Le Président de la République réitère la nécessite d'ouvrir tous les dossiers liés aux crimes douaniers    Foot mondial (TV/Streaming) : Sur quelles chaînes regarder les matches de mardi ?    Déviation partielle de la circulation au niveau de l'intersection "Ben Daha" à "Ezzahrouni"    Inflation : le gouffre entre le ressenti du Tunisien et les chiffres annoncés !    Abdesalem: Abdelli qui a soutenu Saïed, il goutte aujourd'hui au poison qu'il réservait aux adversaires de Saied    Série de limogeages au ministère du Transport    Monde : Daily Brief 08.08.22 l'ONU appelle à stopper toute attaque "suicidaire" contre des centrales nucléaires en Ukraine    Tunisair : Annulation de 3 vols en provenance de Bamako, faute de carburant    Tunisie : Le radar captera l'utilisation des téléphones et le non-port de la ceinture    Zarzis: Ignorant le public, l'algérien Fayçal Sghaier se retire et refuse de donner le concert ! (Vidéo)    Ghannouchi : Soit la violence… soit le dialogue pour coexister    Recette : Comment trouver une bonne pastèque ?    Tunisie-Référendum: Rejet du recours intenté par Afek Tounès    Lotfi Abdelli: Je suis en danger, et cela peut être c'était mon dernier spectacle (Vidéo)    Ukraine : Poutine aurait la solution, 100 000 soldats nord-coréens surentraînés    Lutte contre la traite humaine : Il y a encore du chemin à faire    Boom de la fibre optique en Algérie !    Référendum : le Tribunal administratif rejette le recours intenté par Afek Tounès    La galerie Saladin expose l'artiste-peintre Luigi Maria De Rubeis : Force et délicatesse    Festival international de Hammamet | Concert de Hamza Namira : Précieux moments de musique et de chant    François Hollande plaide pour une relance du partenariat avec le Maghreb    Grombalia: Les habitants protestent contre la coupure d'eau depuis plus de 3 mois (Audio)    Zouhair Maghzaoui : Ahmed Néjib Chebbi n'est qu'une vitrine pour l'islam politique    Tunisie : Trois morts à Bizerte    L'Iran arrête trois espions du Mossad    Gaza : L'Ukraine solidaire avec Israël    Le Premier ministre japonais effectuera sa 1ere visite en Tunisie et au Maghreb    LG et GOOGLE offrent trois mois d'accès à STADIA PRO    Faire de la Tunisie une plateforme de coopération: Tunisie Japon Afrique    Communauté subsaharienne en Tunisie : Inquiétante flambée du discours raciste    Tribune | Mon message d'Hiroshima    Tunisie: 7,433 millions quintaux de céréales collectés    EXPATRIES | Un trophée pour Belarbi ?    Décès d'un ressortissant tunisien au Canada : Le meurtrier souffrait-il réellement de troubles mentaux ?    Prix au marché municipal de Beja [Vidéo]    Sélections des jeunes : Le temps des grandes réformes    EST | Des recrutements ciblés : L'empreinte de Nabil Maâloul !    Classement WTA : Badosa recolle à Sakkari et passe 3e, Ons Jabeur 5e    Matches amicaux : Le Barça, l'Atletico et la Roma largement vainqueurs    Pourquoi | A propos des horloges    Météo : Le mercure grimpe jusqu'à 42 degrés    Monastir: Sauvetage de 22 migrants clandestins à l'île de Kuriat    Monastir : 22 migrants clandestins sauvés en pleine mer    Ons Jabeur exemptée du premier tour du tournoi de Toronto    Jean-Jacques Ciscardi sort son nouveau live : Beyrouth-Rome vol 770    Foot-Europe: le programme du jour    Le festival de Monastir déprogramme Mokdad Shili à cause de ses propos contre Bourguiba    Wandure is actually a Canadian Dating application That Saves Times by Turning Every on line complement Into a Real-Life Date    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Phosphate et dérivés | Etude stratégique à l'horizon 2040 : Retrouver la place de leader d'un secteur clé de l'économie nationale
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 09 - 2021

Le ministère de l'Industrie, de l'Energie et des Mines se propose de lancer une étude sur le phosphate et dérivés qui consiste à définir les axes et le plan d'action d'une stratégie permettant d'assurer la pérennité et le développement du secteur à l'horizon 2040.
