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Une symbiose parfaite
Mortadha et Tahar Guizani au Festival international de Sousse
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 08 - 2017

Les airs mélodiques des chansons arrangées subtilement et ingénieusement par le maestro Tahar Guizani interfèrent aussi avec le style populaire, le rythme musical occidental, oriental et le rap tunisien.
Après «Habb El Mlouk», «Khrafa ala Soussa», «Clip+», «Ghalia» et «Tamayourth», Tahar Guizani a trouvé en Mortadha Fettiti le complice idéal pour réaliser un nouveau projet musical. Le jeune chanteur aux capacités vocales mélodieuses et le compositeur chevronné se sont lancés dans un véritable défi pour voir leur œuvre artistique inédite sortir au grand public au bout d'une année de dur labeur.
Puisant dans ses diverses chansons tirées de son album «hand-made» (paru en décembre 2016) et interprétées avec fougue et passion, l'artiste Mortadha, accompagné de la troupe de Tahar Guizani et qui s'est produit sur la scène de Sidi Dhaher lors de la soirée du 29 juillet dernier, est un jeune artiste, en quête d'un monde idéal où règnent les valeurs du bien, de la quiétude, de la justice,de la non-discrimination entre les classes sociales,... Cette vie rêvée que tant de philosophes, d'hommes sages et même des politiques ont cherché à concrétiser dans la réalité mais hélas en vain. Et l'on devine, à travers ce répertoire, l'attachement de ce chanteur, compositeur et poète tunisien à ces valeurs, à travers sa chanson : «Ma semmouch klamou», où il semble errer, le cœur blessé, dans un monde étrange et mal équilibré.
Dans son fief et comme un poisson dans l'eau, la vedette du spectacle a rapidement emballé l'assistance toute acquise à sa noble cause. Il a ouvert le bal par son dernier tube «Kif-Kif «qui dénonce toutes les formes de ségrégation sociale, «raciale et régionale». Une entrée en matière qui augurait d'une communion parfaitement réussie entre le public majoritairement jeune et leur nouvelle idole. Aussitôt après, le registre a changé pour dédier un hymne à l'amour avec un joli texte en arabe littéraire intitulé «Melikou El Ichek». Trompettiste et guitariste ont apporté leur cerise au gâteau avec deux beaux solos tout feu tout flammes. Le spectacle montait en puissance et en communion. «Taf–taf», un chant aux apparences banales, a tout simplement électrisé l'ambiance avec son message profondément sincère. L'alternance entre thèmes imprégnés d'engagement et d'autres teintés de romantisme a été le véritable fil conducteur de ce spectacle. A la manière du récit chanté d'«El Jazzia El Hellalia», Morthadha a enchaîné avec une chanson très émouvante «Wachma». Sans refrain, le conteur a mis toute sa verve vocale pour débiter sa trame narrative. Le vieux tube du patrimoine ancestral «Barra wija al jarrjar» a été admirablement entonné dans la même lignée pour émouvoir le public présent. Entre-temps, un air «amazigh» a été fredonné pour donner une dimension hétéroclite au spectacle donné. La fièvre du samedi soir est montée d'un cran avec trois textes en arabe dialectal magistralement chantés par le jeune prodige tunisien au grand bonheur de ses admirateurs, venus en nombre très respectable, apprécier le talent de leur copain de quartier et reprendre en chœur le contenu de son œuvre musicale.
Les airs mélodiques de ses chansons arrangées subtilement et ingénieusement par le maestro Tahar Guizani interfèrent aussi avec le style populaire, le rythme musical occidental et oriental et le rap tunisien. La voix singulière du chanteur au timbre authentique et aux grandes capacités a interprété d'autres chansons dont «Wachma», «Ghorba» et surtout la chanson «Fagri» qui a suscité l'admiration du public et ses applaudissements enthousiastes. Cette chanson traduit la souffrance d'une classe sociale déshéritée et surtout la souffrance des enfants abandonnés, sans toit ni tendresse. Mais ce chanteur a interprété aussi avec brio des chansons d'amour avec passion et une voix remarquablement romantique tout en évoquant ses souvenirs nostalgiques.
La clôture du spectacle a été encore plus délirante avec «Ya chbbaba ya bent el ghaba» qui a mis «Sidi Daher» dans une véritable transe.


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