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L'intérêt et la responsabilité de la troïka dans le chaos actuel
Publié dans Business News le 18 - 07 - 2014

Les attentats terroristes perpétrés régulièrement en Tunisie sèment la panique. Après l'état de choc, une question s'impose, à qui profite le crime ? A lire les différentes analyses des gouvernants de la troïka, des parties étrangères seraient derrière ces actes terroristes. Leurs « milices » sur le web pointent l'Algérie et les pays du Golfe. Sous-entendu, ces pays n'ont pas intérêt à ce que le printemps arabe réussisse et à ce qu'il y ait une démocratie en Tunisie qui les « contaminerait » par la suite.
Une théorie du complot qui exige des preuves. Car pour les amateurs de ce type de théories, il y a une autre lecture qui tient également debout. Les différents acteurs de la troïka n'ont pas, non plus, à aller faire la course pour des élections qu'ils vont perdre. Convaincus de leur impopularité croissante et par les chiffres confidentiels des instituts de sondage (qui ne diffèrent pas trop des chiffres rendus publics), ils craignent fortement qu'ils aient de lourds comptes à rendre à la justice et aux Tunisiens une fois un gouvernement réellement démocratique au pouvoir et une justice réellement indépendante dans les tribunaux.
L'exemple égyptien étant encore frais dans les mémoires, les anciens gouvernants craignent de connaître le même sort, d'autant plus que les preuves les accablant et les témoins à charge contre eux sont nombreux.
Cela va de la simple malversation et abus de biens publics aux complicités avec des terroristes.
Les implications politiques de la troïka dans la situation actuelle sont sur toutes les langues. Lors de la manifestation de colère organisée jeudi 17 juillet à l'avenue Habib Bourguiba, les slogans étaient unanimes pour qualifier les leaders d'Ennahdha de terroristes. Les mêmes slogans entendus, il y a un an, au Bardo au lendemain de l'assassinat de Mohamed Brahmi.
La veuve Mbarka Brahmi, sur le plateau de Nessma, épingle carrément le président de la République en l'accusant d'avoir été au courant des stocks d'armes importants qui se cachaient dans les dépôts et de minimiser ce fait en accusant les « médias de la honte » d'exagération.
Ce sont justement ces médias dits «de la honte » (dont fait partie, aux yeux de certains, Business News) qui ont, les premiers, fait part au grand public des actions terroristes qui se préparaient, des entrainements qui se faisaient et du danger qui guettait la Tunisie. Les gouvernants de la troïka, alors, se terraient dans le déni et l'insulte.
Les accointances entre les gouvernants de la troïka et les terroristes ne datent pas d'hier. A peine un mois après la fuite de Zine El Abidine Ben Ali, le leader et ancien prisonnier Abdelkrim Harouni, devenu ministre du transport par la suite, préside un meeting populaire (voir photo) dans lequel il réclame l'amnistie des prisonniers de Soliman. Des prisonniers impliqués dans l'action terroriste de 2006-2007 ayant généré 14 morts. C'était le 14 février 2011, que Abdelkerim Harouni a exprimé son amour pour les terroristes.
A l'ANC, représentée majoritairement par la troïka, on continue à opposer un net refus de promulguer la loi anti-terroriste. Un projet de loi fortement critiqué, par ailleurs, par les membres influents proches du CPR, ainsi que de ses députés. Ces mêmes députés qui ont été incapables, même, de définir le terme terroriste, alors que la définition mondiale existe. Elle serait trop répressive à leur goût.
L'imam Férid El Béji va dans le même sens pour épingler la troïka, tout comme l'ensemble des analystes et observateurs politiques invités par Nessma le jeudi soir.
Pour M. El Béji, des milliers de cellules terroristes seraient prêtes à brûler le pays. Une alliance de 4000 miliciens armés et prêts sur la frontière libyenne et on chercherait à faire de la Tunisie un Irak bis. Le projet est en préparation depuis deux ans.
Le 12 septembre 2013 le militant Taïeb Laguili accuse le dirigeant d'Ennahdha et ancien ministre de la Justice Noureddine Bhiri d'avoir reçu des symboles du terrorisme, appartenant à Al-Qaïda et vis-à-vis desquels des mandats d'arrêt internationaux ont été émis.
Intervenant à l'émission Ness Nessma News diffusée lundi 21 octobre 2013 sur Nessma TV, Walid Zarrouk, membre du syndicat de la sûreté républicaine, donne un témoignage qui ne sera pas démenti. Noureddine Bhiri lui aurait déclaré : « Si vous êtes 50 mille policiers, nous avons 100 mille kamikazes ». Sahbi Jouni, d'un autre syndicat des forces de l'ordre, va dans le même sens pour accuser les anciens dirigeants de la troïka d'être impliqués dans ce qui se passe actuellement.
Tout cela s'ajoute aux nombreux témoignages de hauts cadres du ministère de l'Intérieur qui accusent directement leur ministre, et ce devant le juge d'instruction, de leur avoir donné l'ordre de desserrer l'étau sur le terroriste Abou Iyadh et de le laisser s'enfuir.
Autant d'éléments qui participent à fixer une certaine idée sur les liens existants entre les membres de la troïka et le terrorisme. Quand bien même ces liens seraient faux et imaginaires et destinés uniquement à abattre un adversaire politique, l'idée est bien ancrée chez une frange de la population qui voit en la multiplicité d'indices de véritables preuves accablantes.
Reste maintenant à savoir quel est l'intérêt des membres de la troïka à mettre le pays à feu et à sang.
S'agissant d'une théorie du complot, exactement comme celle qu'ils fournissent eux-mêmes en accusant des parties étrangères et en refusant toute responsabilité politique sur ce qui se passe, toutes les pistes sont bonnes pour expliquer l'inexplicable.
La thèse la plus répandue est que les casseroles des membres de la troïka sont nombreuses et ils tardent à les faire étouffer. La justice n'a pas encore daigné s'occuper d'eux, malgré les preuves accablantes sur plusieurs dossiers de malversation. Les actions terroristes peuvent avoir pour résultat le report des élections, ce qui leur permettra de gagner du temps.
Et en ce moment, le temps est précieux puisqu'il leur permettra de se resserrer les rangs et de bien s'organiser en vue des élections. Des élections qui sont loin d'être gagnées pour eux, comme le confirment l'ensemble des sondages aussi bien publics que les confidentiels commandés par les partis.


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