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La mémoire retrouvée
Les journées cinématographiques de Carthage 2016
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 10 - 2016

Pour la première fois, les JCC rendent hommage aux comédiennes pionnières du cinéma tunisien.
La Fondation tunisienne femmes et mémoire (Ftfm) est une association fondée par Ilhem Abdelkafi, en juin 2015. Elle a pour mission de faire connaître et de réhabiliter la présence active des Tunisiennes à travers l'histoire et sous ses formes les plus diverses.
A l'intiative de cette association et en partenariat avec les Journées cinématographiques de Carthage, une section parallèle intitulée «Femmes et Mémoire» a été créée. Elle a pour objectif de faire connaître et de réhabiliter les différents apports artistiques des femmes à travers l'histoire du cinéma tunisien.
«Ce dernier rappelons-le, est né avec l'apparition de deux films de fiction "Zohra" sorti en 1922 et «Aïn El Ghazal, la fille de Carthage» en 1924 du réalisateur Albert Samama Chikli dans lesquels sa fille Haydée Samama Chikli obtient le rôle-titre, dit Noura Borsali, coordinatrice de Ftfm. Les JCC et la Ftfm commémorent, cette année, le centenaire de la naissance (1906-2016) de celle qui est considérée comme la première actrice du cinéma tunisien et probablement arabe. Lors de cette session 2016, un hommage lui sera rendu ainsi qu'à d'autres comédiennes pionnières du cinéma tunisien, telles que Flifla Chamia, Hassiba Rochdi, Zohra Faïza et Jamila Ourabi. Une exposition et une table ronde réunissant divers protagonistes seront organisées le dimanche 30 octobre pour faire connaître davantage nos femmes artistes. Et un prix portant, pour cette session des JCC 2016, le nom Haydée Samama Chikli, sera consacré par la Fondation tunisienne femmes et mémoire (Ftfm), à la meilleure interprétation féminine des films tunisiens de la compétition officielle».
Pour la première fois de leur histoire, les JCC rendent hommage aux pionnières du cinéma tunisien. Une idée à saluer surtout lorsqu'elle coïncide avec le 50e anniversaire des JCC. Une idée qui peut profiter aux femmes tunisiennes encore minoritaires dans le cinéma tunisien (aussi bien du côté de la réalisation que de la production) parce que c'est en réhabilitant la mémoire qu'un futur solide peut être construit.
«Le cinéma tunisien se doit de sauvegarder et de réhabiliter la mémoire de celles qui, grâce à leur passion et à leur audace, réussirent à s'imposer à l'écran à une époque où le conservatisme social les réduisait à l'espace familial et brimait leurs désirs et leur créativité et où, comme l'écrivait Abdelkrim Gabous, dans son ouvrage «Silence, elles tournent» (Cérès Editions, 1998), «très rares étaient les actrices tunisiennes qui participaient avec de grands rôles», car «la femme tunisienne fut occultée à l'écran, absente dans la post-production, se trouve aussi empêchée, parfois, de voir même les films». Poursuit Noura Borsali. Selon le même auteur, il faudra attendre les films tunisiens tournés entre 1969 et 1975 pour que les réalisateurs tunisiens attribuent les rôles féminins aux mêmes actrices de théâtre, telles que Hassiba Rochdi, Mouna Noureddine, Mongia Taboubi, Saloua Mohamed, Jamila Ourabi, Zohra Faiza, Anissa Lotfi et Samia Mzali. «Ces actrices, note-t-il, vont apparaître au générique d'Oum Abbès, Une si simple histoire, Sous la pluie de l'automne, Les Fellagas, Et demain, Sourakh, Au pays de Tararanni, Sejnane et Omi Traki». L'hommage aura lieu le dimanche 30 octobre, au théâtre El Hamra, de 13h00 à 17h00.
Le programme
Théâtre El Hamra, dimanche 30 octobre, 13h00-19h00
— Exposition : Comédiennes pionnières du cinéma tunisien : Haydée Chikli, Flifla Chamia, Hassiba Rochdi, Jamila Ourabi et Zohra Faïza
— Séance de projection de films animée par Ilhem Abdelkéfi (Ftfm) :
— Albert Samama Chikli, de Mahmoud Ben Mahmoud
— Zohra, de Albert Samama Chikli
— Aïn El Ghazel ou la Fille de Carthage, de Albert Samama Chikli
Extraits de films dans lesquels apparaissent les pionnières
— Un été à La Goulette, de Férid Boughedir
— Anastasia de Bizerte, de Mahmoud Ben Mahmoud
— Le fou de Kairouan de Jean-André Creuzy
— Goha/Goha, de Jacques Baratier
— Hassiba Rochdi, un film de 7mn réalisé par le Festival Hassiba Rochdi, ministère de la Culture
— L'Aube, de Omar Khlifi
Table ronde : comédiennes pionnières du cinéma tunisien, modérée par Noura Borsali (Ftfm)
Participants :
— Jaouida Tamzali Vaughan (fille de Haydée Chikli Tamzali) et Paul Vaughan
— Souad Lasram, fille de sa meilleure amie feu Safia Ben Achour. Témoignage vivant,
— Omar Khlifi, cinéaste et auteur de «Histoire du cinéma tunisien» (STD, 1970)
— Cecilia Cenciarelli, directrice de la Fondazione Cineteca di Bologna, qui dispose des archives filmées et photographiques de Albert Samama Chikli et veille à leur préservation et restauration,
— Mahmoud Ben Mahmoud, cinéaste, réalisateur du film Albert Samama Chikli, Ce merveilleux fou filmant avec ses drôles de machines, (France, Tunisie, 29 minutes, 1996)
— Férid Boughedir, cinéaste
— Mohamed Chellouf, cinéaste-producteur tunisien, organisateur de la manifestation : «Le cinéma au musée» (Sousse, 2015) où un hommage fut rendu au pionnier du cinéma tunisien Albert Samama Chikli (1872-1934)
— Guillemette Mansour, auteur de la monopgraphie intitulée Samama Chikly, un Tunisien à la rencontre du XXe siècle (Simpact Editions, 2000) dont le dernier chapitre «Pionnier du septième art» (236-270) est consacré à Haydée Chikli Tamzali
— Rabaâ Ben Achour Abdelkéfi, universitaire, qui présentera un document inédit, écrit par Haydée Chikli Tamzali et intitulé : «Images perdues. Souvenirs de Tunisie et d'Algérie»
— Nine Moati, auteur du roman Les Belles de Tunis paru en 1983 aux Editions du Seuil et réédité en Tunisie par Cérès Editions en 2011, et dans lequel est évoquée — furtivement — Haydée, l'actrice et l'amie
— Olfa Youssef, universitaire, auteur d'un témoignage de Haydée Chikli Tamzali ainsi que de Jamila Ourabi, publié dans l'ouvrage «Mémoire de femmes. Tunisiennes dans la vie publique 1920-1960», Crédif-Ishmn, Edition Média Com, 1993
— Tahar Melligi, chroniqueur et auteur sur l'histoire artistique en Tunisie
— Morgan Corriou, chercheure, auteure d'études sur le cinéma en période coloniale
— Habib Belaïd, chercheur, auteur d'une étude sur les caravanes cinématographiques
— Ilhem Abdelkéfi, Ftfm
— Neila Mani, Ftfm
— Samia Yazidi, Ftfm.


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