Prix stables et gaz disponible : bonne nouvelle pour les familles tunisiennes    Mohamed Dräger arrive en Tunisie pour signer à l'Espérance de Tunis    Santé publique : la bavette recommandée pour limiter la propagation des virus    Temps instable : vents forts et mer très agitée sur plusieurs régions    Les Tunisiens trouveront-ils encore leurs médicaments en pharmacie ?    Trump menace Téhéran et affiche son soutien aux manifestations en Iran    Relations tunisie–union européenne : un nouveau cap pour la diplomatie parlementaire    CAN 2025 : le Maroc en tête des sélections les plus chères en quarts de finale    nouvelair lance sa promo «Janvier magique» avec 30 % de réduction sur l'ensemble de son réseau    CEREALIS : Quand l'innovation et la naturalité réinventent le snacking    BNA BANQUE : La force d'un réseau, la puissance d'une confiance nationale    ESET publie son rapport semestriel de juin à novembre 2025    Pourquoi le Somaliland a choisi Israël : les vraies raisons dévoilées    Jordanie : Tunisiens, risque d'amende de plus de 1 000 dinars si séjour non déclaré    Abdelaziz Ben Mlouka: Tanit d'honneur des JCC    Météo en Tunisie : averses isolées, températures en légère hausse    Où regarder les matchs ? Programme complet du jour avec horaires et diffuseurs    Ben Hassine : 2026 marquera une présence tunisienne renforcée dans les plus grands salons mondiaux    Atlantique Nord : un pétrolier russe capturé par les forces américaines    OIM Tunisie : 8 853 migrants assistés en 2025 dans le cadre du programme d'aide au retour volontaire et à la réintégration    La banane: saveurs, bienfaits, secrets et petites histoires    La Tunisie lance une plateforme numérique pour ses ressortissants au Koweït    Leïla Trabelsi : l'audience pour corruption reportée à février    Le film Palestine 36 d'Annemarie Jacir arrive en Tunisie : un film événement présenté par CineMad (trailer)    Tunisie – vignette automobile 2026 : Comment payer en ligne ?    Lancement du programme d'aide à la publication Abdelwahab Meddeb 2026 par l'IFT    Epson: Innovation, stratégie globale et avenir de l'impression durable    La Tunisie, premier investisseur africain en France, en nombre de projets    Météo en Tunisie : temps froid, chutes des neiges aux hauteurs ouest    Commémoration ce vendredi au CNOM du 40ème jour du décès de Dr Mounira Masmoudi Nabli    De 'Sahar El Layali' à l'Académie d'Art de Carthage : Tamer Habib transmet l'art du scénario à la nouvelle génération tunisienne    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Le ministère de l'Environnement accélère la numérisation des services de délivrance des autorisations    Béja : secousse tellurique de 4,3 ressentie    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    Prix littéraires: une moisson à améliorer (Album photos)    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Epuisement démocratique
Publié dans La Presse de Tunisie le 16 - 06 - 2021

AU service des ambitions politiques depuis 2011, la démocratie se porte mal en Tunisie. Entre progrès et régression, le solde est plus que jamais négatif. Un certain nombre de symptômes confirment cet épuisement démocratique : persistance des violations des droits de l'homme, recours excessif à la violence dans le traitement sécuritaire des mouvements sociaux, déclin, des fois même hémorragie, des partis, paralysie et blocage politiques, faillite du système politique et inadéquation de loi électorale, affaiblissement de l'Etat de droit, stress médiatique épuisant...
Autant de constats qui renvoient à l'incapacité de la plupart des intervenants sur la scène politique à s'identifier aux besoins des citoyens et à l'incompréhension qu'ils ne cessent de manifester face aux revendications sociales.
Retour de manivelle : les Tunisiens portent aujourd'hui un regard désenchanté sur la démocratie. Une exaspération qui s'exprime systématiquement envers les forces politiques. Une grande majorité ne s'identifie plus à un parti politique, comme ça a été le cas en 2011. Le désaveu s'étendrait en quelque sorte par effet de capillarité au système lui-même. Le syndrome de la fatigue démocratique se traduit par une lassitude de tout ce qui a rapport avec la politique. Il risque par conséquent de pousser vers l'abstention ou les votes antisystème.
Alors que l'actualité ne donne pas une belle image de l'action politique, aucun parti ne parvient aujourd'hui à dominer la scène. Est-il encore possible de raviver la verve, l'entrain et la passion de 2011 quand de nouvelles pratiques ont vu le jour et ont contribué à entretenir un malaise auquel on ne semble pas trouver de remède ? Ceux qui n'aiment pas la politique trouvent forcément de quoi conforter leur désintérêt. Et même s'ils ont tort, l'action politique restera en quelque sorte comme la manifestation la plus criante des maladies de l'époque.
La plupart des partis politiques incarnent les genres de dépassements sans frontières, sans règle, sans limites et finalement sans but. Le recours à des méthodes controversées et illicites compromet de plus en plus leur crédibilité. Le problème est que le paysage politique génère tellement d'intérêts qu'il attire les acteurs les plus intrigants et provoque les tentations.
Difficile de ne pas réagir devant le spectacle d'un environnement dans lequel l'excès de zèle domine et semble n'obéir qu'à ses propres règles. Ce n'est pas un blâme, mais c'est un constat qui peut se transformer en règle générale si les bonnes volontés ne réagissent pas. Car dans un contexte aussi défavorable, les hommes politiques ne sont pas toujours prêts à finir avec cette incohérence qui ne cesse de bloquer et de s'opposer à tout ce qui peut sortir le pays du bord du gouffre. L'image du paysage politique telle qu'elle est donnée aujourd'hui dépend beaucoup trop des dérives dans lesquelles il est entraîné et dont beaucoup de partis assument visiblement une grande partie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.