Finies les années Issa Hayatou où tout se passe de travers, à commencer par la CAN organisée désormais au mois de juin. A partir de l'édition 2019, la Coupe d'Afrique des nations se déroulera l'été. Elle passera désormais de 16 à 24 équipes qualifiées, au même titre que la Coupe d'Europe des nations. Autre similitude avec la prestigieuse compétition européenne, la CAN aura lieu désormais au mois de juin. Finies donc les années Issa Hayatou où tout se passe de travers, notamment la Coupe d'Afrique des nations qui constituait jusque-là un fardeau pour les joueurs africains qui évoluent dans les clubs européens. Des joueurs africains qui traînaient les pieds quand il s'agissait de venir sur le continent pour disputer la Coupe d'Afrique des nations. Pourtant, ils sont censés être motivés par le fait qu'ils honoraient leurs couleurs nationales, outre la plus-value d'être catalogué international. C'est que le timing de la CAN, qui se déroulait jusque-là entre le mois de janvier et février, gênait surtout les clubs européens qui se trouvaient privés de certains de leurs joueurs-cadres en pleine saison. Certains décideurs européens n'hésitaient pas à mettre la pression sur leurs joueurs afin de les dissuader à aller disputer la CAN. Généralement, c'est sa place au sein de l'équipe que risque de perdre un footballeur africain. C'est pourquoi, on a vu des joueurs qui traînaient les pieds lors des matches officiels pour éviter le risque de se blesser. L'intersaison reprend ses droits... Autre ajustement dans le calendrier et qui intéresse directement les clubs tunisiens concerne les compétitions interclubs. Désormais, la Ligue des champions et la Coupe de la Confédération se dérouleront des mois d'août à mai, ce qui permettra à nos équipes engagées dans ces compétitions d'avoir une intersaison digne de ce nom. Car jusque-là, être engagé en Ligue des champions ou en Coupe de la CAF, c'est prendre le risque de se priver de vacances et surtout, de la période d'intersaison, ô combien indispensable pour reprendre des forces et prendre le temps de préparer la nouvelle saison sur des bases scientifiques, soit trois semaines de repos et six autres réservées à la préparation proprement dite. Les clubs tunisiens et d'Afrique du nord peuvent désormais respirer. Finies les saisons interminables avec les risques de blessures et l'impact négatif de jouer 11 mois sur 12 sur les carrières des footballeurs. L'arbitrage pointé du doigt Durant les années Issa Hayatou, on parlait souvent de l'arbitrage maison. Par ailleurs, le président de la Fédération burkinabé de football n'a pas mâché ses mots lors du symposium de la CAF qualifiant d'honteux l'arbitrage africain. Sur ce dossier, la Confédération africaine de football a pris ses responsabilités. Par le passé, les arbitres qui officient en Afrique sont pris en charge par le pays hôte. Désormais, tout passe par la CAF qui se charge elle-même de l'arbitre et ses assistants, du billet d'avion jusqu'à l'hébergement à l'hôtel. De telles mesures éviteront à l'avenir les risques de corruption. D'ailleurs, on a besoin d'un arbitrage correct si on veut élever le niveau des compétitions interclubs et la CAN elle-même, car il est temps que le football africain gagne en crédibilité. Par ces mesures révolutionnaires, Ahmad Ahmad, le nouveau patron de la CAF, marque sa différence. Il réconcilie surtout le football africain avec son environnement local, mais aussi international. Bref, le football africain se fait peau neuve et voit désormais l'avenir avec un nouveau regard.