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Billet : Victime de ses choix
Dossier : Maintien de Kasperczak : pour ou contre?
Publié dans La Presse de Tunisie le 06 - 02 - 2017


Par Jalel Mestiri
Autant d'égarement inspire à la fois le sens de l'irresponsabilité et le manquement au devoir !...
On n'est plus censé l'ignorer : il existe aujourd'hui une vraie cassure : Kasperczak est plus que jamais contesté. Il ne jouit plus de la confiance dont a vraiment besoin un sélectionneur. Bien qu'il soit maintenu dans son poste et qu'il n'ait pas hésité à déclarer qu'il y est et qu'il y reste, on ne sait pas s'il est vraiment l'homme de la situation.
Le sélectionneur est aujourd'hui la cible non seulement des opinions qui lui sont souvent hostiles, mais aussi des critiques qui fusent de partout, sans qu'il y ait la moindre réaction de la part de la fédération, et encore moins de lui en personne. L'un des principaux artisans de l'épopée de la CAN 1996 serait-il devenu indésirable? Un petit rappel historique nous indique que depuis la finale de l'Afrique du Sud, il a été souvent incapable de gérer les grandes échéances et les grands tournois. L'opinion publique n'a pas encore oublié les dérapages dans lesquels il était impliqué lors du Mondial de France 98, lorsqu'à défaut de concentration nécessaire pour ce genre d'épreuve, il était absorbé par la négociation de son contrat, ainsi que celui de Clayton, avec Bastia. Tout cela en réponse au refus des responsables de renouveler son contrat avant la Coupe du monde. Le public tunisien ne lui a jamais pardonné cela.
Une chose est aujourd'hui sûre : Kasperczak est victime de ses choix. On a le sentiment même qu'il s'est empêché de viser haut et de voir grand. Ce n'est pas son attitude lors de la CAN, ou encore son incapacité à faire la part des choses qui pourraient redorer son blason, essentiellement avec les choix et la présence de joueurs de plus en plus contestés. Son discours, dans lequel il rejette la responsabilité du revers de la CAN sur les joueurs, est lui aussi compromettant. Comment peut-on encore le voir en confiance avec ses joueurs après les avoir lâchés ? Plus encore : à sa manière, qui nous rappelle ses anciennes prises de position, il s'est totalement désengagé de la responsabilité de ce qui s'est passé au Gabon, qualifiant tous les dérapages, ou presque, comme étant la responsabilité des joueurs !
Il faut dire que depuis quelque temps, on devinait et on voyait son incapacité à installer un esprit de groupe au sein de l'équipe. Les joueurs, qui ne sont pas eux aussi irréprochables, n'arrivaient pas également à exister, à cohabiter. Tout cela n'est pas forcément au goût du grand public. Ici et là, on retenait une véritable inconscience des efforts à faire pour aller tout en haut. La sélection sous la conduite de Kasperczak ne sait pas souffrir. Lui et ses joueurs se laissent aller trop vite. Ils sont dans leur monde, ils se croient plus grands que ce qu'ils sont. Ils n'ont que très peu, sinon jamais, compris qu'il y a encore plein d'autres marches à gravir pour aller encore de l'avant.
Kasperczak a, depuis son retour à la tête de l'équipe de Tunisie, abandonné trop vite l'idée d'aller chercher les meilleurs joueurs. Avec l'âge, on a l'impression qu'il est devenu un sélectionneur ordinaire et au rendement réduit au strict minimum. Il n'en fait pas plus, et encore moins mieux. Si on regarde l'histoire des sélectionneurs qui se sont succédé à travers les différentes étapes, elle montre que ceux qui s'y étaient fortement impliqués, sans abstention et sans réserve, ont le plus souvent fait l'histoire du football tunisien. Tous ceux qui ont dominé leur époque étaient des entraîneurs faits pour s'assumer, et par conséquent pour gagner...
Avec un pareil tempérament, Kasperczak donne l'impression d'être incapable de s'imposer et de se revendiquer comme un sélectionneur réellement averti et vraiment prévenu. Lors de la CAN, il s'est montré incollable sur l'histoire de la sélection, incapable de lui renouveler ses centres d'intérêt au-delà de ce qui existe. Bref de répondre à tout ce que les supporters les plus incisifs appellent de tous leurs vœux.
Au bout du compte, autant d'égarement inspire à la fois le sens de l'irresponsabilité et le manquement au devoir.


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