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Un voyage dans un monde parallèle
Art visuel à Sammama
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 11 - 2017

Exposition d'art visuel «Ward & cartouches fel djebel» de Wadi Mhiri et Houda Ghorbel, et «Aseker essghar» au pied du mont Sammama les 25 et 26 novembre.
C'est au beau milieu de Djebel Sammama (Sbeïtla, Kasserine), guettée par les dangers des terroristes ayant élu domicile dans ses entrailles, que l'exposition artistique «Ward & Cartouche 2», installée pendant le mois d'octobre 2016 à l'espace Alain-Nadaud à Gammarth, sera téléportée les 25 et 26 novembre par voie virtuelle dans le décor naturel et magique de Djebel Sammama. Au moyen de casques, manettes, et d'effets sonores, le visiteur est propulsé en pleine exposition, au milieu des œuvres réalisées par le tandem artistique international Wadi Mhiri et Houda Ghorbel, et convertie en 3D par Saphir Prod (Tunisian video games studio) dirigé par Philip Belhassen, lit-on dans un texte de présentation.
«Ward & cartouches fel djebel» sera aussi une occasion pour exposer les œuvres d'enfants de la région «Aseker essghar» (les soldats des enfants) réalisées dans le cadre d'un atelier d'expression plastique qui sera organisé les 18 et 19 novembre et animé par les deux artistes multidisciplinaires indépendants, Wadi Mhiri et Houda Ghorbel, dont les œuvres croisent les genres : installation, vidéo, performance, céramique et architecture de l'espace, guidés tous les deux par l'engagement et la passion pour leur art. L'œuvre de Houda et Wadi interroge le corps humain, la mémoire, le symbolisme des identités et l'impact de la société actuelle dans le vécu ressenti.
Dans cette exposition, les installations, bien que différentes, véhiculent deux messages indissociables; d'une part, elles dénoncent l'atrocité du terrorisme et son inhumanité à travers des sculptures de visages de femmes défigurées, des têtes dénaturées, des cartouches prêtes à se lancer et des bombes en alerte, etc. et, d'autre part, elles apportent des notes d'espoir à travers les fleurs décorant toutes les œuvres.
Ce voyage dans un monde parallèle, similaire au monde réel, se poursuit avec deux installations dressées au pied de la montagne pour jouir du grand espace. Livrées à elles-mêmes, dans le vide naturel, les «pensées canalisées» de Houda Ghorbel sont disposées en forme de cercle et représentent des têtes humaines «normales», altérées ou animalisées, surmontant des canaux noirs sortant de la même source. L'artiste attire l'attention sur la gravité de la pensée unique dont souffre notre société. Pas de place à la tolérance ni à l'ouverture. Une volonté politique ancienne et débridée pour abrutir le peuple et en créer une pâte modelable et malléable facile à manipuler.
Un peu plus à droite, quatre globes, conçus par Wadi Mhiri sont éparpillés et infestés par des cartouches et des bombes. Les tensions se multiplient, sur terre, et les guerres éclatent de toutes parts consumant les humains à travers les ères. Au centre du monde, l'Afrique, le Vieux continent qui n'arrive pas à panser ses blessures. Violé chaque jour et pillé par les hommes et l'abandon de ses fils.
L'ambiance subtile que crée la coexistence de la désolation et de l'espoir constitue une alimentation saine pour les petites âmes du village. Ces enfants portant l'avenir se déclareront protecteurs de leurs écoles et leurs pieds de montagne en utilisant l'art comme message.
Ainsi, un atelier de confection des «petits soldats» ou «Aseker essghar» est organisé les 18 et 19 novembre à l'école primaire «El Wesaya» de Djebel Sammama.
Cet atelier consiste à convertir les épouvantails, fabriqués à l'origine pour faire peur aux oiseaux afin de les éloigner des terres agricoles, en petits soldats invincibles. Ces personnages garderont par la suite le chemin de l'école. Leurs tenues à double face sont constituées de camouflage pour les entrants à l'école et par un tissu fleuri pour les sortants. Le côté défenseur et accueillant subsiste dans chaque petit «askri». Cette chaleur qui caractérise ces gens, mêlée à un sentiment nouveau de méfiance et de nécessité de se défendre et de braver les dangers. La psychologie a changé et l'instinct de survie a pris le dessus.
Cette effervescence au mont Sammama est organisée par Adnen Helali, poète et professeur de français, et fervent amoureux de sa région. A son actif, et en collaboration avec Olfa Rambourg, des dizaines d'évènements, de travaux, de collaborations nationales et internationales dédiés au développement culturel de Djebel Sammama et en particulier aux enfants.


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