Jalel Tebib à la tête de la TIA    Lancement de l'application ''koffti'' l'approche du Ramadan    L'or recule face à la hausse du dollar et aux attentes sur la Fed    Un réseau social pour les agents IA : le phénomène Moltbook.com    Rym Ghachem : première femme à diriger la Fédération maghrébine des médecins    Météo : une accalmie de courte durée avant le retour des perturbations    Washington–Téhéran : conditions israéliennes, signaux militaires américains et espoirs prudents de négociation    Comment et où regarder en direct le match Simba SC – Espérance de Tunis aujourd'hui ?    Boulakbèche bat le record et décroche l'argent à Luxembourg    Décès de l'actrice de'' Home Alone''    Match Tunisie vs Egypte : où regarder la finale de la CAN Handball 2026 ce 31 janvier?    Interpellation de Sani Sener, l'ancien patron de TAV à cause de l'aéroport d'Enfidha    Virus Nipah : l'OMS rassure mais appelle à la vigilance mondiale    La selle et le cavalier de Mohamed Laroussi El Métoui: Une nouvelle traduite par Tahar Bekri    Mohamed Ali ben Hafsia – Ooredoo Tunisie : Avec Jendoubi, Ooredoo soutient la Tunisie vers l'or et la fierté olympique    Nouvelair lance une offre exclusive dédiée à son programme de fidélité Jasmin    L'Université de Sfax et l'Université algérienne Abbes Laghrour Khenchela signent une convention de coopération    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    Dry January : un mois sans alcool face au déni tunisien    The Aviator Institute rejoint le réseau Airbus et positionne la Tunisie comme hub de formation aéronautique    Météo en Tunisie : Des vents forts à très forts attendus dans la plupart des régions    Mahindra Tunisie lance le nouveau 3XO: Une nouvelle référence dans le segment des SUV compacts    70 ans de relations Tunisie–Allemagne : Elisabeth Wolbers trace les perspectives d'une coopération renforcée    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Maledh Marrakchi - IA en 2026: D'après Stanford, l'heure des comptes a sonné    Match Tunisie vs Algérie : où regarder la demi-finale de la CAN Handball 2026    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Météo en Tunisie : temps pluvieux au nord    Le Forum Chokri Belaid des Arts se déroule dans sa 9ème édition du 1er au 7 février 2026    Rapport entre monde de la recherche et monde de la pratique: La recherche collaborative    Le cirque Paparouni s'installe à Carthage durant les vacances scolaires et présente Jungle Book    D'où vient un trésor historique découvert à Houaria ?    Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques - Journée d'étude sur la protection des données personnelles : Mercredi 28 janvier 2026, faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Inondations : Kaïs Saïed appelle à des mesures concrètes et à une mobilisation nationale    Vagues géantes à Nabeul : des vestiges antiques dévoilés après les tempêtes    Baker Ben Fredj revient avec l'exposition 'Le Reste' à la galerie Archivart après 20 ans d'absence    Kais Saied reçoit l'ambassadrice de Pologne à l'occasion de la fin de sa mission en Tunisie    Justice : trois ans et demi de prison pour Borhan Bsaies et Mourad Zeghidi    Document – Le discours-évènement du Premier ministre canadien Mark Carney à Davos : privilégier les valeurs, face à la domination    Tahar Bekri: Saule majeur    Penser le futur par le passé: Carthage antique et le boomerang colonial dans la géopolitique du Groenland    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Professeur Amor Toumi: Père de la pharmacie et du médicament en Tunisie    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Face à une situation surréaliste qui dépasse ses 250 salariés : Snipe-La Presse, plus vivante que jamais
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 03 - 2023

Doit-on punir Snipe-La Presse pour avoir subi, d'ailleurs comme tous les autres médias publics, les travers et les infortunes d'une conjoncture tout aussi contraignante qu'impérieuse ? Ceux qui préconisent cette démarche, ceux qui prétendent, aujourd'hui, « veiller aux deniers publics » sont tout simplement coupés de la réalité.
