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Appels à manifester à l'occasion du 14 janvier: Sous haute tension !
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 01 - 2023

Si ces dernières années les célébrations pour commémorer le 14-Janvier sont devenues ternes au vu de la crise socioéconomique, cette année prend une tournure politique avec des manifestations prévues notamment dans la capitale. Mais comme toujours, une polémique enfle autour de l'organisation de ces marches protestataires et on craint des dérapages et des débordements à la lumière de la tension politique dans le pays.
L'opposition tunisienne dans ses différentes composantes, à savoir le Front de salut et le Parti destourien libre (Pdl), principalement, ont appelé séparément à des manifestations pour contrer le projet ou le processus du 25 juillet conduit par le Chef de l'Etat. Sauf qu'une grande polémique a éclaté lorsque le gouvernorat de Tunis est intervenu pour organiser la situation et délimiter les zones d'action des différents manifestants.
Il faut rappeler que ces manifestations étaient préparées depuis plusieurs semaines et les appels à y prendre part remontent à plusieurs jours. Le bureau exécutif du mouvement Ennahdha a appelé, dans ce sens, tous les Tunisiens à rejoindre l'avenue Habib Bourguiba aujourd'hui samedi 14 janvier pour «mettre un terme au processus du coup d'Etat qui a accaparé tous les pouvoirs et détruit l'économie et le quotidien du peuple en le transformant en une véritable souffrance».
Cet appel s'ajoute à celui du Front de salut national qui avait annoncé l'organisation d'un grand rassemblement à Tunis, à l'occasion du 14 janvier. A l'instar du Front de salut national, le Pôle démocratique moderniste (PDM), le Courant démocrate, Ettakatol, Al Jomhouri et le Parti des travailleurs ont annoncé qu'ils organiseront une manifestation aujourd'hui à partir de 11h00 devant le théâtre municipal de Tunis, en vue de défendre les acquis démocratiques du peuple. L'Union populaire républicaine a appelé, aussi, ses partisans à soutenir tous les mouvements pacifiques qui seront observés le 14 janvier, à l'avenue de la Révolution, et ce, pour défendre les valeurs de la démocratie et protester contre «le coup d'Etat du 25 juillet». Le parti a souligné que la responsabilité nationale exige d'unir les rangs face aux «autorités putschistes qui portent atteinte à l'Etat et à ses institutions».
Pour sa part, le Parti destourien libre a annoncé, dans un communiqué publié lundi 9 janvier, l'organisation d'une marche prévue ce samedi, partant du Tribunal cantonal de Carthage en direction du palais présidentiel. Le parti dirigé par Abir Moussi a mis en garde contre toute entrave à cette marche de protestation, rappelant au passage qu'il n'a pu obtenir aucune autorisation de manifester à l'occasion du 14 janvier en dépit des nombreuses demandes.
Le gouvernorat de Tunis intervient
Sauf que le gouvernorat de Tunis est légitimement intervenu pour organiser tous ces rassemblements et pour éviter tout débordement, étant donné le fait que les manifestants sont issus de différentes couleurs politiques. D'une part, le gouverneur de Tunis, Kamel Fekih, a annoncé avoir rejeté la demande du Front de salut national d'organiser une marche et un rassemblement à Tunis le 14 janvier, et ce, pour avoir déjà accordé une autorisation à cinq partis politiques, à savoir al-Qotb, le Parti des travailleurs, al-Joumhouri, Ettakatol et le Courant démocrate, ainsi qu'à l'Instance nationale pour la défense des libertés et de la démocratie.
«Le Front de salut national pourrait organiser son rassemblement à l'espace Comar, et ce conformément aux dispositions de la loi n°69-4, réglementant les réunions publiques, cortèges, défilés, manifestations et attroupements», lit-on dans une correspondance publiée sur le site du gouvernorat de Tunis. D'autre part, le Parti destourien libre (PDL) a annoncé qu'aucune autorisation de manifester à l'occasion du 14 janvier ne lui était parvenue en dépit des nombreuses relances.
Dénonçant une «atteinte flagrante à son droit de manifester», le parti a fait savoir qu'il marcherait sur Carthage. D'ailleurs, le gouverneur de Tunis a estimé que le comportement de la présidente du parti, Abir Moussi, est «puéril». «La zone de Carthage est une zone sécuritaire, ce que comprennent les personnes qui font de la politique, notamment les partis politiques patriotes : ils savent que c'est une zone sécuritaire où on ne permet pas les manifestations.
C'est une position ferme», a-t-il expliqué. Et de rappeler que Moussi a déposé des demandes de manifester avant au nom du PDL dans cette zone et que ses demandes ont été refusées. «Le travail des partis politiques a ses règles», notant qu'il faut bien choisir le timing et le lieu opportuns. Le Pdl n'a pas baissé les bras, il a lancé un appel urgent au Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme (Hcdh) pour la mise en application des accords internationaux dans le domaine de la protection des droits et libertés de l'Homme et de la lutte contre la discrimination. Le parti politique a profité de l'occasion pour condamner l'oppression opérée par le gouverneur de Tunis qui œuvre sans contrôle ainsi que les entraves illégales du pouvoir aux activités du parti, notamment les interdictions répétées de ses marches et manifestations.
Gare aux dérapages
Autant dire que les décisions du gouverneur de Tunis n'ont pas plu aux différents partis politiques. Ils dénoncent d'ailleurs un choix arbitraire, voire un parti pris au profit du processus du 25 juillet. Sauf qu'indépendamment des couleurs politiques, une organisation sécuritaire s'avère nécessaire pour éviter tout débordement qui, au vu de la tension politique et de la crise socio-économique, pourrait coûter très cher à la Tunisie. Il faut rappeler que le Président de la République a, à maintes reprises, prévenu contre des plans visant à semer le trouble dans le pays. D'ailleurs, sa dernière réunion de haut niveau a été interprétée dans ce contexte.
En tout cas, le ministère de l'Intérieur a appelé les différentes parties autorisées à organiser leurs manifestations pacifiques à l'avenue Habib-Bourguiba de Tunis aujourd'hui à respecter les circuits et horaires fixés et à assumer leur responsabilité d'encadrer leurs sympathisants afin d'éviter les affrontements et l'échange de violences entre manifestants.
Le département a expliqué que les manifestations pacifiques sont autorisées à l'avenue Habib-Bourguiba, avec des circuits et horaires prédéfinis et selon l'ordre de dépôt des demandes et leurs destinations de manière à garantir les droits et libertés en même temps que le respect de l'ordre public. Il a mis en garde contre les appels à ne pas respecter l'obligation d'avoir une autorisation de manifester, à franchir le circuit de la manifestation ou encore à provoquer des altercations avec les forces de sécurité en y impliquant enfants et personnes âgées. Khalil J


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