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Du club foot à l'entreprise de spectacle
Football, restructuration juridique et rentabilité
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 11 - 2015

L'objectif cherché est l'adaptation à une économie de marché susceptible d'attirer les investisseurs,
la maximalisation du profit, l'investissement extérieur et même la cotation en bourse.
La professionnalisation du football devrait-elle s'accompagner d'un changement du statut juridique des clubs: d'associations à celui de sociétés anonymes?
La problématique consiste à s'interroger sur les conséquences de cette mutation juridique, sur leur développement économique et leur rentabilité. Il s'agit, en fait, de définir l'intérêt et les limites d'une transposition du cadre juridique de l'entreprise vers le secteur du football professionnel.
La persistance des déficits observés dans les budgets des clubs impose une restructuration tant attendue et fortement souhaitée, comme l'impératif de valoriser le club, ajuster le capital, trouver des fonds propres et favoriser la cotation en bourse.
Si on considère le nouveau statut comme une avancée pour le football tunisien, les clubs sont-ils, cependant, suffisamment majeurs pour se comporter comme des entreprises normales?
En dépit du passage au professionnalisme qui a commencé en 1994, les clubs tunisiens n'ont pas jusqu'à aujourd'hui changé leur statut juridique. Ils sont encore, et toujours, gérés par le biais de subventions, à défaut de statut d'association. Et sous forme de prise de participation directe, à défaut de forme juridique.
La vision paternaliste n'a pas disparu. Le désir d'acquérir une plus forte notoriété fait que les acteurs financiers sont présents dans la majeure partie des postes de responsabilité dans les clubs tunisiens. La plupart d'entre eux ont fortement investi dans le football, mais avec une vision hautaine, au point d'agir sur la stratégie sportive.
L'apport de ces hommes est synonyme d'apport en capitaux, mais aussi d'une grande instabilité, à l'image des clubs endettés en dépit de bons résultats sportifs. Certains acteurs, poursuivant un objectif de notoriété ou d'amélioration de leur image de marque lorsqu'ils sont l'objet de scandales, ou que leur enrichissement est lié à des activités peu louables, ont mis en difficulté des clubs qui n'étaient pas endettés auparavant. L'arrivée de ces hommes d'affaires et de fonds presque illimités, essentiellement sur le marché des transferts, a eu pour effet une forte augmentation des prix et des salaires des joueurs. Certains responsables n'ont, cependant, pas cédé à cette folie dépensière. Il y a justement des clubs qui dépensent en une saison plus que le budget annuel de plusieurs clubs réunis pour la même période.
Les revenus des clubs, notamment de Ligue 1, proviennent aussi des subventions municipales, du sponsoring, des droits de télévision, des transferts des joueurs pour certains, et bien que ce ne soit plus le cas aujourd'hui, de la billetterie.
Ce constat est une bonne manière de résumer les profonds changements qui ont eu lieu dans le monde du football.
Evolution ou révolution?
Il faut dire qu'outre la notoriété, un club de football peut être, s'il obtient de bons résultats, un excellent vecteur pour l'image de marque d'une société.
Pour cette raison, et pour tant d'autres, le passage des clubs au statut d'association, l'intégration du football professionnel dans l'économie du marché et la ressemblance de plus en plus forte aux entreprises induisent la nécessité de procéder à une étude des éventuelles évolutions et transformations des lois sportives qui gèrent actuellement le football tunisien.
L'idée de faire bénéficier les clubs d'actionnariat public et privé se fait de plus en pressante. Notamment, une loi qui devrait permettre aux clubs professionnels de pouvoir mieux gérer l'apparition et le développement d'enjeux financiers devenus de plus en plus déterminants, de favoriser une meilleure place à l'économique et de se rapprocher du modèle d'entreprise, avec toutefois les spécificités sportives que tout cela exige.
Les clubs tunisiens sont malades. Ils sont de plus en plus exposés aux turbulences. Les diagnostics des dernières années sont déroutants. Ils connaissent tous des pertes cumulées. Leurs revenus restent liés aux performances réalisés sur le terrain. A moins de posséder une boule de cristal, les responsables de clubs restent dans l'incertitude, alors que les charges fixes sont bien réelles et atteignent des sommets. L'inflation des indemnités des transferts des joueurs plombe de plus en plus les comptes de résultat de chaque année. Certains clubs ont eu recours à l'endettement, faisant le pari d'une équipe compétitive pour augmenter les revenus. Une stratégie de poker, mais certainement pas d'entreprise.
Devant le dépassement du seuil financier traditionnel, qui n'est pas du reste défini par la loi, nous osons dire que les clubs sont aujourd'hui dans l'obligation de créer des sociétés anonymes sportives professionnelles (SASP), un modèle qui a fait ses preuves en Europe et en Amérique du Sud depuis de longues années, tout en conservant la vocation de clubs à statut renforcé.
La modification du code du sport et les nouvelles tendances de management permettront plus de flexibilité aux clubs pour prendre la forme de sociétés anonymes. L'objectif cherché est l'adaptation à une économie de marché susceptible d'attirer les investisseurs, la maximalisation du profit, l'investissement extérieur et même la cotation en bourse.
On peut, d'ailleurs, s'enrichir dans le football. Le changement de statut juridique et la possibilité de participer au capital des clubs attirent aujourd'hui les investisseurs. L'affirmation prête à sourire au regard de l'endettement abyssal des ténors du ballon rond en Tunisie.
Mais dans le but de bien transposer les codes corporatistes dans un environnement encore amateur dans ses pratiques, occasionnant, au passage, plusieurs défaillances et dérives, il importe de définir les types de propriétaires à la tête des clubs, de connaître leurs motivations pour mieux comprendre la politique de formation et de recrutement et la stratégie commerciale.
En tout état de cause, la révolution doit être en marche.


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