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La transparence et les procédures pointées du doigt
Sondage d'Oxford Business Group
Publié dans La Presse de Tunisie le 04 - 02 - 2018

D'après le sondage effectué, 49% des dirigeants de société interrogés ont prévu une croissance du PIB de 2 à 3% au cours des 12 prochains mois à condition de développer davantage les compétences et les ressources
Les résultats d'un sondage (OBG Business Barometer) auprès des dirigeants de sociétés tunisiennes concernant des questions d'ordre économique, notamment le niveau de la transparence, ont été au centre d'une conférence de presse organisée, récemment, par le cabinet Oxford Business Group spécialisé dans la recherche et le consulting des renseignements économiques sur les différents marchés du Moyen-Orient, de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique latine, en association avec le réseau international de cabinets d'audit et de conseil.
A noter que la transparence des procédures administratives et des transactions occupe une place de choix dans le climat des affaires. Les investisseurs étrangers se dirigent vers les pays qui respectent les lois et les réglementations en toute transparence, ce qui garantit leur droit et les incite à lancer leur projet en toute sécurité.
Une croissance de 2 à 3%
Les hommes d'affaires ont donné également leur avis au sujet des compétences disponibles, de l'environnement fiscal, de l'accès aux crédits. Les dirigeants ont répondu également à la question de la croissance du PIB au cours des 12 prochains mois et ont fait une lecture du Plan de développement stratégique (PDS) qui s'étale de 2016 à 2020.
A noter que ladite conférence a été présentée par Jaime Pérez-Seoane de Zunzunegui d'Oxford Business Group, en présence de Dhia Bouzayen, interlocuteur international de Kpmg, Moncef Boussannouga Zammouri, associé principal à Kpmg, Mehdi Ben Abdallah, président de TBCC (Chambre de commerce tuniso-britannique) et directeur général d'Exia, Ibrahim Debache, président d'AHK et P.-d.g. d'Ennakl, Ahmed El Karm, président du directoire d'Amen Bank et président d'Aptbef, Hassène Feki, directeur général de Star Assurances, Nabil Smida, P.-d.g. de Sndp-Agil, Zied Guiga, fondateur de Wallyscar, Sara Masmoudi, présidente de la Cnip et directrice générale de Teriak, et Sabri Ben Guirat, directeur général de la pépinière Mabrouka.
D'après le sondage effectué, 49% des dirigeants des sociétés interrogés ont prévu une croissance du PIB de 2 à 3% au cours des 12 prochains mois à condition de développer davantage les compétences et les ressources. S'agissant du Plan de développement stratégique, 70% des dirigeants estiment que celui-ci est insuffisant ou très insuffisant en tant que moyen apte à relancer l'économie tunisienne. M. Ahmed El Karm a, d'ailleurs, précisé que pour réaliser la relance économique, il est nécessaire de tenir compte de 5 facteurs importants, à savoir ceux qui sont liés à la législation, la privatisation, la décentralisation des activités, la réhabilitation des secteurs, et l'ouverture sur de nouveaux marchés émergents.
Accélérer la réalisation des projets
Il a ajouté que l'Etat est appelé à faciliter les procédures de la législation. C'est une responsabilité politique qui doit être assumée en vue d'accélérer les projets qui ne sont pas encore réalisés. Sans une telle initiative, les investissements publics et privés ne peuvent voir le jour. L'orateur a plaidé, par ailleurs, pour l'encouragement de la privatisation dans le but de dynamiser une économie en berne. Ce n'est pas par hasard que l'Etat a procédé à la privatisation de 103 établissements. Cette question ne doit en aucun cas être une ligne rouge comme certains veulent l'admettre.
M. Ahmed El Karm considère que chaque gouvernorat doit avoir un projet phare pour créer une dynamique socioéconomique dans les régions. La Tunisie doit, en outre, réhabiliter les différents secteurs d'activité pour améliorer leur rendement en tirant profit de la proximité de notre pays de l'Europe qui constitue un vrai avantage comparatif à valoriser. La Tunisie doit, de même, établir des liens de coopération plus prononcés avec les nouvelles puissances économiques comme la Chine et s'ouvrir sur d'autres marchés comme le continent africain qui offre d'importantes opportunités commerciales.
