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Pour qui sonne le glas ?
CLUB AFRICAIN
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 03 - 2016

Quand une équipe qui aligne des récupérateurs généreux et des attaquants valeureux concède autant de buts, c'est la preuve que le cœur du problème se situe au centre de la faille : la défense.
Les semaines passent, les matches s'enchaînent, les joueurs changent ou sont les mêmes mais rien n'y fait. Le CA est plus que jamais catalogué dans la liste des colosses aux pieds d'argile. Enchaînant les mauvais résultats, les hommes de Rudolf Krol ne s'en sortent pas ou plus. Sauront-ils saisir l'occasion de se relancer face au frère ennemi «sang et or» ? C'est dans leurs cordes. Quoiqu'aussi, les doutes risquent de se faire encore plus grands en cette période d'incertitudes et de spleen à tous les étages du club de Bab Jedid. Défait encore une fois, une fois de plus, le champion sortant confirme encore un peu plus que cette saison (étalée sur différents fronts) ressemble à un long chemin de croix.
Incapable de faire sauter le verrou adverse et surtout de sécuriser ses bases arrière, le CA finit toujours par céder, payer le prix de sa fragilité défensive et de son manque de profondeur dans le jeu. Séduire et s'appliquer ne suffisent pas en football. Il manque à ce CA-là les ficelles du métier, l'infusion défensive et le génie offensif. Les premiers signes de fléchissement ou plutôt d'impuissance ont beau apparaître assez tôt. Ils ne seront pas comptabilisés dans la gestion de l'effectif, intervenu en plein mercato estival.
Rappelez-vous cette prestation au goût d'inachevé face à l'Etoile en Coupe de Tunisie, et bien avant, ce rendement en demi-teinte face aux Cairotes d'Al Ahly en Coupe de la CAF. Coup sur coup, le CA a été sorti de deux compétitions majeures sans par la suite se remettre sérieusement en question pour, à terme, corriger ses imperfections. Les théories ne s'élaborent pas au rabais. Tirer le juste diagnostic exige une appréciation optimale de la situation.
L'intersaison aurait dû servir de révélateur-catalyseur dans ce cas d'espèce, en vain et au grand désarroi de supporters qui ont pourtant compris que l'équipe était déséquilibrée dans ses lignes. Sauf que personne n'a tiré le signal d'alarme et identifié les maillons faibles, là où le bât blesse. Çela saute pourtant aux yeux. Enchaînant la saison en cours par des chocs face à l'EST, l'ESS et le CSS, le CA a joué à armes égales mais a encore montré des signes évidents de fébrilité défensive. Les chiffres font peur et les mathématiques sont cruelles. Le bilan statistique de l'équipe est sans appel avec un nombre effrayant de buts encaissés. Même face à des adversaires de moindre envergure, la défense à plat du CA ne résiste pas. Des ex-divisionnaires qui foulent la pelouse de Radès via une orientation de jeu en 4-5-1 (une seule pointe), et arrivent quand même à transpercer la défense Clubiste à chaque accélération.
Encore heureux que le champion sortant n'ait pas mordu la poussière face à des outsiders aux dents longues. Sauf qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Plus inquiétant que les buts pris, les clubistes présentent une possession de balle inoffensive, voire totalement insignifiante, comme face à Bejaia durant les trois quarts du temps. Le CA est devenu l'équipe qui balance le plus dans le paquet (sauve-qui-peut), mais ce bombardement stérile de la surface ne soutient pas vraiment son infanterie. La plupart du temps, comme entrevu face à l'EST à l'aller, et en dépit de l'équilibre des forces en présence, l'armada «sang et or» s'est montrée bien plus efficace, et s'est fait un malin plaisir à achever un ennemi intime (second but de Mhirsi) qui avait déjà un genou à terre (ouverture du score de Ben Youssef).
Avis de perturbations
En période d'état de grâce, les observateurs louaient les efforts consentis par l'ensemble de l'équipe dans la conquête de la balle. Est-ce la perte de cette vertu qui serait à l'origine de la perméabilité du bloc défensif clubiste ? Ou alors, la défaillance est simplement d'ordre individuel ? Nous sommes tentés de pencher vers la seconde thèse quoique le football soit un sport collectif. Mais n'est pas adepte du football total qui veut.
Il est admis et de notoriété publique que le CA ne dispose plus de piliers défensifs. Le bilan est alarmant et le constat est sans appel. En clair, le CA s'est trompé dans son recrutement. On ne peut même pas parler de renfort quantitatif opéré à l'intersaison n'ayant pas produit l'effet escompté. Car des recrues en défense, il n'y en pratiquement pas eu. Bilel Mohsni a été sondé sans plus. Alaedine Yahia et Syam Ben Youssef pistés en vain.
Le jeune Bouslimi parti, tout comme le Fennec Belkaroui (sans oublier les forfaits de Agrebi et Haddedi revenus sur le tard). Que reste-t-il en stock ? Que du fretin ! L'illustration frappante et cinglante aura été ce repositionnement de Khlil dans l'axe et de Oueslati sur le flanc. Improductif pour résoudre le problème des atermoiements défensifs de la formation clubiste. Rappelez-vous même l'année dernière, un certain Salifu a débuté le derby sur le flanc droit. N'eût été Khelifa qui lui a prêté main-forte, le jeune pivot ghanéen aurait été déstabilisé plus d'une fois.
Cela dit, si les résultats ont été encourageants la saison passée, le constat actuel remet cette défaillance à l'ordre du jour. Quand une équipe qui aligne un trident de récupérateurs et un tandem offensif qui fait son travail concède autant de buts, c'est la preuve que le cœur du problème se situe au centre de la faille : la défense.
Bref, le CA n'arrive plus à colmater les brèches et son arrière-garde vole en éclats. C'est dire combien le technicien batave, Krol, dispose plus que jamais de circonstances atténuantes. Il n'a pas eu le travail de fond de juin-juillet pour modeler sa tactique selon les profils sous la main et les exigences du moment. Il a dû prendre le train en marche et imprimer son style sur un tissu de joueurs incohérents. Rappelons-nous que le coach hollandais a débarqué le jour où le mercato d'hiver s'est achevé. Il a dû composer avec l'existant et il s'est globalement enfoncé. Ensuite, il a opéré par petites touches, tentant d'aider ses hommes à apprivoiser plus en douceur ses idées de jeu et son schéma. Mais de toute évidence, il a été prisonnier de l'état de forme de certains joueurs.
Même le discours martial de Ruud Krol suite aux premiers échecs du CA n'aura été que la première entaille dans la façade du nouveau staff technique. Il a beau manier la carotte et le bâton après avoir pris à partie son groupe à l'entraînement. L'explication en milieu confiné n'ayant visiblement pas suffi, il a enchaîné par une communication plus légère, décontractée, sans aucun impact escompté.
En clair, Krol regrette le manque de précision des joueurs, pas leur engagement. Car récemment, face à l'Etoile du Sahel en championnat à Radès, le CA a séduit mais s'est tout de même fait surprendre. Perdre avec ce niveau de jeu est difficile à accepter. Même si le CA n'a pas fourni une prestation de haut vol, il a tout de même développé un jeu plus consistant, un football plus technique et, par moments, plus inspiré. Pas mal, mais insuffisant. C'est l'enseignement à tirer à quelques jours du choc face à l'EST. Apprendre à gérer et à calculer ses efforts face à un adversaire un tantinet plus fort. Car perdre face au frère ennemi «sang et or» enfoncerait le CA plus profondément encore...


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