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Nicolas Sarkozy et Mohsen Marzouk, comme dans un souk !
Publié dans Business News le 22 - 07 - 2015

La visite de Nicolas Sarkozy en Tunisie n'est pas du tout passée inaperçue, et c'était l'objectif. Elle aurait pu se passer normalement et sans remous si elle avait été convenablement gérée, indépendamment des déclarations de l'ancien président français. Mais bon, la fête organisée le jour d'une catastrophe ferroviaire avait déjà démontré les capacités d'organisation de Nidaa Tounes.

Mais pourquoi Nicolas Sarkozy est venu en Tunisie ? Selon Mohsen Marzouk, l'ancien président français a fait une demande au gouvernement tunisien pour pouvoir venir présenter ses hommages et son soutien au pays après l'attentat de Sousse. Le secrétaire général du parti renvoie la balle au gouvernement car il veut couper l'herbe sous le pied de ceux qui disent que Nicolas Sarkozy était l'invité de Nidaa Tounes.

Pourtant, il est difficile de croire le contraire. Aucun officiel du gouvernement tunisien n'a accueilli l'ancien chef d'Etat à son arrivée et toute la visite de Nicolas Sarkozy était encadrée par les membres de Nidaa Tounes. En fait si, il y avait une présence officielle du gouvernement. Quand Mohsen Marzouk et Nicolas Sarkozy sont allés aux souks, le ministre de l'Intérieur, Najem Gharsalli était présent. Il était dans la cohorte d'accompagnateurs et de collaborateurs des deux hommes politiques. Si Mohsen Marzouk allait en France, ferait-il une balade à Montmartre sous la surveillance de Bernard Cazeneuve, ministre français de l'Intérieur ? Le doute est plus que permis…. Mais bon, n'oublions pas que c'est le gouvernement qui invite.
A-t-on fini pour autant de s'enfoncer ? En arrivant à Tunis, Sarkozy a été reçu par Marzouk et non par un membre du gouvernement. Il a dîné avec Marzouk et les cadres de Nidaa Tounes (à la Villa Didon) et non avec des membres du gouvernement. Et, d'ailleurs, il n'a pas été reçu par un ministre, mais par le président de la République qui, théoriquement, n'a rien à voir avec le gouvernement. Tout en notant que Habib Essid était à Bruxelles, on voit mal ce que vient faire un ancien président de la République, chef de l'opposition, avec un gouvernement vivant actuellement une « lune de miel » avec le pouvoir actuel en France. Pourquoi donc lancer la patate chaude à un gouvernement, déjà attaqué de partout ? Déjà qu'on a du mal à assumer son élection dans ce parti, voilà maintenant qu'on n'assume plus ses invitations !

De cette visite resteront deux choses : la première est la fameuse déclaration de l'ancien président français à propos de l'Algérie et la deuxième c'est les tentatives de Nidaa Tounes pour contenir cette crise.
Nicolas Sarkozy a dit : « La Tunisie est frontalière avec l'Algérie (et) avec la Libye. Ce n'est pas nouveau... Vous n'avez pas choisi votre emplacement (…) L'Algérie, qu'en sera-t-il dans l'avenir, de son développement, de sa situation? C'est un sujet qui, me semble-t-il, doit être traité dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée ».
La polémique est déclenchée et les propos repris par les médias tunisiens, algériens et français. On parle de bourde diplomatique, de gaffe, de propos malencontreux et irrespectueux, y compris dans les médias français. Ça rappelle Moncef Marzouki qui était allé en Libye en 2012 pour évoquer les élections algériennes en des termes peu reluisants. Quand ces déclarations avaient été alors dénoncées par les médias, on rétorquait que ce ne sont que des médias « de la honte ».
Mais là, c'est Sarkozy et Marzouk. De ce fait, les « médias de la honte » se doivent de ne pas trop polémiquer.
On ne dira certainement pas que Nicolas Sarkozy a tourné le dos au protocole en embarrassant son pays hôte avec cette histoire algérienne. Nicolas Sarkozy parlait de géographie, mais on ne dira pas que Mohsen Marzouk était, sur le coup, incapable de rebondir pour parler de l'Histoire reliant la Tunisie et l'Algérie. Il est vrai qu'il n'est pas donné à tout le monde de rebondir sur les balles, même quand on est le numéro 1 du premier parti de Tunisie.

Nicolas Sarkozy a repris son avion et est reparti se préparer à l'élection présidentielle de 2017. Il a laissé ses « amis » de Nidaa Tounes se débattre avec sa déclaration et essayer d'arrondir les angles. Ainsi, le secrétaire général du parti, Mohsen Marzouk, a pris les devants en publiant un texte sur sa page officielle. Mohsen Marzouk dit, en substance, que la visite de personnalités internationales permet de participer à donner au pays du soutien et une certaine notoriété. Il précise aussi que les dires de Nicolas Sarkozy n'engagent que lui et que recevoir l'ancien président français ne signifie pas partager toutes ses positions. M. Marzouk invite également à vérifier les informations et à se contenter de « ce qu'on entend et de ce qu'on voit » car certains veulent exagérer les choses et diffuser des rumeurs. Autant de balbutiements venus trop tard, alors qu'il aurait suffi de peu à temps. Une simple réplique de Marzouk à la phrase de Sarkozy et la polémique aurait été tuée dans l'œuf.

Ce ne sera pas la fin des balbutiements. Nidaa Tounes a également rendu public un communiqué pour reprendre pratiquement les termes de son secrétaire général. On retiendra cependant la première phrase du premier point dont voici une traduction : « La visite effectuée par l'ancien président français en compagnie d'une délégation du parti républicain [NDLR : le nom exact du parti est « Les Républicains »] entre dans le cadre des relations extérieures de Nidaa Tounes avec le parti républicain français ». On conclut donc que la visite de Nicolas Sarkozy s'est faite sur la base d'une invitation venant de Nidaa Tounes.

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y a au moins deux versions à propos de la venue de l'ancien président français en Tunisie, ce qui laisse supposer que Nicolas Sarkozy n'est pas venu en Tunisie sans y avoir été invité au préalable. Après, personne n'a l'air de vouloir assumer cette visite surtout qu'elle a été émaillée par une bourde.

Mais on va arrêter de se perdre en conjecture car comme le dit Mohsen Marzouk, il y a des gens qui diffusent des rumeurs et qui fomentent des complots. Nous ne voudrions surtout pas en faire partie !


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