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Sahara – Braconnage: Quand des braconniers déciment notre faune !
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 12 - 2020

Le braconnage au Sahara de la part des ressortissants des pays du Golfe est devenu un horrible feuilleton annuel de très mauvais goût, qui suscite un vent de colère et d'inquiétude chez les écologistes, les amis de la nature et les protecteurs de la faune et la flore sauvages.
Le militant écologiste et président de l'Association Tunisie écologie, Abdelmajid Dabbar, annonce le retour en Tunisie des braconniers des pays du Golfe pour chasser, entre autres, des espèces protégées telles que l'outarde (oiseau) et la gazelle dorcas. «Ces braconniers viennent exploiter, encore une fois, ce qui reste de notre faune terrestre dans le Sahara tunisien, sous la bénédiction de notre gouvernement, des partis politiques... et de toutes les autorités concernées... Il n'y a pas que des Qataris qui viennent pour la chasse en Tunisie, mais par contre le gouvernement tunisien, c'est lui le seul responsable pour cette affaire », déclare-t-il à La Presse.
Braconnage...l'épisode 2020
Le protecteur de la faune sauvage du désert tunisien nous raconte que les Mrazig (habitants de la ville de Douz et ses alentours) montent en colère en voyant des voitures de vrais braconniers qataris, accueillis en délégations par nos responsables régionaux et escortés par la Garde nationale pendant les quatre premiers jours puis par la Garde présidentielle. Ces braconniers s'infiltrent en empruntant les sentiers les moins visibles pour échapper aux yeux de nos compatriotes vigilants des régions du sud. Après avoir contacté les premiers responsables dans la région, l'écologiste s'est dit se trouver face à deux versions qui s'opposent; d'un côté, le gouverneur de Tataouine nie avoir donné une seule autorisation pour ces braconniers alors que de l'autre côté, le gouverneur de Kebili déclare qu'ils sont recommandés par les hautes autorités.
«Qui était dans le petit avion au ciel du Sahara de Tataouine le lundi 7 décembre 2020, qui assurait la garde aérienne des braconniers ? Est-ce que la honte de l'hélicoptère rouge utilisé pour rabattre le gibier pour les Qataris dans le Sahara de Tozeur, il y a une année, n'a pas suffi pour montrer la lâcheté de tout un gouvernement d'avoir permis à ces diables sanguinaires de commettre cette première dans le monde, cette faute grave qui est passée dans le silence, sans explication, ni excuse ? Est-ce que le locataire de Carthage peut nous fournir une explication, puisqu'il était au Qatar ? Est-ce innocent d'avoir loué des voitures 4×4 de Hammamet et non de Tozeur ? Qui avait ramené les faucons dans une voiture à la plaque d'immatriculation «RS», ces rapaces redoutables pour la minuscule faune saharienne, à 16 km de la sortie de la ville de Douz pour les remettre au convoi des voitures qataries ? Puisqu'il a été difficile d'amener des faucons depuis Doha ?… ». Autant de questions ont été posées et adressées à nos décideurs, sans pour autant avoir des réponses.
Sur un autre plan, M.Dabbar indique que le massacre de la chasse d'espèces protégées, dont l'outarde Houbara, par des Qataris ne date pas d'hier. Il a toujours alerté sur la présence des braconniers chassant l'outarde dans le Sud tunisien. Mais les sonnettes d'alarme, tirées par les associations écologistes pour faire cesser ce massacre, restent toujours lettre morte.
«De graves atteintes à notre dignité nationale ont été enregistrées au su de tous les gouvernements d'après le 14-Janvier... Sans trêve et sans relâche, les Qataris continuent à piétiner notre territoire dans le désert et le Sahara...Mais nous ne comptons pas baisser les bras… Aujourd'hui, une amertume nationale et une colère règnent chez les écologistes, les amis de la nature et les protecteurs de la faune et la flore pour arrêter la violation du territoire tunisien par ces braconniers qataris, qui viennent exploiter les richesses naturelles nationales chaque saison», affirme-t-il.
Il était une fois...
En matière de protection, de conservation et de gestion de la faune et la chasse, la Tunisie était classée un des meilleurs pays arabes et méditerranéens, ayant une réglementation de la gestion de la chasse par ses textes de loi et son code forestier, et par la vigilance du corps forestier formé dans les grandes écoles. La Tunisie a été, également, félicitée 3 fois par les grandes instances internationales, recevant les médailles de distinction.
Mais, aujourd'hui, la situation a pris un autre tournant : non-respect du règlement, en permettant à des étrangers de s'installer dans le Sahara sans autorisation, infraction à l'ordre fiscal (ces braconniers importent en Tunisie du matériel et des voitures sans autorisation et surtout sans payer les droits de douane puis les gardent dans des dépôts en Tunisie), introduction d'armes dans le territoire tunisien sans déclaration au préalable, non-respect de la loi en matière de conservation de la chasse, en permettent aux braconniers de chasser des espèces protégées par la loi tunisienne, non-respect des conventions internationales, «la convention de Washington et la convention de Rio» ratifiées aussi bien par les pays du Golfe que par la Tunisie, imposant ainsi la protection des espèces animales en voie d'extermination... «Malgré tous les efforts accomplis, ces braconniers des pays du Golfe massacrent, toujours, nos dernières espèces protégées en toute impunité, et sans aucun respect de notre législation ainsi que toutes les conventions internationales... Je n'ai qu'à pleurer ma Tunisie», regrette-t-il.


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