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Enactus débat de l'Université, l'entrepreneuriat et l'employabilité, en présence de Bouden et Laâdhari
Publié dans Business News le 13 - 12 - 2015

Une conférence-débat sous le thème "Université, entrepreneuriat et employabilité" a été organisée, ce samedi 12 décembre 2015 à l'hôtel Paris aux Berges du Lac, par le programme Enactus Tunisie et la Konrad-Adenaeur-Stiftung, en présence du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Chiheb Bouden, du ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Zied Laâdhari et de la présidente & CEO programme Enactus Tunisie, Khaoula Khedimy Boussama.

Le président sortant Khaled Zribi du CJD a profité de cette occasion pour passer le flambeau à la nouvelle présidente Wafa Laamiri, élue la veille. Les dirigeants d'Enactus, pour leurs parts, en ont profité pour rendre hommage à l'équipe Enactus IHEC Carthage pour sa belle prestation à l'Enactus World Cup (qui a réussi à se qualifier aux demi-finales) ainsi qu'aux partenaires fondateurs et sponsors qui les soutiennent depuis quelques années, notamment la Konrad-Adenauer-Stiftung, Petrofac, Coca-Cola Company (partenaire fondateur), Attijari Bank (partenaire fondateur), Ooredoo, l'ambassade des Etats Unis, Samsung, Groupe El Badr, YKH, Gat Assurances, Bosch, Meninx Holding, KPMG, Pfizer, CEVA.

Le trophée Enactus Tunisie a été remis à l'équipe Enactus IHEC Carthage par Chiheb Bouden et Zied Laâdhari, qui les ont félicités pour leur performance à Johannesburg.

Wafa Laamiri a exprimé son émotion, cette participation étant la première depuis son élection. Elle a saisi cette occasion, pour remercier ses compagnons de route pour ce mandat, et pour avoir été choisie en tant que présidente : «une grande responsabilité qui m'offre également l'agréable opportunité de présider le Programme Enactus Tunisie : merci donc pour votre confiance qui m'est si chère : j'en mesure l'immense honneur et l'ampleur de l'engagement».
Elle a remercié Khaled Zribi : «ta bonne humeur et ton panache nous manqueront», lui a-t-elle confié. Et d'ajouter : «Je tiens à lui dire bravo pour tout ce qu'il a accompli au CJD et pour le CJD et bravo pour toutes les actions réalisées avec Enactus Tunisie. Nous comptons encore sur toi, pour faire changer les choses, pour le bien de l'entreprise et pour le bien du JD».

Mme Laamiri a indiqué que la réunion de ce samedi, autour d'Enactus, a pour but de discuter d'une institution majeure de la République : l'université en tant que berceau de l'entrepreneuriat et de l'employabilité, ainsi que l'avenir des étutiants.

«Il n'est de secret pour personne, notre seule richesse est nos ressources humaines. Et pour bien profiter de cette richesse, il faudra lui offrir tous les moyens d'évolution, de développement et de croissance. Ces moyens passent tout d'abord et nécessairement par l'enseignement et la formation. Aujourd'hui malheureusement, le constat est plus qu'alarmant : le nombre des diplômés du supérieur au chômage a atteint les 212.400 pendant le 2ème trimestre de 2015 selon l'institut national de la statistique», a-t-elle expliqué, en ajoutant «il n'est de secret pour personne aussi, que notre jeunesse est victime d'un système éducatif qui exige des réformes profondes à tous les niveaux de l'Enseignement y compris au niveau de la formation professionnelle ainsi que plusieurs efforts de la part de l'Etat, du secteur privée et de la société civile».
Wafa Laamiri a conclu en ces termes : «Nous visons l'excellence et nous viserons toujours l'excellence car nous n'avons pas le choix : notre pays le mérite et notre jeunesse le mérite. L'année prochaine Enactus Tunisie sera à la finale, parce que nous sommes exigeants, parce que nous sommes ambitieux, parce que nous sommes capables et parce que nous sommes Tunisiens».

Khaoula Boussama a souligné, pour sa part, que l'entrepreneuriat c'est des valeurs : la responsabilité, l'engagement, l'intégrité, la solidarité, la gratitude, le respect, le partage et le patriotisme, en ajoutant que sans ces valeurs l'entrepreneuriat n'a aucun sens.
«Le patriotisme c'est ce drapeau, que nous nous devons d'aimer, de vivre pour lui et de mourir pour lui s'il le faut. Ce drapeau, c'est notre nation, notre Etat, notre peuple, notre terre, notre olivier, notre palmier, notre économie, nos richesses, notre armée, nos martyrs, notre dignité, notre identité, notre histoire, notre présent, notre avenir et l'avenir de nos enfants et des enfants de nos enfants, notre drapeau c'est nous tous et c'est toute la Tunisie», a-t-elle martelé, en évoquant les déboires des jeunes, notamment ceux des régions.
Et d'ajouter : «C'est justement l'amour pour notre drapeau qui nous permettra de faire la différence, qui nous permettra de faire des miracles. Alors aimons davantage notre drapeau, aimons le de toutes nos forces, chérissons le, qu'il soit notre objectif final : A ce moment-là, tout sera facile, tout sera surmontable, tout sera possible, parce que l'impossible n'existe pas, l'impossible n'est pas tunisien. Et nous l'avons prouvé à maintes reprises, et avant-hier même, le monde entier a célébré la Tunisie et son Prix Nobel. Qui l'aurait cru ? On l'a fait ! Et aujourd'hui, ici, ensemble, nous honorons et nous célébrons l'une de nos équipes Enactus Tunisie qui a porté haut et loin notre cher drapeau à la compétition internationale 2015, l'équipe Enactus Carthage»

