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Changer de stratégie pour mieux exporter le bio
Matinales de l'export du Cepex
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 10 - 2016

Alors que le marché mondial des produits biologiques est en nette et constante croissance, les exportateurs tunisiens, appuyés par les organismes de l'Etat, doivent changer de stratégie notamment en matière de marketing pour renforcer leurs ventes dans les marchés dits traditionnels et pouvoir en gagner de nouveaux à l'instar de la Chine et de la Russie.
Le marché mondial des produits biologiques a généré, en 2014, près de 80 milliards de dollars américains contre seulement 15 milliards de dollars en 1990. Le marché mondial des produits biologiques compte 1,9 million d'exploitations agricoles certifiées biologiques dans 164 pays dont la Tunisie avec 2987 exploitants agricoles biologiques et 66 exportateurs de produits bio.
La Tunisie a accompli d'importants progrès dans ce secteur depuis la fin des années 90, se hissant ainsi au deuxième rang des pays africains exportateurs. Les produits biologiques que notre pays exporte vont vers 30 pays répartis sur les cinq continents. Les exportateurs tunisiens expédient 48 mille tonnes de produits bio pour 345 millions de dinars dont 235 millions de dinars huile d'olive et 40 millions de dinars de dattes. Les autres 70 millions de dinars proviennent des fruits, légumes, produits halieutiques et des plantes médicinales.
D'après certains experts, dont Michel Reynaud, vice-président d'ECOcert SA, présent récemment à une Matinale du Cepex dédiée à l'export des produits biologiques, affirme que le marché mondial qui connaît une croissance constante a atteint en 2014 une valeur de ventes de 80 milliards de dollars. Dans son intervention, Reynaud a indiqué que les Etats-Unis et l'Europe demeurent les leaders de la consommation biologique, avec respectivement 43% et 38%, alors que de nouveaux marchés émergent avec un grand potentiel de consommation tels que la Chine et la Russie.
Sur le plus grand marché, les Etats-Unis, la Tunisie se classe troisième en termes de vente d'huile d'olive bio avec 12%, des 150 millions de dollars américains que représente ce débouché, après l'Italie et l'Espagne, respectivement premier et deuxième.
Régularité en quantité
et en qualité
La présidente-directrice générale du Cepex, Mme Aziza Hatira, a, pour sa part, insisté sur l'importance de la croissance de la demande en produits bio «ce qui représente une grande opportunité pour de nombreux agriculteurs, ainsi que pour les petites et moyennes entreprises tunisiennes». Evoquant la notoriété internationale de certains produits bio et de terroir tunisiens, Harissa, huile d'olive, dattes et autres, la responsable est revenue sur la tendance des consommateurs européens et leur demande qui est la plus intéressante pour les produits bio. Dans ce sens, la responsable a souligné, à l'instar de certains connaisseurs du marché européen, l'importance de l'engagement à approvisionner les grandes surfaces européennes de manière régulière. Des espaces qui, notamment en France et en Allemagne, premiers marchés de la zone, assurent la vente de 45% des produits bio. «La Tunisie est le deuxième fournisseur de l'Union européenne en huile d'olive bio, dattes et plantes aromatiques. Le marché mondial des produits bio a généré en 2014 près de 80 milliards de dollars américains. La part de la France y est de 5 milliards de dollars, montant qui peut atteindre les 7,5 milliards de dollars en 2016. Alors que celle de l'Allemagne s'est élevée à 8,3 milliards de dollars en 2014. D'énormes potentiels demeurent encore inexploités et le secteur des produits biologiques est aujourd'hui en plein développement grâce à une prise de conscience au niveau de la consommation des produits alimentaires et un penchant vers le naturel», a-t-elle enchaîné.
Pour sa part, Samia Mâamar, directrice générale de l'Agriculture biologique au ministère de l'Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, a mis en exergue l'importance du produit bio en matière de santé, de développement durable et en matière d'écologie, outre le volet commercial. Aussi, a-t-elle insisté sur les enjeux de commercialisation de ces produits et de l'adoption de nouvelles stratégies pour promouvoir le bio tunisien avec toutes les étapes techniques à effectuer pour certifier les produits tunisiens afin qu'ils soient compétitifs et répondent aux exigences de la demande mondiale pour pouvoir conquérir le marché européen et les marchés émergents. Elle a mis l'accent sur le potentiel existant pour les produits tunisiens qu'elle quantifie à dix fois le volume actuel. Cependant, elle a indiqué que la certification est un processus important pour aboutir à ces fins avec toute la partie contrôle — traçabilité, ainsi que la transparence. Selon elle, le fait que la Tunisie soit l'unique pays africain et arabe ayant bénéficié de la reconnaissance d'équivalence avec l'Union européenne pour la reconnaissance, reconduit en juin 2015 pour une durée indéterminée, est le fruit d'un grand travail de l'administration tunisienne. Aussi, la Tunisie bénéficie-t-elle également de la reconnaissance d'équivalence avec la Suisse, et ce, depuis 2011.
Le volet marketing et communication en relation avec la stratégie à l'export a été, quant à lui, relevé par Dr Sameh Amara, directeur adjoint des études et des analyses relevant de la direction de Mme Mâamar. L'organisation du secteur s'avère complexe avec une multitude d'acteurs qui gèrent 180 produits biologiques et des unités de transformation certifiées en bio, des unités d'importation, d'un certain nombre d'exportateurs, etc. Elle a signalé l'existence d'un arsenal juridique complet couvrant tous les niveaux de production, contrôle, certification, et autres, à côté d'un grand nombre d'organismes qui entrent dans les différentes étapes mentionnées outre les nouvelles expériences lancées pour promouvoir les produits bio. Amara a souligné qu'il faut préserver les acquis en termes de crédibilité, et améliorer certains autres facteurs dont notamment l'image du produit bio tunisien, le chiffre d'affaires et l'accès aux marchés. Cela nécessite tout un travail pour répertorier les différentes filières et considérer le degré de structuration de certaines branches laquelle structuration reste un maillon faible. «Il faut faire en sorte à ce que le produit tunisien soit disponible en qualité et en continu !», a-t-elle conclu.
Par ailleurs, la maîtrise des chaînes de distribution dans les pays ciblés reste l'un des défis majeurs des produits bio tunisiens, et ce, notamment dans les pays émergents à l'instar de la Chine...


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