L'objectif de l'étude stratégique est de diagnostiquer la situation actuelle, d'analyser les contraintes et les opportunités en vue d'élaborer un plan d'actions à court, moyen et long termes pour garantir un développement soutenu du secteur dans un contexte international fortement concurrentiel, tout en assurant une responsabilité sociale et environnementale conséquente et conforme aux meilleurs standards internationaux.
L'étude stratégique sera axée sur quatre grands thèmes, à savoir l'analyse du marché du phosphate et des engrais dans le monde à l'horizon 2040, le diagnostic de la situation actuelle du secteur du phosphate tunisien, l'étude de la responsabilité sociale et environnementale RSE des sociétés du secteur et la stratégie de relance et de développement du secteur et l'établissement d'un plan d'action à court, moyen et long termes. L'étude a pour but, également, d'élaborer différents scénarios, de proposer des projections à court, moyen et long termes, prenant en compte les incertitudes relatives à un bon nombre de paramètres. Elle permettra, entre autres, de dégager des pistes d'orientation compatibles à la situation du secteur du phosphate et dérivés en vue d'assurer sa rentabilité, son développement et sa soutenabilité sociale et environnementale, dans un contexte mouvant afin de répondre aux attentes du marché et des parties prenantes du secteur.
L'objectif est aussi d'appréhender la situation actuelle et l'évolution prévisible de la demande de phosphate et de ses dérivés à l'horizon 2040 afin de positionner l'offre actuelle du secteur par rapport aux offres concurrentes et de dégager des opportunités en termes de marchés et de produits à l'avenir.
Diagnostic
L'objectif du diagnostic du secteur du phosphate tunisien qui sera établi dans le cadre de cette étude vise à assister le ministère de l'Industrie, de l'Energie et des Mines à identifier les points forts et les faiblesses du secteur et suivre les progrès accomplis afin de formuler les meilleures options stratégiques.
Ce diagnostic doit couvrir principalement les points suivants : l'évaluation de la part de l'industrie du phosphate et dérivés dans l'économie tunisienne et sa contribution à l'emploi et la formation, la localisation et la présentation des réserves potentielles et certifiées selon les régions, la qualité du phosphate, le classement des réserves par prix de revient... Il s'agit, également, de déterminer la durée de vie et estimer l'évolution des prix de revient d'exploitation des réserves exploitées actuellement.
Concernant la stratégie de relance et de développement du secteur, elle propose des scénarios pour la reprise de la filière phosphate en évaluant les besoins d'investissement à la fois sur le secteur d'exploitation minière et sur le secteur de transformation tout en assurant l'équilibre entre la production et la transformation et en déterminant le besoin en ressources humaines.
Export
L'exploitation minière des phosphates a commencé en 1897 par la Compagnie des Phosphates de Gafsa. Depuis, le phosphate est devenu l'un des secteurs clés de l'économie tunisienne, représentant une part importante du PIB (de l'ordre de 3%) et des recettes d'exportation national (environ 10%) pendant la décennie 2000-2010. Les réserves de phosphate, en Tunisie, s'étalent sur tout le territoire, concentrées essentiellement dans trois bassins : le bassin de Sraouertene au Nord-Ouest, le bassin de Meknessy au centre et le Bassin actif de Gafsa au Sud-Ouest.
Et c'est en 1994, que toutes les sociétés ont fusionné pour créer le Groupe Chimique Tunisien, dont la capacité de transformation est de 6.5 millions de tonnes par an. Une nouvelle usine est en cours de montage à M'dhilla (Gafsa) d'une capacité de production de 360 mille tonnes de TSP/an.
Pour ce qui est de l'export du phosphate marchand, il se fait à partir du port de Sfax ainsi que l'importation du soufre. Le volume d'export avant 2010 était de l'ordre de 15% de la production annuelle vers 15 pays situés en Asie (l'Inde comme principal client dans cette région), en Amérique Latine et en Europe.
L'export du phosphate a été arrêté depuis 2011, suite à la baisse de la production. En ce qui concerne les dérivés du phosphate, l'export se fait à partir de Sfax, Skhira et Gabès.
