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Encore un effort, camarades !
Publié dans Business News le 21 - 09 - 2016


Par Nabil Ben Azouz*

Peut-on être de Gauche sans pour autant être progressiste ? A priori oui, puisque dans ce grand-petit pays qui est le notre, les miracles sont possibles. Non seulement on a inauguré le XXIème siècle par une Révolution inédite, mais on a également foutu un bazar pas possible dans tout le monde arabe. Bazar sans doute créateur, mais cela on ne peut pas encore le confirmer.

Sauf que dans ce capharnaüm a éclot un truc hybride qu'on n'a pas vu venir puisque tout le monde, à cette époque pas très lointaine, ne faisait que s'opposer et non proposer. Facile ! Cet objet volage non identifié, compliqué qu'il est, s'appelle la « Gauche la plus bête du monde ». Oui, nos propos s'adressent aux phacochères des « beni non-non ». On va encore nous en vouloir de taper sur la Gauche ! Eh bien oui, mais on s'en contrebalance, car nous sommes de Gauche et, ne dit-on pas «qui aime bien châtie bien ». Tant qu'ils continueront à nous raconter des sornettes, pour ne pas dire des mensonges, on ne cessera jamais de leur dire leurs vérités. Toutes choses relatives, bien sûr.

Venons-en à l'essentiel. Etre de Gauche, c'est bien sûr défendre le couffin de « khalti Mbarka », cher à certains. Etre de Gauche, c'est aussi avoir une vision sur l'économie, et donc sur le pouvoir d'achat de la veuve et de l'orphelin ainsi que les bas salaires. C'est avoir également une idée claire sur les enjeux de la lutte des classes entre riches et pauvres. C'est aussi lutter contre l'impérialisme comprador et pouvoir détricoter les affres des grands argentiers de la finance et de la mondialisation. On sait que vous adorez ces mots pompeux qui ne font plaisir qu'à votre ego. Etre de Gauche, c'est aussi avoir une vision géostratégique des conflits régionaux et des relations internationales de plus en plus compliquées et bien sûr, ne jamais cesser de lutter pour les causes légitimes, surtout dans le monde arabe. Sans oublier quand même camarades, les Mandings de la Guinée-Bissau, les Haoussas du Nigeria, les Kouchites de l'Afar Djiboutien, les touaregs du Niger ainsi que les tribus d'Amérique Latine qu'on ne peut toutes citer. Non ! Vous ne les connaissez-pas ? On en était sûr. N'a-t-on pas appris, camarades, que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » partout là où ils sont et quelle que soit leur origine, leur couleur, leur sexe ou leur religion ? Encore un effort, camarades !

Au final et en abrégeant, peut-on donc être de Gauche et progressiste si on ne s'intéresse guère aux causes qui, à priori, vous semblent secondaires et d'arrière garde ? Où en êtes-vous des combats pour les minorités dans notre pays ? Pour vous donner bonne conscience, vous vous limitez souvent à des communiqués creux, insipides et qui ne font rien bouger. On ne vous a guère entendus souffler mot, ni mener de réelles campagnes pour les droits des homosexuels et des lesbiennes et des jeunes qui fument des joints. On ne vous demande pas de promouvoir cela, mais tout simplement de les défendre. Bref, de défendre les véritables droits de l'Homme. Oui camarades, ces droits ne se limitent pas uniquement à la liberté d'expression et aux droit politiques et sociaux.

Quelle est aussi votre position sur les minorités religieuses telles que les juifs et les chrétiens tunisiens (oui, camarades, ils existent !) dont les droits sont bafoués, et on ne cite que leur droit de vouloir passer leur service militaire dans leur propre armée tunisienne ? Pourquoi vous ne pipez mot sur les noirs tunisiens totalement exclus des premières charges politiques de leur propre pays ? Où en êtes-vous de l'égalité totale hommes et femmes dans l'héritage ? Votre pachyderme caractériel, député et dépité du sud, a dit que ce n'était pas le moment ! Honte à vous. Il a fallu qu'un ex-islamiste bon teint, devenu ministre en fasse une proposition de loi pour que vous sortiez du guet. Mais hélas, pour dire encore et encore « non et non » ! Où en êtes-vous du combat pour la laïcité qu'à priori vous ne comprenez guère, en laissant, comble d'amateurisme, le gourou de ceux qui n'ont de Tunisien que la nationalité, de dire les pires choses et des plus inexactes sur cette notion des plus fondamentales pour tout progressiste qui se respecte. Vous restez hagards, dubitatifs et donc in fine, complices.

Peut-on se dire démocrate et de Gauche en Tunisie, tout en vouant un culte sans fin, voire même maladif, à des dictateurs venus d'Orient ou même ayant vécu à nos frontières ? Où en êtes-vous du droit des handicapés à une vie décente, du droit des réfugiés et des immigrés d'ici et de là-bas ? Vous êtes strictement aphones sur ces sujets. Où en êtes-vous également, du combat plus que révolutionnaire aujourd'hui, à savoir, la lutte pour un environnement sain et agréable pour tous les Tunisiens inquiets et fatigués ? C'est pourtant toutes ces minorités que vous négligez qui feront demain votre force. Ne dit-on pas chez nous « flayess m3a flayess ywalliou kdayess » ? On entend déjà des voix vénéneuses et acrimonieuses qui s'élèvent pour déverser des laves de mépris sur ce que vous prétendez être des idées petites bourgeoises et d'arrière garde ! Vous n'y êtes pas.

Notre impression, c'est que vous êtes restés bloqués dans les années 80 du temps certes glorieux du Front Farabundo Marti de Libération Nationale ou du Front Sandiniste de Libération Nationale. Que dis-je, du temps de Mao, de Staline et d'Enver Hoxha (Anouar Khoudja, pour les intimes). Timorés que vous êtes sur tous ces sujets, vous glissez insidieusement hélas, vers une Gauche populiste et des plus dogmatiques. Eh, oh du bateau, réveillez-vous ! Les combats ont changé… Le monde a changé.

Conclusion donc, tant que vous ne changerez pas : oui vous êtes de Gauche, mais hélas, nullement progressistes. Finalement vous n'êtes que des Rouges conservateurs.


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