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A-t-on lu notre histoire ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 04 - 2017

A peine trois jours après la commémoration du décès de Bourguiba, on célèbre celle des martyrs de 1938, il y a maintenant 79 ans. Certes, on ne garde en mémoire que les majeurs immortels de l'Histoire. Or, combien d'hommes, si vaillants et si valeureux, se sont-ils sacrifiés pour donner vie à la mère patrie et rendre gloire et souveraineté à son peuple. Ceux qui sont tombés en martyr sur l'autel de l'Indépendance et de la liberté pour le bonheur du pays ne meurent jamais. Mais souvenons-nous encore des manifestations imposantes qui furent sauvagement réprimées par une machine coloniale aux convoitises démesurées. Ce jour-là, le 9 avril 1938, bien marqué dans les annales, on avait tristement recensé quelque 122 morts et plus de 80 blessés.
Aujourd'hui, nous leur sommes reconnaissants. Devoir de mémoire, en signe d'hommage et de sublime vénération. Mais, une telle célébration annuelle ne semble guère aussi exceptionnelle. Au fil du temps, la fête n'est jamais sortie de l'ordinaire. Connaît-on bien suffisamment notre histoire ? A-t-on besoin de la relire ? Ou de la réécrire, comme l'a, d'ailleurs, déclaré, sans scrupule, Sihem Ben Sedrine, présidente de l'Instance vérité et dignité ? Ses déclarations fracassantes, jugées non innocentes, ont vite suscité une vive polémique autour de l'héritage de Bourguiba, mais aussi face au culte de sa personnalité charismatique, père de la nation. Ainsi on se recueille à la mémoire de nos figures de proue! Dommage. Et si notre présent faisait partie du passé, pourquoi, alors, on ne l'accepte pas ainsi ? Est-ce l'effet de la révolution ? De toutes les manières, il n'y a plus de raison de se laisser aller à l'oubli et au déni. Quitte à se perdre dans un avenir figé et incertain, sans ailes ni racines.
D'autant plus que l'histoire de la nation est dépositaire d'un legs identitaire qui se transmet de génération en génération, l'une passe le flambeau à l'autre. L'histoire, c'est aussi la continuité du temps moderne, où cumule, sans finir, l'imaginaire social des peuples. Le sens évolutif de l'esprit humain! En tout état de cause, tout fait commémoratif s'érige en leçon qui tient à cœur. Plus qu'une leçon imbue de significations, un mode de vie dont il faut s'inspirer, afin de mieux corriger nos fautes d'antan. L'erreur est humaine, dirait-on. Mais, l'essentiel est de savoir en apprendre assez. Car, la vérité pour les uns ne l'est pas forcément pour beaucoup d'autres. Il y a toujours des vérités, à quelques nuances près. Jamais notre histoire n'a été aussi controversée. N'empêche, à nos martyrs, patriotes, militants, on doit une fière chandelle.
Et s'il y a, ces dernières années, un dossier relégué aux calendes grecques, sans être suivi d'effet, c'est bien celui des martyrs et blessés de la révolution. Faute de mieux, on ne voit rien venir, jusque-là. Indemnisations, vérité des faits, justice rendue à leurs familles en détresse, toutes promesses ont volé en éclats. Idem, la liste définitive des victimes n'est pas encore établie. Est-ce de cette manière qu'on commémore nos martyrs ? Pourquoi, alors, un tel dossier traîne-t-il encore ? Points d'interrogation à n'en plus finir. Drôle d'affaire qui tourne au ridicule. Qui pourra raconter ces instants ratés ?


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