Les piliers de l'industrie du phosphate
La Tunisie dispose de plusieurs atouts importants dans l'industrie du phosphate. En effet, de grandes réserves de phosphate estimées à 900 millions de tonnes de réserves certaines (selon les services géologiques de la CPG) et de 6 milliards de tonnes de réserves probables selon des recherches antérieures réparties comme suit :
– Le bassin minier : 800 millions de tonnes
Meknassy -Sidi Bouzid : 100 millions de tonnes
NeftaTozeur : 260 millions de tonnes
– Sraourtene – Le Kef : 5000 millions de tonnes
De plus, un emplacement stratégique au cœur des plus grands consommateurs dE phosphate dans le monde : pays européens, pays de l'Amérique latine, Afrique sub-saharienne et Inde, a permis de tisser des liens incontestables avec cette clientèle importante. Par ailleurs, le secteur du phosphate tunisien et dérivés joue un rôle de premier plan sur le marché international à travers la vente de l'acide phosphorique et des engrais phosphatés sur les quatre continents via ses différents canaux de distribution qui varient selon les spécificités de chaque pays (industriels traditionnels, distributeurs, coopératives, traders). Cela,outre la maîtrise de la filière de transformation et des dérivés phosphatés de bonne qualité depuis plus d'une cinquantaine d'années.Pour l'acide phosphorique, par exemple, environ 600.000 tonnes de P2O5 sont exportées vers l'Inde et d'autres marchés de proximité tels que l'Europe, l'Algérie et la Turquie. Et plus de 1 million de tonnes d'acide phosphorique est valorisé et donc transformé en produits chimiques, puis exporté vers des marchés traditionnels et parfois exclusifs. Pour le Triple Super Phosphate (TSP), la Tunisie était le premier exportateur mondial avec des exportations totales allant jusqu'à un million de tonnes et vendant vers des marchés importants tels que l'Iran et le Brésil avec respectivement environ 200.000 tonnes et environ 300.000 tonnes, ce qui représente pour chaque pays 30% de leurs parts de marché. La Tunisie fournit également 50% des besoins du Bangladesh avec environ 300.000 tonnes, et près de 30% des importations européennes qui ne cessent de décliner depuis les dernières réformes de la politique agricole européenne (PAC).
Défis de l'industrie du phosphate
Partant de ce constat, les pouvoirs publics et les acteurs concernés, conscients de l'enjeu actuel que constitue cette ressource naturelle, n'ont cessé de déployer des efforts pour développer et améliorer le positionnement stratégique de ce secteur dans l'économie du pays. L'une des voies privilégiées est la valorisation du phosphate tunisien. Il est à noter que, depuis 2011, le secteur phosphate et dérivés rencontre des baisses d'activités d'extraction et de transformation du phosphate en raison des troubles sociaux et des sit-in fréquents qui sont liés essentiellement aux demandes d'emplois, l'amélioration de l'environnement et au développement. En effet, la production de la Compagnie des Phosphates de Gafsa n'a pas dépassé les 4 millions de tonnes pour une capacité nominale de production de 8 millions de tonnes par an.
Cela a engendré des pannes répétitives dans l'outil d'extraction et le transport du phosphate brut, et la production des unités industrielles du Groupe chimique tunisien et des activités des ports commerciaux. Par conséquent, le secteur phosphatier tunisien n'a pu récupérer sa capacité de production nominale qui n'a pas dépassé les 60% durant ces dernières années et par conséquent le niveau habituel des ventes.Le secteur du phosphate tunisien fait face à des défis majeurs d'ordre social, stratégique et environnemental. Ainsi, l'étude montre que le secteur doit répondre aux demandes sociales croissantes des communautés locales et redémarrer l'activité minière, en créant notamment davantage de cohérence et de transparence dans la gouvernance et dans les mesures mises en place. L'autre défi, et non des moindres, consiste à dynamiser les chantiers stratégiques de la filière phosphate afin de réagir aux mutations profondes de l'industrie de phosphate et retrouver sa place de leader. Enfin, l'industrie du phosphate doit s'aligner avec le droit de la population en un environnement sain et propre. L'enjeu concerne la résolution rapide et définitive de tous les problèmes environnementaux tels que la gestion des rejets industriels aux alentours des zones minières, la gestion du phosphogypse et les répercussions sur l'arrêt de l'activité de transformation...
(Source : ministère de l'industrie, de lInergie et des mines)


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.