Vient de paraître - «Dictionnaire des féministes: un siècle de féminisme en Tunisie»    Tunisie – Europe du Nord : une coopération stratégique en pleine accélération    Londres : la carte d'identité tunisienne disponible sur place !    Tunisie : 47,8 milliards de dinars encaissés... 70 milliards hors contrôle fiscal    Retraités : retrait des pensions dès 17h aujourd'hui avec la carte "Jirayti" !    L'Union de la femme rejette la proposition de loi sur la retraite anticipée des femmes... pourquoi ?    Titre    Championnat et Coupe de Tunisie : voici le calendrier explosif de fin de saison    Tunisie : face à la hausse des prix, l'Etat dévoile sa stratégie pour le pouvoir d'achat    La nouvelle gamme de lave-vaisselle LG présentée à EuroCucina 2026    Négociation de crise: Entre espoir et désillusion    Transport vers la Foire du livre de Tunis 2026 : la TRANSTU renforce ses navettes vers le Palais des expositions du Kram    Vivez par l'image la commémoration du 40ème du décès de Abderrazak Kéfi    Microsoft Defender suffit sous Windows 11, pas besoin d'installer un anti-virus payant, pourquoi?    Omra 2026 : la date de reprise des visas enfin dévoilée !    Foire Internationale du Livre de Tunis FILT 2026 : le ministère de l'éducation présent avec un stand national    Mars : découverte qui relance la question de la vie    Météo en Tunisie : temps brumeux, pluies sur les régions ouest    Le Japon rend hommage à Bourguiba à Monastir    Bonne nouvelle pour les entrepreneurs : baisse de 50% des frais dès juillet    Mondial 2026 : l'Italie à la place de l'Iran ?    ATB aux côtés de la profession pharmaceutique: un engagement renforcé via le CNOPT    Royaume-Uni: une loi historique contre le tabac    Palais El Abdelliya organise la 4ème édition de l'initiative 'Un monument... et des enfants'    Zouhaïr Ben Amor: L'espèce humaine face à ses propres limites biologiques    Film Michael : Jaafar n'a pas imité, il est devenu le nouveau Michael Jackson dans l'opus hommage    L'Université de la Manouba et la Fondation Tunisie pour le Développement signent un partenariat stratégique    ESS – Espérance : où et quand suivre la finale en direct    Mare Nostrum Voice Festival en Tunisie pour une 3ème édition au Théâtre de l'Opéra de Tunis    Ooredoo Tunisie, sponsor officiel de la 50e édition du festival international de Dougga    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    Neïla Chaabane - Le professeur Sadok Belaïd nous a appris à réfléchir et à questionner la règle de droit    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Environnement | Débarrassez-moi de ces ordures…
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 04 - 2021

La relation des Tunisiens à leurs ordures est faite de hauts et de bas, jalonnée de périodes où le respect de la loi est plus ou moins bien observé, selon l'humeur et les états d'âme de chacun
Depuis quelque temps, on a pu relever un retour en force des ordures et des déchets qui sont partout et qui défigurent le paysage urbain. Là où on passe, on les voit, hideux, tourbillonner dans l'air, dévaler les escaliers ou former un monticule poussiéreux sur les trottoirs, sous les voitures, devant les maisons et les commerces sans pour autant susciter la moindre réaction des piétons et des riverains qui ont fini par s'habituer à ce triste spectacle. Pis, ils y contribuent en sortant leurs poubelles à n'importe quelle heure de la journée, vite éventrées par les chats et les chiens errants. Citons, au passage, l'exemple de cette locataire dans un immeuble de la rue Lafayette qui, lésinant, à descendre deux étages, balance chaque jour sa poubelle par le balcon, sans se soucier que celle-ci n'atterrisse sur la tête d'un passant qui se serait retrouvé malencontreusement au mauvais endroit.
La relation des Tunisiens à leurs ordures est faite de hauts et de bas, jalonnée de périodes où le respect de la loi est plus ou moins bien observé, selon l'humeur et les états d'âme de chacun. Peu soucieux de la propreté de leur quartier ou cité, ils se débarrassent, à tout vent, de leurs déchets dans l'espace public. On les voit tous les jours ces citoyens lambda qui jettent et écrasent leur mégot de cigarette par terre ou qui lancent, sans éprouver aucune gêne, une bouteille, un pot de yaourt ou un mouchoir par la fenêtre de leur voiture. Les mauvaises habitudes ont la peau dure! On y aurait cru pourtant même un instant, que les Tunisiens seraient revenus à de meilleurs sentiments en les voyant, le lendemain de l'investiture du président de la République, sortir et nettoyer les rues de leurs cités, animés par l'espoir d'un avenir meilleur auquel chacun contribuerait à sa façon en apportant sa propre pierre à l'édifice. Mais cela n'aura pas duré longtemps et la magie de ces brefs instants s'estompe vite pour céder la place aux travers qui sont de retour et à l'anarchie et à l'incivilité qui reprennent de plus belle, encouragés par la non- application des textes de loi qui ont échoué à rendre les rues, les quartiers, les villes et les cités plus propres.
Décrets restés dans les tiroirs…
Il y en a eu des textes de loi pourtant. Mais vite tombés dans l'oubli, à l'instar de l'article 2 du décret 433 du 10 avril 2017, qui prévoit des amendes allant de 40 à 60 dinars pour tous les actes portant atteinte à l'environnement et qui sont, désormais, considérés comme des infractions, comme jeter un mégot de cigarette, uriner dans la rue, jeter ses déchets de construction n'importe où, couper ou élaguer les arbres plantés sur le trottoir sans y être autorisé. De bien belles dispositions, depuis, restées dans le tiroir, sans qu'elles aient été appliquées sur le terrain….
A qui la faute ? Il faudrait déjà revenir à la source première, en l'occurence à l'éducation reçue à la maison. Car c'est là où tout commence. Là, où on est censé inculquer aux enfants, dès les premiers pas, la notion de propreté et du respect de l'espace et de l'environnement dans lesquels ils évoluent et ils vivent. A défaut aujourd'hui, de pouvoir appliquer la loi et de réapprendre la propreté à des citoyens pour qui l'acte de jeter par terre est devenu un geste machinal et anodin dont ils ne mesurent pas la portée ni les dommages que cela cause à leur environnement, et face à des communes dépassées, il faudrait impliquer davantage la société civile et l'investir du rôle de veiller à la propreté de l'espace public avant que notre pays ne se transforme en un immense dépotoir à ciel ouvert !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.