Peut-on vraiment imaginer le paysage médiatique sans Snipe-La Presse ? Si la presse écrite continue encore à préserver une bonne partie de ses lecteurs, si elle continue à résister aux aléas d'un nouvel ordre médiatique, Snipe-La Presse, éditrice des deux quotidiens La Presse en français et Al-Sahafa Al-Yaoum en arabe et avec tout son personnel, poursuit son combat de la manière la plus engagée et la plus responsable. Elle n'a rien perdu de sa ferveur. Elle n'a rien perdu de son aura. Elle honore toujours le paysage médiatique et l'entoure de son aura. Elle donne encore des ailes à un secteur que certains croyaient, par méconnaissance ou par excès de jugement, révolu. Sa place sur la scène est toujours aussi prépondérante, pour ne pas dire déterminante. Et c'est pour cela qu'elle préserve encore et toujours la confiance et la certitude de ses fidèles lecteurs.
Et c'est aussi pour la même raison que l'on n'accepte pas, et que l'on ne permettra jamais à ceux qui veulent dénuder notre entreprise de son vrai rôle, de sa crédibilité et même de son charme.
Alors vraiment, doit-on punir Snipe-La Presse pour avoir subi, d'ailleurs comme tous les autres médias publics, les travers et les infortunes d'une conjoncture tout aussi contraignante qu'impérieuse ? Ceux qui préconisent cette démarche, ceux qui prétendent, aujourd'hui, « veiller aux deniers publics » sont tout simplement coupés de la réalité.
La majorité des entreprises médiatiques, pour ne pas dire toutes, sont à la peine au niveau financier. Elles sont fortement endettées. Face à cette contrainte qui s'accumule, de nombreuses entreprises médiatiques ne parviennent plus à assumer leurs engagements. Elles voient leurs dettes partir à la hausse. Les déficits se creusent de plus en plus. Le surendettement fait peser un risque de crise systémique de tout le paysage.
Beaucoup à craindre, mais davantage à espérer
Alors quels moyens et quel recours pour sortir de l'ornière ?
Pareille interrogation ne date pas d'aujourd'hui, mais la réponse est toujours simple : il est plus que nécessaire d'enclencher un véritable débat sur la situation économique et financière des médias publics, couverts de dettes et faisant face à des charges qui dépassent de loin leurs moyens. La logique et l'efficacité, liées à un véritable plan de sauvetage, sont une alternative plus que jamais indispensable. Mais il faudrait commencer par en finir avec les effets d'annonce, cibler les véritables causes, du reste bien connues.
Dans le même temps, il serait insensé de s'en prendre aux salaires. La retenue des primes spécifiques d'un travail accompli, que ce soit dimanche ou la nuit, enfreint les dispositions légales telles qu'énoncées dans la Convention collective. Elle montre que les initiateurs de cette décision ne connaissent pas, et n'avaient pas aussi cherché à connaître, la nature et le monde du travail journalistique. On est ainsi entré dans une contre-évaluation : priver un journaliste, un fonctionnaire ou un ouvrier d'être rémunéré pour un travail accompli. L'émolument, pourtant pierre angulaire du Code du travail, est ainsi compromis, bafoué.
C'est pour cela que l'on aurait besoin d'un autre regard, d'une autre vision et d'autres considérations pour étudier la situation de Snipe-La Presse, dans toutes ses composantes. Ses défauts, mais aussi ses atouts et ses qualités. C'est assurément cette réalité, assez spécifique, que certains refusent de voir.
Concevoir et éditer un journal coûtent, comme tout le monde le sait, très cher. Et pour tirer un média vers le haut, il faut dépenser. Mais la quasi-totalité des journaux ne s'en sortent plus, même avec un contenu et une ligne éditoriale irréprochables. Dans les coulisses, se cache un état financier fragile en pleine dérive. Ce n'est donc ni plus ni moins que la déstabilisation qui menace des entreprises dont les efforts et le rendement aussi exceptionnels soient-ils ne suffisent pas à éponger les déficits et les dettes. L'on sait que Snipe-La Presse passe par des moments difficiles, mais l'on est convaincu que jamais ses hommes et ses femmes ne lésineront sur les efforts pour que leur entreprise reste vivante, intacte, pure et inaltérée. Ils continueront à passer au-devant le sens du devoir et de l'exemplarité. Il faut avoir y travaillé et vécu des moments forts pour comprendre comment elle fonctionne. En dépit des problèmes, d'ailleurs rencontrés et subis par tous les médias, et non seulement publics, il n'y a jamais eu de fissure dans sa fondation.
Certes, nous avons aujourd'hui beaucoup à craindre, mais aussi et surtout davantage à espérer.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.