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L'histoire d'un homme
HAMIDA BEN GACEM
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 02 - 2018

Dans cet ouvrage, Hamida Ben Gacem raconte son enfance à Béni Khalled, petit bourg rural, pauvre et fruste certes, mais où régnaient convivialité et solidarité. Dans la rue, un seul habitant avait l'électricité, et un seul avait une radio. Les jeunes se battaient pour une place contre le mur à partir de laquelle ils pourraient entendre de la musique. Ces témoignages d'un temps révolu à eux seuls méritaient d'être publiés.
Il est de ces personnes dont la discrétion relèverait presque du défaut tant elle nous empêche d'apprécier, à leur juste valeur, leurs réalisations. Un défaut qui semble d'ailleurs être la chose la mieux partagée dans cette famille dont les enfants, tous de brillants entrepreneurs dans le domaine social, sportif, ou celui des finances, ne vous confient leurs succès et leurs exploits qu'après un long et indiscret questionnaire.
Hamida Ben Gacem vient de publier un livre, à la demande de ses enfants, et, au départ, pour l'usage exclusif de ses petits-enfants. Ce qui aurait été dommage.
«J'ai écrit ce livre pour que mes enfants, dont certains sont nés et ont vécu à l'étranger, pour mes petits-enfants qui ne connaîtront jamais ce que fut le pays de mon enfance, sachent ce qu'était la Tunisie de l'époque, et la vie que nous y menions. Je pensais aussi, en l'écrivant, leur transmettre certains des grands principes qui ont guidé leur éducation : la sincérité, la confiance, la simplicité de reconnaître que l'on ne sait pas... Mais j'avoue n'avoir jamais pensé à le publier».
Dans cet ouvrage, Hamida Ben Gacem raconte son enfance à Béni Khalled, petit bourg rural, pauvre et fruste certes, mais où régnaient convivialité et solidarité. Dans la rue, un seul habitant avait l'électricité, et un seul avait une radio. Les jeunes se battaient pour une place contre le mur à partir de laquelle ils pourraient entendre de la musique. Ces témoignages d'un temps révolu à eux seuls méritaient d'être publiés.
Un parcours classique le mènera au lycée de Nabeul, puis à celui d'Alaoui et enfin de Sadiki. Puis un hasard heureux lui permet d'obtenir une bourse des Nations unies pour une école d'ingénieur en statistique au Maroc. Ce qui lui permet, dès son retour, d'être recruté par le ministère des Finances où il exercera plusieurs années.
«Jusqu'au jour où un professeur américain, venu faire une étude sur le coût de la santé en Tunisie, me propose de faire un master à Harvard. Bien sûr, je n'avais pas le premier sou nécessaire à cette coûteuse inscription. La Fondation Ford m'a pris en charge, j'ai intégré une formation linguistique et ai été reçu très honorablement à Harvard. Mais de retour à Tunis se posa un grave problème : mon diplôme de Harvard ne bénéficiait pas d'une équivalence. Et ne me servait donc à rien. Il se trouva que Cheikh Zayed était en visite officielle dans notre pays et nous demandait des experts en économie. On me désigna. Je signai pour trois ans et restai... quatorze ans».
Aux Emirats Arabes Unis, Hamida Ben Gacem fut prié d'endosser trois casquettes et de se partager entre trois bureaux : expert économique à Abou Dhabi, conseiller auprès du ministre du plan pour la Fédération des Emirats, et directeur exécutif pour le Fonds monétaire arabe.
«Cela a été un plaisir et un honneur pour moi de collaborer à l'élaboration du premier plan économique et social de la Fédération des Emirats. Il n'y avait pas de statistiques à l'époque : nous avons calculé le PIB pour la première fois».
De retour au pays, il réintègre le ministère des finances en tant que conseiller, se retrouve au sein du noyau des planificateurs, préside la commission économique et financière de l'UMA alors sous présidence tunisienne, puis fait ce que jamais un haut cadre de l'administration ne devrait faire : il se lance dans une entreprise privée.
«Cela s'est soldé par un cuisant échec. Là, j'ai découvert que toutes les qualités d'un bon administrateur n'étaient que défauts pour un entrepreneur».
Sans jamais donner de leçons, Hamida Ben Gacem relate, de façon plaisante et légère, nostalgique et documentée, l'histoire de sa vie, celle de sa ville, et le parcours d'un homme.


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