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Après Petrofac, à qui le tour ?
Publié dans Business News le 20 - 09 - 2016

Les éternelles crises (encore et encore) au sein de Nidaa accaparent l'actualité. Et pourtant, l'actualité, la vraie, celle qui gagnerait à être connue et sur laquelle on devrait se concentrer davantage est ailleurs. La société tuniso-britannique de prospection et d'exploitation pétrolière, Petrofac, menace de quitter définitivement l'archipel de Kerkennah où elle est installée depuis 10 ans. Un départ prévu aujourd'hui même…si les négociations n'aboutissent pas.
Une annonce de taille lorsque l'on sait que l'entreprise se bat contre des protestations qui, depuis 9 mois déjà, bloquent son activité. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Tout dépend de quel côté l'on se place.

Elle serait une bonne nouvelle pour ces centaines de manifestants qui sont derrière son départ. Ces habitants de Kerkennah s'indignent depuis des mois contre la « spoliation » des richesses de l'île par cette multinationale étrangère. On l'accuse de manquer de transparence sur des contrats pétroliers et gaziers et d'obéir à des lobbies, faisant « d'énormes profits en toute impunité ». Un enrichissement qui justifierait, selon les protestataires, que l'entreprise finance un fonds pour l'emploi au profit des diplômés chômeurs. Les manifestants, qui comptent aussi des pêcheurs, se sont aussi soulevés contre certaines marées-noires, dues à des fuites de pipeline, mettant en danger la biodiversité de l'île et menaçant leur premier (et unique !) moyen de subsistance.
Les manifestants, derrière ce départ de Petrofac, accusent l'entreprise de violer l'article de la Constitution tunisienne selon lequel l'Etat est souverain de ses ressources naturelles. Ils l'accusent aussi de négliger ses « engagements sociaux » en termes de développement local et de création d'emplois. Mais que gagneraient-ils exactement si l'entreprise quittait le pays ? En gros, rien du tout.
Personne n'a intérêt à ce que Petrofac quitte la Tunisie. La nouvelle serait mauvaise pour un camp comme pour l'autre. Elle l'est non seulement pour ces protestataires qui menacent son activité et lui demandent de rendre des comptes, que pour les centaines de personnes qu'elle emploie chaque jour. Petrofac assure aujourd'hui près de 500 emplois directs et indirects et fait tourner des dizaines de millions de dinars en devises dans les caisses de l'Etat chaque année. Une ressource non négligeable lorsque l'on connait la situation de Kerkennah…et de l'économie tunisienne.

L'archipel de Kerkennah, pour ceux qui connaissent, est un ensemble d'îles presque vierges vivant essentiellement de la pêche. L'infrastructure, aussi bien vitale que touristique, y est archaïque. L'activité pétrolière représente donc une manne non négligeable à exploiter. Mais suffit-il de créer des barrages, de bloquer des entreprises et d'instaurer un véritable mo man's land sécuritaire pour être entendu ? Kerkennah est en effet une zone de rébellion dans laquelle les forces de l'ordre sont personae non gratae, et ce depuis avril.
Mais il a fallu attendre que l'entreprise menace de partir dans le mois pour que les autorités daignent enfin sortir l'artillerie lourde. La ministre de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Hela Cheikhrouhou, promet aujourd'hui de régulariser la situation de tous les protestataires diplômés (rien que ça !). Le nombre de ces derniers dépasse les 200 ! En plus donc de se taire face à des présumés dépassements pratiqués, depuis des années, par l'industrie pétrolière dans l'archipel, l'Etat capitule face à ceux qui le prennent en otage. De quoi donner l'exemple…

Les autorités tunisiennes ne savent pas, encore aujourd'hui, à quel saint se vouer. Ouvrir cette boîte de Pandore qu'est le lobby pétrolier en Tunisie, quitte à faire des découvertes qui fâchent, et assurer un réel contrôle sur les ressources naturelles tunisiennes en donnant toute leur légitimité aux revendications sociales. Ou alors, arrêter cette hémorragie qu'est le départ, en nombre, de multinationales vitales pour le pays en ces temps de crise. Un équilibre à faire qui présente pour les officiels un véritable casse-tête.
Après Britsh Gaz, c'est au tour de Petrofac de plier bagages. En attendant la décision définitive face à des propositions gouvernementales qui pourraient jugées « être trop peu, trop tard », ce n'est pas le dossier Petrofac qu'il faudra régler mais toute une politique gouvernementale face à des multinationales aux situations délicates et à des tensions sociales devenues insoutenables…


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