers tous,
Attristée mais toute fière, je continuerai à combattre en défendant mon père, l'innocent, l'oublié, le bouc émissaire de tout un régime…


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