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Mi-figue, mi-raisin
Cher, le Marché Central de Tunis
Publié dans La Presse de Tunisie le 04 - 07 - 2015

Envolée des prix malgré la pression sur les produits de consommation frais. La première destination des habitants de Tunis, une pharmacie ? Visite des lieux.
Jeudi dernier, quinzième jour de Ramadan, il est 14h30. Le Marché central de Tunis battait son plein à la sortie des bureaux. Or, il n'y avait pas beaucoup de monde comme autrefois où il était quasi impossible d'y mettre les pieds tant il était rempli de consommateurs. Les poches sont-elles vides ? Les prix excessifs ? Le choix ne manque pas. Il y a de tout aussi bien au rayon des poissons qu'à ceux des fruits et légumes.
Le poisson prend de la hauteur
Le marché aux poissons jouxtant celui des fruits et légumes est aussi bien éclairé qu'approvisionné. Il y a du «bleu» et du «blanc» à gogo. A cette heure de la journée, il bat son plein. Les consommateurs ne manquent pas mais pèsent et soupèsent les prix. «Ce n'est pas l'envie qui fait défaut, mais je préfère faire le tour des étals pour comparer les prix», avoue une dame. Les cris des poissonniers remplissent le marché. Tous veulent attirer les clients à leurs étals. Certains prix ne sont pas du tout à la portée de certains consommateurs. «On regarde et on passe», lance un homme.
Entre les crevettes royales à 36 dinars le kg et le «mérou» à 30 et 34 d, la sardine, réputée être le poisson des pauvres, a atteint les 4 d, les prix varient mais restent excessifs comme celui du rouget qui se situe entre 14, 800 et 29, 800 d, sans oublier le poulpe à 14,800 d. Malgré les prix vertigineux, les acheteurs ne se privent pas en ce mois de Ramadan où les envies montent d'un cran.
Les prix sont affichés correctement. Les agents de contrôle ont l'œil et gare au marchand qui ne se plie pas à ces conditions. N'empêche qu'un vendeur de poissons séchés choisit de ne pas exposer les prix, «pour ne pas heurter la sensibilité du client», plaisante un acheteur. Outre la vigilance des agents de contrôle, certains citoyens sont exigeants quant au rapport qualité/prix. «Mes clients paient le prix fort mais exigent la qualité et des indications sur l'origine du produit», explique un poissonnier. Si la quantité et la variété y sont, la flambée des prix est due essentiellement à l'offre et à la demande, mais aussi à la marge bénéficiaire des intermédiaires. «Nous n'y pouvons rien», se désole le commerçant. Le consommateur se rabat sur le poisson le moins cher pour ne pas trop léser son portefeuille ou sur d'autres produits comme le poulet.
Repli de la viande et des légumes
Du côté des marchands de poulet, les ménagères sont attroupées, attendant leur tour. L'escalope de poulet est à 10 d le kg. Quant aux parties les moins nobles et aux abats, ils sont moins chers. Le prix de la viande rouge oscille entre 15 et 25 d le kilo. «Tout dépend de l'origine de la bête», fait remarquer un boucher. «Avec mes trois gosses, ma femme et ma mère à ma charge, nous consommons le plus souvent du poulet parce que c'est la viande la moins coûteuse. La vie est trop chère pour les gens de condition moyenne», martèle un père de famille. «T'as qu'à aller au souk hebdomadaire, tu sais bien que le Marché central est une pharmacie», plaisante son copain.
Les fruits et légumes sont assez abordables, surtout ceux de première nécessité comme la pomme de terre, la tomate, le poivron ou encore les oignons. «L'an dernier en cette période de l'année, je n'avais pas les moyens de préparer une «chakchouka» tant les prix des légumes étaient chers. Cette année, il y a quand même une amélioration», note une dame, cadre moyen dans une entreprise. Même son de cloche pour sa collègue : «Les prix se sont un peu tassés, mais certains produits restent chers comme par exemple la «gnaouia», dont c'est la saison, qui est à 2 d les 100 grammes. Le persil à 0,500 d la botte. La laitue, quant à elle, prend de grands airs, elle s'affiche à 1 d. Sans parler des fruits. Les dattes sont entre 6 et 9 d. Les raisins à presque 5 d. Seule la fraise, fruit vite périssable, est entre 0,750 et 1 d la livre».
Quant au pain et autres «malsouka» et «chorba», la plupart des marchands n'indiquent pas les prix tant ceux-ci sont fluctuants. Les feuilles de brick sont à 0,700 d la douzaine, les prix du pain varient selon les composantes. A part la baguette à 0,200 d, que le consommateur jette à la poubelle après la rupture du jeûne, les autres variétés de pain vont de 0,300 à 1 d, voire plus. Pour ce qui est des fromages, ils sont à 5 d le kg. Les salaisons sont relativement moins chères, même si elles ont subi une légère augmentation au niveau des prix.
Pourtant, selon le ministère du Commerce, l'indice des prix des produits de consommation frais a baissé de 2,1% dans le Grand-Tunis par rapport au début du mois de juin. Une baisse qui s'explique essentiellement par le fléchissement des prix des fruits et légumes et des viandes contre une progression de ceux des œufs et des poissons. Le repli est de 11% par comparaison avec la période ayant précédé le mois de Ramadan.
Avec 320 d par mois, ce qui représente le salaire minimum (le Smig), un Tunisien peut-il vivre ? Payer le loyer, l'électricité, l'eau et remplir son couffin au marché avec le minimum de produits reste laborieux, en dépit de toutes les pressions exercées par le gouvernement pour faire fléchir les prix.


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