Le fondateur et général manager Sigma Group, Hassen Zargouni, a présenté les résultats d'une étude sur l'université, entrepreneuriat et employabilité, faite sur un échantillon représentatif des étudiants membres d'Enactus.
Ainsi, selon cette étude, sur les 34,3% des étudiants qui ont eu comme enseignant un chef d'entreprise, 88,8% trouvent que l'enseignement par un chef d'entreprise est intéressant. 95,7% des étudiants pensent que l'intégration des aspects de la vie entrepreneuriale durant le parcours universitaire est importante. 96,1% des étudiants perçoivent que l'expérience Enactus est intéressante, et ceci pour les trois principales raisons (réponses en spontanée): Enactus encourage le travail de groupe, permet d'établir des nouveaux contacts et aide à constituer une idée sur le monde entrepreneurial.

Chiheb Bouden a indiqué que certaines universités avaient déjà un partenariat solide avec des entreprises et qu'il y avait toute une dynamique qui rapprochait l'étudiant du monde de l'entreprise. Le ministre a souligné le rôle des clubs dans les universités.

Monia Essaidi, membre du Conseil d'administration du Programme Enactus Tunisie et DGA Plastiss, a mis en relief le fait que le CJD a un rôle à jouer, dans la formation des universitaires notamment en leur présentant les success sotry des JD et non pas de multinationales, pour que les jeunes comprennent que tout est possible.
Hassen Zargouni a appuyé ses propos en soulignant que le partage d'expérience en tant que chef d'entreprise est très important.

Pour sa part, Zied Laâdhari a admis qu'il ne peut pas faire de miracle : «Je suis réaliste mais ambitieux et je crois en cette jeunesse dynamique pour nous redonner espoir». Avant on ouvrait des filières sans connaitre les débouchés. Aujourd'hui, il faut s'inspirer des best practices, ajoute-t-il.
Pour lui, ce qu'il faut faire aujourd'hui, à cause de ce gap université-entreprise, c'est un accompagnement personnalisé. Ainsi, son ministère proposera au demandeur d'emploi un package de compétences en bureautique informatique, en langue et en soft skills.
Mme Boussama a recommandé, quant à elle, de multiplier les visites usines pour les étudiants et de permettre un partenariat entre Enactus et les centres techniques.

Les étudiants ont soulevé différentes problématiques, reliées globalement à la non-coopération de leurs administrations, notamment concernant le non accès à une salle de travail pour le club et la fermeture de leurs établissements le dimanche. D'ailleurs, l'un des étudiants présents à révéler que le conseil scientifique l'ESC Manouba a refusé l'autorisation de relance à un club Enactus parce qu'il s'agit d'un programme américain. «On est encore là M. le ministre !», avait commenté Mme Boussama.
En réponse, M. Bouden a répondu aux étudiants qu'il ne faut pas baisser les bras et qu'il faut batailler : «Il faut convaincre et avoir les bon arguments» et qu'il y a toujours une résistance au changement.
Il a expliqué aux étudiants qu'ils sont coresponsables de leurs formations et il faut qu'ils aient confiance en eux. Il a mis en relief l'importance pour eux de suivre les cours de français et d'anglais.

Pour sa part, M. Laâdhari a martelé : «Je crois en notre potentiel et en notre pays. Le jour où j'arrêterai d'être optimiste, j'arrêterai de faire ce que je fais».
Clôturant la séance, Mme Laamiri s'est adressée aux jeunes présents dans la salle : «Croyez en vous, en votre potentiel, en vos compétences. Soyez audacieux, travaillez vos lacunes et vous aurez toutes vos chances».

Rappelons que le programme du CJD Enactus entre dans le cadre de l'instauration d'un partenariat actif avec l'université et le renforcement de sa relation avec l'entreprise. Il regroupe une communauté d'étudiants, d'universitaires et de chefs et dirigeants d'entreprise qui, par leur travail en commun, créent de nouveaux projets ou interviennent dans des projets existants à problèmes, les mettent sur pied au profit de personnes qu'elles ont identifiées comme étant dans le besoin. Ainsi, les compétiteurs de Enactus choisissent un projet, diagnostiquent ses problèmes, proposent des solutions, les testent. L'objectif final étant que l'entreprise bénéficiaire trouve son équilibre et arrive à générer des bénéfices.

Les membres du jury évaluent, pour leur part, les projets présentés en tenant compte des facteurs économiques, sociaux et environnementaux. Les équipes sont notées sur l'approche entrepreneuriale et les notions économiques et commerciales appliquées, ainsi que sur celle d'entre elles qui ont le plus efficacement renforcé les capacités des personnes dans le besoin et qui ont eu un impact considérable vis-à-vis des personnes bénéficiaires. Ainsi, le meilleur projet est celui qui a eu un impact considérable sur la population cible.


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