Dans ce même ordre d'idées, Mehdi Ben Abdallah a jugé nécessaire d'assurer le déblocage de l'administration et d'alléger les procédures relatives à l'investissement pour multiplier la création d'entreprises et offrir plus de postes d'emploi. Il s'agit aussi d'effectuer les réformes qui s'imposent dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires.
Simplifier le code des marchés publics
Abondant dans le même sens, Nabil Smida a confirmé le fait que les procédures administratives soient complexes, recommandant de les simplifier et de moderniser l'administration, notamment à travers la simplification du code des marchés publics et la suppression de la bureaucratie et des entraves réglementaires et juridiques qui sont actuellement constatées. D'où la nécessité de stimuler une synergie sous forme de partenariats entre le secteur public et le secteur privé, question de mettre en œuvre de grands projets structurants.
Lors de son intervention, Sabri Ben Guirat a indiqué que le potentiel dont dispose la Tunisie est sous-exploité, ce qui a des impacts négatifs sur notre économie. Il a évoqué aussi les problèmes épineux liés aux ressources hydriques et à la logistique notamment celle qui concerne le transport aérien et maritime, particulièrement le secteur de l'agroalimentaire. Une telle situation fait que la marchandise arrive parfois dans des conditions précaires.
De son côté, Mme Sara Masmoudi a évoqué notamment la question de la transparence qui doit être de mise dans l'économie pour éviter tout problème et tracasserie au niveau des investisseurs et des chefs d'entreprise. En outre, elle n'apprécie pas le changement des ministres à un rythme rapide car cela influe négativement sur cette transparence. Parfois un nouveau ministre efface tout le programme de son prédécesseur pour entamer un nouveau (absence de continuité). L'oratrice a recommandé d'effectuer des réformes sectorielles et d'instaurer un dialogue public-privé dans le cadre d'une concurrence saine.
Transparence à instaurer
Selon Hassène Feki, le manque de vision à moyen et long terme, l'absence d'un plan stratégique et le manque d'exécution des projets pourtant programmés constituent des problèmes majeurs auxquels il faut apporter des solutions dans le cadre de la transparence qui doit être instaurée dans tous le secteurs.
Sur un autre plan, le sondage a permis de collecter les avis des dirigeants au sujet du leadership. Il s'est avéré que 42% des dirigeants pensent que la Tunisie a un grand besoin de leadership avant même les autres besoins comme la recherche et le développement, la vente, la comptabilité, le service à la clientèle ou encore l'administration des affaires. Zied Guiga a souligné, dans ce sens, qu'il faut avoir un leadership au niveau de la prise des décisions politiques en impliquant les chefs d'entreprise dans les responsabilités. Il est nécessaire, parfois, de faire des sacrifices et même d'investir dans des projets risqués ou qui ne sont pas rentables à court terme. La rentabilité de ces projets se fait à moyen et long terme dans le cadre de la globalisation mondiale.
Les dirigeants ont été invité aussi à donner leur avis sur les impôts et l'accès aux crédits. Les réponses ont donné une vision claire sur les attentes des chefs d'entreprises qui ont plaidé pour une révision des politiques fiscales et de la loi de finances 2018 dans le sens d'une baisse des impôts afin d'encourager l'investissement et générer de nouveaux postes d'emploi. Les dirigeants recommandent, par ailleurs, de simplifier le financement bancaire ainsi que les procédures d'octroi d'un crédit tout en baissant le taux d'intérêt considéré par certains comme excessif. Il serait utile aussi d'assurer un accompagnement du promoteur du projet après l'étape de son financement, et ce, pour assurer la réussite de son lancement et garantir sa pérennité. Il ne suffit pas de créer un projet mais de mettre toutes les chances de son côté pour qu'il vive et se développe.
Aussi, 77% des dirigeants interrogés estiment qu'ils ont des attentes positives ou très positives quant aux conditions commerciales locales au cours des 12 prochains mois. Ils estiment que la Tunisie dispose de potentialités énormes à exploiter pour augmenter le taux de croissance et développer davantage l'exportation. Cependant, une volonté politique est requise dans ce domaine pour progresser en évitant autant que faire se peut les restrictions administratives sur les hommes d'affaires. Moyennant la résolution des problèmes en suspens précités, il est possible de réaliser des performances au niveau de la création de projets, des exportations et des recrutements. Pourvu que les autorités publiques prêtent une oreille attentive aux remarques, observations et recommandations des dirigeants d'entreprise.


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