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«De grandes opportunités communes existent»
Mehdi Ben Abdallah, président de la Chambre tuniso-britannique de Commerce :
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 11 - 2017

Selon vous, Tunisia Investment Forum constitue-t-il une bonne plateforme pour la mobilisation des investisseurs étrangers et essentiellement britanniques ?
Le forum est une excellente opportunité pour les entreprises étrangères pour venir en Tunisie, pour rencontrer les gouvernants, pour en savoir plus sur l'environnement de l'investissement en Tunisie. Ce forum est devenu une institution, une tradition.
En ce qui concerne les Britanniques, ce genre d'événement est évidemment important. Il y a une vingtaine d'entreprises britanniques qui participent. C'est une continuité de ce que nous avons fait depuis quelque temps. Nous avons déjà commencé avec le road-show à Londres en octobre 2016 avec l'ancien ministre du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale. Nous avons fait la promotion du site Tunisie, ce qui a été poursuivi par Tunisia 2020. Dans cet événement, une entreprise britannique s'est engagée pour un investissement dans le secteur hospitalier, dans le sud et le nord du pays.
Peut-on parler actuellement de nouvelles perspectives pour les relations tuniso-britanniques surtout après la levée des restrictions de voyage ?
Nous avons constaté une amélioration des relations tuniso-britanniques avec des allers et retours importants de part et d'autre. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Borris Jhonson est venu deux fois en Tunisie. Il y a un engouement dans les relations. Ceci s'est amélioré évidemment lorsque la Grande-Bretagne a levée sa restriction de voyage sur la Tunisie. C'est un point très important pour les entreprises britanniques et pour le tourisme tunisien, surtout que d'autres pays ont suivi.
Suite à cela, nous avons organisé une mission à Londres. Il y avait là-bas une envie certaine du gouvernement britannique de promouvoir les relations tuniso-britanniques et d'encourager leurs entreprises à venir en Tunisie. Il y a un nombre important d'entreprises britanniques qui nous ont contacté. Notre rôle en tant que chambre ou aussi la FIPA est de les aider à découvrir ce qui se passe.
Il faut également rappeler que le Brexit est un moment très important. Il a le potentiel de créer une opportunité commune. Il a créé un environnement où il y a un intérêt pour les deux pays de travailler ensemble. Il est important pour la Tunisie qui veut diversifier ses partenaires et ses marchés et pour la Grande-Bretagne qui est en train de négocier sa sortie de l'Union Européenne et veut se renforcer à travers les relations bilatérales. Il est donc important pour nous comme institutions, secteur privé, gouvernement, de travailler ensemble pour renforcer cette orientation.
Pensez-vous que la loi sur l'investissement pourrait être un atout pour inciter les entreprises britanniques à renforcer leur présence en Tunisie?
Elle apporte énormément d'avantages surtout dans les secteurs difficiles et les régions intérieures. Mais je dis qu'il y a un déficit de communication. Je dirais que c'est un déficit général. Je pense qu'il est important pour le pays qu'il ait une stratégie de communication claire et aggressive pour marketer le label Tunisie, avec des éléments clairs. Le Code de l'investissement est un outil. Il faut rajouter plus de pragmatisme dans le discours. Les entreprises sont pragmatiques, elles cherchent leurs intérêts et à améliorer son business.
A ce niveau, quels sont les secteurs qui intéressent le plus les investisseurs britanniques ?
Les entreprises britanniques sont encore à la découverte, mais il y a des secteurs d'intérêt qui sont clairs. Nous avons vu une envie d'investir dans le médical. Il ne faut pas aussi oublier que Londres est un centre financier. La Grande-Bretagne peut constituer un partenaire extraordinaire sur ce plan. Le secteur énergétique constitue aussi un secteur d'intérêt, qui malgré son ralentissement reste un secteur stratégique pour les Britanniques.
Le secteur agroalimentaire est également très important, surtout au niveau de la filière de l'huile d'olive. Nous sommes en compétition avec l'Espagne, l'Italie, la Grèce. La Grande-Bretagne qui achetait de ces pays-là de façon presque obligatoire parce qu'il y avait des quotas liés à son adhésion à l'Union européenne, n'aura pas à le faire potentiellement après le Brexit. Cela pourrait être un centre de compétition pour nous. Tout cela doit être exploré. La Grande-Bretagne veut aussi se renforcer en Afrique, il y a des possibilités d'investissements dans le secteur textile, l'industrie automobile et autres.
Pour cela, il est important de mettre en place des commissions sectorielles pour le post-Brexit, avec de vrais techniciens qui travaillent ensemble pour étudier les moyens de développer ces secteurs. Les deux ministres des Affaires étrangères ont parlé de cette possibilité et j'espère que ce sera mis en place très bientôt.
Comment percevez-vous l'impact du projet de la loi de Finances sur l'investissement ?
C'est une équation compliquée. Je comprends parfaitement la situation très complexe pour boucler un budget. Il faut trouver un équilibre. Il ne faut pas réfléchir selon une approche comptable, mais plutôt suivant une approche plus stratégique pour pouvoir renflouer les caisses, tout en encourageant les gens qui travaillent et qui paient leurs impôts. Il est temps d'être très sévère avec ceux qui ne respectent pas les règles. La situation sociale, économique et politique est complexe. Il faut des décisions courageuses, difficiles et des décisions qui sortent du contexte politique.


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